Résolument tournée vers l’Avenir, la 71e « BRAFA », jusqu’au 01 Février

© « BRAFA »
A Jean-Marie Wynants, pour « Le Soir », Arnaud Costermans, antiquaire & membre de l’organe d’Organisation de la « BRAFA », a confié : « Nous ne voulons pas que ce soit une chasse gardée pour une certaine élite. C’est pourquoi nous organisons toutes sortes de visites guidées, y compris, cette année, pour les enfants. C’est une occasion unique de les initier à l’art, dans un monde où la culture est de plus en plus laissée de côté. On voit bien que ce n’est pas le premier souci de nos responsables politiques. Nous avons donc voulu faire quelque chose à ce propos, en donnant à la « BRAFA » une vraie dimension humaine. »
Béatrice Bourdon, la directrice de la « BRAFA » a confié à Viviane Eeman, pour « Paris-Match » : « Nous avons limité (excepté pour les espaces réservés à la « Delen Private Bank » et à l’invité d’honneur/NDLR) la surface des stands à 120 m2, ce qui est plus agréable et harmonieux ... C’est la première année que nous avons autant d’exposants – ils sont onze (sur 147 galeries, un record, dont 23 nouvelles/NDLR) qui présentent des tableaux anciens. Nous avons, également, une forte représentation en design, notamment le design brésilien, et, enfin, l’art contemporain, le marché de l’art, sans ce dernier, ne fonctionnant plus aujourd’hui … Comme à chaque fois, nous mettons tout en oeuvre pour préserver notre ADN et offrir, à nos visteurs, 5.000 ans d’histoire, dans des secteurs très variés. »
L’aurore boréale, cette année est le thème de la scénographie de la « BRAFA », le tapis de sol – réalisé, à partir de matériaux recyclés, par la société danoise « Ege Carpets » – ayant été dessiné par Nicolas de Liedekerke.
*** Vetting :
Expert en tapisseries anciennes et ancien marchand d’art, Bernard Blondeel – qui a, déjà, exercé à la « TEFAF« , à Maastricht, à la « Biennale des Antiquaires », à Paris, ou encore les « Foires », à Milan et à New York – préside, depuis quatre ans, la « Commission d’Admission des Objets ». Sur le site web de la « BRAFA » (un texte de Louis de Biasin, pour « L’Eventail »), il écrit : « Le vetting est une étape qui tend à garantir un haut niveau de qualité pour les objets présentés à la vente par les galeristes et, de facto, pour la « Foire » elle-même. Il apporte une certaine sécurité aux acheteurs. Le rôle des experts mandatés est de contrôler si la description des objets présentés coïncide à la réalité, examinant donc, attentivement, les documents et le cartel qui les accompagnent et que la galerie fournit pour chacun d’eux. Mais un second rôle consiste aussi à vérifier si l’objet qui sera mis en vente correspond aux critères de qualité que s’est fixés la « BRAFA ». La commission pouvant rejeter une œuvre, notamment pour un tableau présentant une restauration trop importante, un objet abîmé ou resculpté à une époque ultérieure de sa création originelle, … »
« Je rassemble chaque année près de 100 experts internationaux, européens pour la plupart (allemands, belges, britanniques, français, italiens, néerlandais, suisses), accompagnés d’un Australien et d’un ou deux Américains … Répartis au sein de quatorze sections (Moyen Âge, textiles et tapisseries ; Objets d’art du Moyen Âge au XVIIIe
siècle ; Arts ethniques et primitifs ; Arts de l’Asie ; Porcelaine asiatique ; Archéologie ; Céramique européenne ; Orfèvrerie, horlogerie, armes et objets de curiosité ; Livres anciens ; Tableaux du XVe au XVIIIe siècle ; Dessins anciens ; Tableaux et œuvres graphiques du XIXe au XXIe siècle ; Sculptures anciennes et mobilier ; ains que Mobilier du XVIe
au XVIIIe siècle), ces experts s’expriment dans le cadre de leur spécialité … Toute la journée du lundi, dès 9 heures, puis encore le mardi matin, les experts de chaque section arpentent les stands de la « Foire », installés la veille mais momentanément désertés de leurs exposants. Le mardi après-midi, ceux-ci sont réadmis sur leurs stands, découvrent les avis de la commission et peuvent éventuellement faire appel de certaines décisions, en apportant de nouveaux documents ou en étayant leur attribution. »
*** « Delen Private Bank », principal partenaire :
Soulignons l’importante contribution de la « Delen Private Bank », partenaire, depuis vingt ans, de la « Foire », qui, chaque année, nous accueille au sein d’une superbe scénographie, due, en 2026, à Anne-Sophie Delen, qui, passionnée de décoration intérieure, a soigné la présentation – aux côtés d’un mobilier bien choisi et d’objets de design, autour du thème « Résonance dans l’Art moderne belge » – d’une sélection d’art abstrait d’après guerre, prêté par ses quatre musées partenaires : le « KMSKA », d’Antwerpen, le « M Leuven », le « Mu.ZEE’, d’Oostende, & le « Musée de la Photographie », de Mont-sur-Marchienne/Charleroi.
*** « Fondation Roi Baudouin », invitée d’honneur (stand 151) :
© « Fondation Roi Baudouin »
Egalement présente à la « BRAFA » depuis vingt ans, la « Fondation Roi Baudouin » est l’invitée d’honneur, à l’occasion de son 50e anniversaire. Comme l’explique Mélanie Coisne, responsable de la programmation patrimoine et culture :« La mission initiale de la« Fondation », qui était de ‘rendre la société meilleure pour tous’, s’est étendue, puisqu’ayant reçu pour mandat de ‘préserver l’art national et de le rendre accessible à tous‘,mettant en lumière des initiatives philanthropiques. »

Stand 151 © « Fondation Roi Baudouin » © Photo : Olivier Pirard

Sans Titre & « Surface rayée » (Bram Bogaert/1953 & 1962) © « Fondation Roi Baudouin » © Ph. : F. Sebo
Ainsi, leur dossier de presse nous apprend que, récemment, un collectionneur, Thomas Neirynck a fait don d’environ 700 oeuvres, principalement de la peinture abstraite, la « Fondation » comptant, en 2026,154 fonds de mécénat, dédiés aux arts, à la culture et au patrimoine. Allant de pièces archéologiques à l’art moderne, de la dentelle et des bijoux à la peinture et au design, la collection rassemblant, désormais, plus de 29.000 oeuvres et 31 fonds d’archives, toutes les pièces acquises étant confiées, en prêt à long terme, à 103 musées et institutions publiques, afin deles rendre accessibles au grand public.

« Reliquaire du Lait de la Vierge » © « Atelier d’Oignies »/vers 1250 © Photo : Hughes Dubois

« Chouette au Poinçon d’Anvers » (1548-1549) © « Fondation Roi Baudouin » © Photo : Olivier Pirard
Sur son stand, nous découvrons une oeuvre majeure du XVIe siècle : « La Déploration du Christ avec Donateurs » (1553), un panneau monumental (171,5 x 131,5 cm), dû à l’artiste-peintre des anciens Pays-Bas méridionaux, Willem Key (1516-1568) – une acquisition des « Fonds Charles Vreeken » -, qui, dès le jeudi 08 octobre, après l’achèvement de sa restauration, rejoindra les collections permanentes du « M Leuven ». Notons qu’un restaurateur professionnel expliquera le processus de son travail, à l’aide d’un exemple concret, lors de courtes séances, chaque jour, à 11h30, 12h30 et 13h30.
« La Buveuse d’Absinthe » (Léon Spilliaert/1907) © « Fondation Roi Baudouin » © Ph. : O. Pirard
Parmi les oeuvres exposées, notons la « Figurine Papillon » (vers 1900-1903), de Philippe Wolfers (1858-1929) ; le « Reliquaire du Lait de la Vierge » (vers 1250), en améthyste, argent, cuivre & or, de l’ « Atelier d’Oignies » (XIIIe s.) ; « L’Egocentrique 2 » (1968), d’Evelyne Axell (1935-1972) ; « Chouette au poinçon d’Anvers », un hanap (vase à boire en métal, avec pied et couvercle), en argent & en noix de coco (1548-1549) ; le bracelet « Boules des deux Côtés d’un Carré » (1968), de Pol Bury (1922-2005), un « Fauteuil S3 » (1958), pour la « SABENA », d’Alfred Hendrickx (1931-2019) ; & « La buveuse d’Absinthe » (1907), avec ses pupilles tourbillonnant comme des rivières de rêves sombres et obsédants, imprégnés d’absinthe, de Léon Spilliaert (1881-1946), sans oublier la projection, en boucle, du court-métrage d’animation « Pegasus » (1973/8’30), de Raoul Servais (1928-2023), plusieurs dessins sur celluloïd étant exposés.

« Pegasus » (Raoul Servais/1973) © « Fondation Roi Baudouin »
En ce même lieu, les mélomanes se réjouiront de pouvoir écouter – tous les jours, à 12h – une prestation, d’une demi-heure, de musiciens ayant été soutenus par l’un des « Fonds philanthropiques » gérés par la « Fondation Roi Baudouin », alors que quatorze « BRAFA Art Talks » nous seront présentés, quotidiennement, à 14h et/ou 16h. Programme détaillé sur le site web : https://www.brafa.art/fr/art-talks-2025.
*** asbl « Le Palais chinois et des Pays des routes de la Soie » (stand 85) :
Retrouvée en petits morceaux, dans une cave, la maquette du remarquable « Pavillon chinois » (1903-1910) – édifié à la demande du roi Léopold II (1835-1909) – a été superbement restaurée, ayant été créée, vers 1900, à Shanghai, par des artisans locaux, travaillant sous la direction de l’architecte français Alexandre Marcel (1860-1928).

© asbl « Le Palais chinois et des Pays des routes de la Soie » © Photo : Fabien Sebo
Mieux qu’admirer cette maquette, nous sommes invités à voter sur le site web : challengepatrimoine.be, afin que cette asbl remporte le « Challenge Patrimoine » 2026, de l’ « IRPA » (« Institut Royal du Patrimoine Artistique »).
Après trois jours réservés aux collectionneurs & aux professionnels, ainsi que la journée d’ouverture au public, les ventes sont déjà nombreuses, le succès de la 71e « BRAFA » semble déjà assuré.
*** « Klaas Muller » (Lokeren/stand 04), la Galerie du président de la « BRAFA », autrefois installée au « Sablon », à Bruxelles, spécialisée dans les dessins, peintures & sculptures flamandes de la fin du XVIe & du XVIIe siècle, axée tout particulièrement sur Pieter Paul Rubens (1577-1640), son atelier et son école.

« Vieil Homme barbu » (Pieter Paul Rubens/vers 1609) © « Klaas Muller » © Ph. : « BRAFA »
*** « Harold t’Kint de Roodenbeke » (Bruxelles/stand 38), le précédent président de la « Foire », qui se réjouit non seulement de la vente d’une importante huile sur toile de Serge Poliakoff (1900-1969), mais aussi d’avoir séduit une nouvelle génération de collectionneurs, grâce à des œuvres plus accessibles, proposées à moins de 5.000 €, ce qui constitue un signal fort pour la relève.

« Le Nid » © Pierre Alechinsky/1965 © « Harold t’Kint de Roodenbeke » © Ph. : « BRAFA »
*** « Galerie A&R Fleury » (Paris/stand 52), qui a cédé une huile sur toile, « Nuit » (1968), de Maria Helena Vieira da Silva (1908-1992), ainsi qu’un bronze, « Relief japonais » (1959), d’Alicia Penalba (1913-1982).

« Traité des Excitants modernes » © P. Alechinsky/1990 © « A&R Fleury » © Ph. : « BRAFA »
*** « Stone Gallery » (Baarn/stand 05), qui, outre ses fossiles avec poissons, toujours bien présents, nous présentait, en tête de stand, son « Crâne de Rhinoceros laineux », d’origine sibérienne, vieux de 50.000 ans, vendu dès l’ouverture aux collectionneurs & professionnels, le jeudi 22 janvier.

« Crâne de Rhinoceros laineux »/vieux de 50.000 ans © « Stone Gallery » © Ph. : Fabien Sebo
*** « Grusenmeyer-Woliner » (Bruxelles/stand 138), nous présente, notamment, le « Crâne d’un jeune Tricératops » (« Baby Jane »), vieux de 66-68 millions d’années, appartenant à la toute dernière génération de dinosaures, avant leur extinction. découvert, en 1998, dans la célèbre formation de Hell Creek, sise dans le Dakota du Sud, ainsi qu’une sculpture en schiste gris, d’une hauteur de 125 cm, provenant de l’ancienne région du Gandhara (Nord-Ouest du Pakistan), « Hariti, Protectrice bouddhiste des Enfants » (IIIe-IVe siècle), qui, à l’origine était une yakshi, qui dévorait les enfants, pour nourrir sa propre famille nombreuse, avant de se convertir au bouddhisme, devenant leur protectrice.

« Crâne d’un jeune Tricératops »/vieux de 66-68 millions d’années © « Grusenmeyer-Woliner » © Ph. : F. Sebo

« Hariti, Protectrice bouddhiste des Enfants » (IIIe-IVe siècle) © « Grusenmeyer-Woliner » © Ph. : « BRAFA »
*** « Van Pruissen Asian Art » (/stand 18), a fort bien entamé ses ventes, ayant cédé un paravent japonais à six panneaux, avec un envol de corbeaux (1930), créé par Nagai Ikka (1869-1940), ainsi qu’un vase monumental japonais, en bronze, à décor de dragon, datant de la période Meiji (1868-1912), qui sera emporté, par son acheteur, en dehors de l’Europe.
Paravent japonais (Nagai Ikka/1930) © « Van Pruissen Asian Art » © Photo : « BRAFA »
*** « Almine Rech » (stand 94), pour sa première participation à la « BRAFA » nous présente « Crow » (« Corbeau »/ 2021),une sculpture cinétique à taille réelle représentant un corbeau en plein vol, animé par un mécanisme qui crée l’illusion de mouvement tout en restant suspendue, une création de Hans Op de Beeck (°Turnhout/1969), un artiste belge reconnu pour ses installations oniriques & immersives, qui écrivit : « L’atmosphère d’une image ou d’un espace ouvre la voie à un état d’esprit, une expérience, une réflexion. En tant que créateur, mon objectif n’est pas de simuler ou d’imiter littéralement et en couleur le monde tel qu’il est, mais d’évoquer : façonner une ambiance harmonieuse en jouant sur la forme, la couleur et la matière. J’aspire à une fiction visuelle empreinte de sérénité, qui révèle en toute subtilité ce qui se dissimule entre les lignes et sur les surfaces du réel. »

« Crow » © Hans Op de Beeck/2021 © « Almine Rech » © « SABAM » © Ph. : Studio Hans Op de Beeck/2025
*** « Claes Gallery » (Ixelles/stand 41) nous proposait, entre autres, un masque de l’ethnie Dan (début du XXe siècle), incarnant l’idéal de beauté de ce peuple, nous venant de la « Société secrète du Léopard », responsable de l’initiation des jeunes et de la vie rituelle villageoise, dans le Nord-Ouest de la Côte d’Ivoire, ce masque ayant trouvé acquéreur pour 150.000€.

« Masque de l’Ethnie Dan » (début du XXe siècle) « Claes Gallery » © Photo : « BRAFA »

« Masque de l’Ethnie Dan » (début du XXe siècle) © « Claes Gallery » © Photo : Fabien Sebo
*** « Finch & Co » (Bruxelles/stand 19) nous présente, pour son retour à la « BRAFA », une rare « Tête du Bouddha », en
stuc et pigments naturels (IIIe siècle avant notre ère), provenant du Gandhāra, une oeuvre dévoilant la finesse de l’art gréco-bouddhique, où réalisme hellénistique et spiritualité orientale se rencontrent, l’expression sereine et contemplative du visage incarnant l’idéal bouddhiste de paix intérieure & d’équilibre.

« Tête du Bouddha » © « Finch & Co » (Bruxelles/stand 19)
*** « Guy Pieters Gallery » (Knokke-Zoute/stand 108), qui – outre, entre autres, des oeuvres de Karel Appel (1921-2006), Arman (Armand Fernandez/1928-2005), César (César Baldaccini/1921-1998), Christo & Jeanne-Claude (Christo Vladimiroff Javacheff/1935-2020 & Jeanne-Claude Denat de Guillebon/1935-2009), Niki de Saint Phalle (Catherine de Saint-Phalle/1930-2002), Jan Fabre (°Antwerpen/1958) & Jean-Michel Folon (1934-2005) – nous présente « Love is the Higher Power », l’un des trois diptyques de la princesse Delphine de Saxe Gobourg (°Uccle/1968), où, pour la première fois, elle peint on père, le roi Albert II (°Laeken-Bruxelles/1934), la princesse-artiste ayant été accueillie à la « BRAFA », en compagnie de son mari, Jim O’Hare.

« Love is the Higher Power » © Princesse Delphine de Saxe Gobourg © « Guy Pieters Gallery » © Ph. : F. Sebo

La princesse Delphine de Saxe Gobourg & son époux, Jim O’Hare © Photo : Fabien Sebo
*** « Galerie Huberty & Breyne » (Bruxelles &Paris/stand 84), fondée en , par Alain Huberty & Marc Breyne, également présente à Paris, depuis 2020, elle offre à la « BRAFA », depuis plusieurs années, une fort intéressante approche de la bande dessinée, Philippe Geluck (°Bruxelles/1954), le créateur du célèbre « Chat » étant présent sur le stand, ce vendredi 23 janvier. Outre nombre de ses peintures & sculptures, nous découvrons des créations contemporaines de François Avril (°Paris/1961), Dominique Corbasson (1958-2018), Nicolas de Crécy (°Lyon/1966), Jean-Claude Götting (°Paris/ 1963), Agnès Hostache (Milan Jespers (°Bruxelles/1992), Loustal (Jacques de Loustal/°Neuilly-sur-Seine/1956), François Roca (°Lyon/1971) & Fabio Viscogliosi (°Oullins/1965).

« Le Chat » © Philippe Geluck © « Galerie Huberty & Breyne » © Photo : Fabien Sebo

« Le Chat » © Philippe Geluck © « Galerie Huberty & Breyne » © Photo : Fabien Sebo
Au niveau des bandes dessinées, nombre de planches originales nous sont proposées, d’ André Franquin (1924-1997), Jean Graton (1923-2021), Morris (Maurice De Bevere/1923-2001), Hugo Pratt (1927-1995), Jean Roba (1930-2006), Maurice Tillieux (1921-1978), Georges Wolinski (1934-2015), …, & Victor Hubinon (1924-1979), dont nombres d’originaux des aventures de « Buck Danny » sont exposés, dans la Galerie ixelloise d’« Huberty & Breyne », jusqu’au samedi 14 février.

Philippe Geluck, sur le stand de la « Galerie Huberty & Breyne » © Photo : Fabien Sebo
*** « Chambre belge de la Librairie ancienne & moderne » (Bruxelles/stand 131), nous proposant différents types de livres, mais aussi des dessins et/ou gravures de Jérôme Bosch (Jheronimus van Aken/vers 1450-1516), Pieter Breughel l’Ancien (1525-1569) & James Ensor (1860-1949)

© Photo : « Chambre belge de la Librairie ancienne & moderne »
*** « De Jonckheere » (Genève/stand 36), une Galerie spécialisée dans l’étude et la vente de tableaux flamands du XVe au XVIIe siècle. Avec « The Village Lawyer » (1622), Pieter Brueghel le Jeune (1564-1638) a peint, avec sa verve satirique caractéristique, la figure d’un avocat chargé de percevoir la dîme auprès des paysans les plus pauvres. Critique sociale, humour & raffinement pictural sont, ici, rassemblés.

« Le Paiement de la Dîme » (« The Village Lawyer ») (Pieter Brueghel le Jeune/1622) © « De Jonckheere » © Photo : « BRAFA »
*** « Florian Kolhammer » (Vienne/stand 147) nous présente une paire de fauteuils de la IIe exposition de la Sécession viennoise (1898), conçus par Joseph Maria Olbrich & réalisés par Friedrich Otto Schmidt, en chêne massif, laiton et textile, ils faisaient partie, à Vienne, du mobilier d’une « Kunstgewerbezimmer », une pièce dédiée, en 1900, aux arts appliqués, symbole de l’énergie artistique et intellectuelle.

Paire de fauteuils viennois (J. M. Olbrich & F. O. Schmidt/1898) © « Florian Kolhammer » © Ph. : F. Sebo
*** « Galerie Bernard De Leye » (Uccle/stand 149) nous propose un hanap finement ciselé, réalisé à Augsbourg, par le maître orfèvre Melchior Mair (1550-1599).Ce « Cerf » (vers1582–1583) se tient dressé, la tête relevée, tandis que son corps s’ouvre pour former une coupe. Emblématique de l’orfèvrerie maniériste allemande, cet hanap dévoile la virtuosité technique et l’imaginaire naturaliste de la fin du XVIe siècle. Soulignons que cette Galerie a, déjà, vendu un spectaculaire cabinet en ivoire, venant du Sud de l’Allemagne, signé Wilhelm Beuoni Knoll et provenant de la prestigieuse famille noble bavaroise, Weber von Treuenfels.

« Cerf », hanap finement ciselé (Melchior Mair/ fin du XVIe siècle) © « Galerie Bernard De Leye » © Ph. : F. Sebo
*** « Colnaghi » (London/stand 40), fondée en … 1760, met à l’honneur une épichysis à figures rouges, en terre cuite, attribuée au « groupe de Menzies », représentant Hermaphroditos et une femme (Grèce apulienne/vers 330–310 avant notre ère), cette œuvre illustrant, avec finesse, la richesse iconographique et la maîtrise technique des « Ateliers d’Apulie ». Probablement destinée à contenir des huiles ou des parfums précieux, elle se distingue par l’élégance de sa forme et la délicatesse de son décor figuré.

Epichysis à figures rouges, en terre cuite (« groupe de Menzies »/vers 330-310 avant notre ère) © « Colnaghi » © Ph. : « BRAFA »
*** « Jan Muller Antiques » (Gent/stand 27) nous présente, comme principales oeuvres, le « Tryptique avec Crucifixion et Scènes de la Passion », dû à l’ « Ecole néerlandaise » (vers 1500), ainsi que le “Triomphe de l’Eucharistie », richement allégorique, peint par Jacob Jordaens (1593-1678), cette œuvre témoignant de l’influence culturelle de la religion catholique au temps de la Contre-Réforme, où l’art servait de vecteur de persuasion et de
célébration de la foi.

« Tryptique avec Crucifixion et Scènes de la Passion » (« Ecole néerlandaise »/vers 1500) © « Jan Muller Antiques » © Photo : »BRAFA
*** « De Jonckheere » (stand 36), nous propose d’admirer une œuvre majeure de Pieter Brueghel le Jeune (1564-1638) : « Le Paiement de la Dîme » (« The Village Lawyer »/1622), les traits caricaturaux, l’exécution précise et la vivacité des couleurs révèlant toute la virtuosité de Brueghel, capable de conjuguer humour, critique sociale et raffinement pictural.

« Le Paiement de la Dîme » (« The Village Lawyer ») (Pieter Brueghel le Jeune/1622) © « Galerie »
*** « Willow Gallery » (London/stand 104), installée depuis de nombreuses années sur Duke Street, dans le quartier de St James’s, au cœur du marché de l’art londonien, elle nous propose des œuvres datant des années 1870 jusqu’aux années 1980.

« Chevalier d’Henri III » (Bernard Buffet/1998) © « Willow Gallery » © Ph. : « BRAFA »

« Le Moulin de la Galette à Montmartre »/1938 (Maurice Utrillo/1883-1956) © « Willow Galery » (Bruxelles/stand 110) © Ph. : F. Sebo »
*** « Martos Gallery » (New York/stand 128), sise dans le quartier de « Chinatown », elle est spécialisée das les arts contemporains, notamment avec des oeuvres de Keith Haring (1958-1990).

Untitled (Keith Haring/1981) © « Martos Gallery »
*** Carte blanche photographique de Fabien Sebo :

« Miss Martini »/2008 © Mel Ramos (1935–2018) © « Galerie Patrice Trigano » (Paris/stand 117) © Ph. : Fabien Sebo

« Uncle Scrooge »/2001 © Clive Barker (°Liverpool/1952) © « Whitford Fine Art » (Bruxelles/stand 87) © Ph. : Fabien Sebo

« Le Môle du Palazzo delle Prigioni à la Basilica Santa Maria della Salute »/1738 (Michele Marieschi/1710-1743) © « Costermans » (Bruxelles/stand 110) © Photo : F. Sebo

« Venise »

« Etude pour Pénélope »/1945 (Paul Delvaux/1897-1994)
N’oublions pas, particulièrement en cette période trouble, que l’art apporte une lueur d’espoir et de beauté.

© « BRAFA »
Ouverture : le dimanche 25 janvier et du mardi 27 janvier jusqu’au dimanche 01 février, de 11h à 19h (excepté le jeudi 29 janvier, de 11h à 22h). Prix d’entrée (incluant plan du site & liste de tous les exposants) : 35€ (12€, de 16 à 26 ans / 0€, pour les moins de 16 ans). Achats en ligne : https://www.eventpartners9.nl/brafa/Registration/event/tickets. Accès routier : parking C, accessible par la sortie 7A du Ring Ouest & la chaussée Romaine (12€ par voiture/prévente sur www.brussels-expo.com/en/parkings.
Transports en commun : station de métro « Heysel ». Plan du site et liste de tous les exposants en ligne : https://www.brafa.art/en/floorplan-2026. Catalogue en ligne : https://www.brafa.art/fr/online-catalogue. Prix du Catalogue (Ed. « Inni Group »/2026/cartonné/396 p.) : 20€. Contacts : 02/513.48.31 & info@brafa.be. Site Web : https://www.brafa.art/fr.
Yves Calbert.

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