23ème « Festival International Nature-Namur « 

Copyright: Thierry Lebert

Présent à la conférence de presse, René Collin, Ministre régional de la Nature, de la Forêt, de la Ruralité, de l’Agriculture, du Tourisme et du Patrimoine, tint à souligner le rayonnement mondial du « FINN » (« Festival International Nature-Namur »), insistant sur la diversité de sa programmation, tant pour les amateurs que pour les professionnels, le Ministre tenant à déclarer : « votre Festival, ouvert tant aux professionnels qu’aux amateurs, constitue un réel moteur pour sensibiliser au patrimoine naturel, étant, désormais, par son amplitude, ‘the place to be, pour la nature, permettant à l’émotion, succitée à la vision des films et photos, d’être davantage partagée, se décentralisant davantage par ses actions dans l’ensemble de la Wallonie, qui, par ailleurs, vient d’acquérir 1.566 ha de plus de réserves naturelles, aidant ainsi au développement du tourisme en Wallonie, comme le fait votre Festival, notamment au travers de ces nombreuses balades dans notre attachante nature… »

… Mais avant d’évoquer ces balades à la découverte de notre luxuriante nature, notons que, cette année, les « 4 Jours Photos », prendront place du vendredi 19 au lundi 22 octobre, toutes les expositions – extérieures à celles prévues au sein du « Village Nature » du complexe cinématographique jambois d‘ « Acinapolis » – seront exclusivement présentées en divers lieux de la Citadelle, … qui, à cette occasion revétira, la nuit tombée, ses plus jolis atouts…

… De fait, Arnaud Gavroy, l’Echevin namurois de la Citadelle, de l’Eclairage public, de l’Energie, de l’Aménagement du Territoire, de la Géographie urbaine et de la Politique foncière, eut le grand plaisir de nous annoncer que du 20 au 22 octobre, trois nuits durant, jusqu’à 2h du matin, le logo du Festival resplendira au milieu d’un show lumineux féerique.

… Mais revenons à la partie cinématographique du Festival, avec, à Jambes, dans une ou deux salles de l’ « Acinapolis », avec le « Gala d’Ouverture », programmant la projection du film français « La plus belle Ville du Monde » (Frédéric Fougea/2016/90′), le vendredi 13, à 20h, en présence de l’équipe du film, leur long-métrage étant à nouveau programmé, en séance ordinaire, le samedi 14 octobre, à 14h.

Copyright: Franco Limosani

Synopsis : « Imaginez Paris il y a 5000 ans… Une colline, un marais et une grande rivière, sur lesquels régnait un
seigneur des bois… Et puis un jour, les hommes sont venus, ils ont chassé la nature. Pourtant, aujourd’hui, elle
prend sa revanche et réinvestit Paris… Trois mille espèces sauvages viennent y chercher l’amour, le gîte ou le couvert… Comment vivent-ils aujourd’hui à nos côtés… dans la plus belle ville du monde ? … »

Le lendemain, samedi 14, à 20h, ce sont les spectacteurs de deux salles, qui vibreront, simultanément, à la vision de 16 films amateurs, d’une durée allant d’un court-métrage de 1’54 (« Chiripajas », d’0lga Poliektova, Russie, et Jaume Quiles, Espagne, sur une jeune tortue qui vient de naître sur une plage…) à trois réalisations atteignant le maximum autorisé de 5′, retenus pour le « Gala des Films Amateurs », présenté par Caroline Veyt, animatrice à la « RTBF » et Tanguy Dumortier, le Président du Festival, l’un de ces 16 films retenus, sur plus de 300 reçus, nous venant d’Inde : « Les Pêcheurs et leurs Amis » (Ishan Sharma/3’07″/nous présentant « le récit quotidien d’un petit ruisseau au coeur de l’Inde, où coexistent et collaborents les pêcheurs et les oiseaux. D’un côté, les pêcheurs pratiquent leur métier pour générer des moyens de subsistance et de l’autre, des oiseaux sont à l’affût pour obtenir des aliments provenant de la prise des pêcheurs. Ce comportement de l’Homme vers la vie sauvage est un pas vers un anenir durable »). A noter que parmi les films écartés, des envois venaient d’Australie, du Sénégal, … prouvant l’intérêt mondial suscité par ce Festival qui est passé, en 23 ans d’existance, pour les seules projections, de 400 spectateurs, aux « Facultés Notre-Dame de la Paix » (devenues l’ « Université de Namur ») à 35.000 personnes, en 2016, à l’ « Acinapolis », après une escale de quelques années au « Théâtre Royal de Namur ».

… Mais laissons la parole au Président du Jury des Amateurs, le biologiste français Philippe Laforge : « Dans notre monde actuel, où les informations défilent à la vitesse du faucon pèlerin en piqué, où la société de surconsommation génère pollution et stress grandissants, nous éloignant, de jour en jour, d’une vie naturelle, simple, sobre, aux rythmes et équilibres bienfaisants, prendre le temps de se poser devient vital… Et quoi de plus apaisant que d’observer le monde naturel qui nous entoure, de prendre le temps de l’écouter, le regarder, le sentir, le toucher, l’admirer ? »

« Les réalisateurs de films naturalistes font écho à cette approche : ils se sont posés, ont passé des heures, des
mois, parfois des années, à observer, tenter de comprendre et ensuite filmer les innombrables expressions de la vie sur
notre planète. Souvent plus intimistes, plus  personnels aussi que les films professionnels, les courts-métrages amateurs mêlent poésie et fraîcheur des sentiments… »

Copyright: Patrick Jacquet

 

Une semaine plus tard, le samedi 21 octobre, à 20h, Tanguy Dumortier nous présentera le « Gala des Films professionnels », avec, en première partie, la proclamation des lauréats, agrémentée de la projection de larges extraits des films pimés, le « Grand Prix » étant intégralement projeté, en seconde partie.

En matinées et en soirées, quelques 39 films professionnels, sur 182 reçus, nous seront projetés, nous emmenant, au contact de la nature, en mer, sur terre ou dans les airs, sur des îles d’Asie du Sud-Est, aux Bahamas, à Bornéo, au Botswana, au Brésil, au Canada, aux Etats-Unis, en Ethiopie, en Namibie, en Papouasie-Nouvelle Guinée, sur l’île de la Réunion, au Rwanda, au Zimbabwé et dans de nombreux pays européens, un seul film belge ayant été retenu – après avoir été primé une fois en Suisse et à trois reprises aux Etats-Unis, ce qui justie son générique  « Au Royaume d’Athéna » (Robert Heno/2017/ 26′), programmé dans une cinquantaine de Festivals et tourné, durant trois ans, bien plus près de chez nous, en Wallonie, dans le jardin du … réalisateur (qui y avait posé des nichoirs et qui compte réaliser, prochainement, un document sur l’attrait naturel du canal Bruxelles-Charleroi), un citoyen de Marche-en-Famenne, se disant « 300% Wallon » (sic), son film, évoquant la réduction des populations de la Chevêche d’Athéna, un petit rapace menacé de disparition, sachant que quelques gestes simples dans nos espaces verts permettraient d’inverser ce mouvement, préservant cet oiseau dans nos campagnes… Quand à son accompagnement musical, nous le devons à un autre Wallon, Thomas Delbart, compositeur du générique du « Jardin Extraordinaire »

Quant à l’énorme différence avec un film de fiction, donnons la parole à Rémy Marion, le Président du Jury des films professionnels, nous confiant : « L’énorme différence avec un film de fiction, c’est que leurs réalisateurs ne dirigent pas les acteurs. Vous pouvez écrire tous les scripts que vous voulez pour convaincre votre diffuseur, si la nature ne veut pas vous faire de cadeau, il faudra faire autrement, car au final c’est elle qui va décider si oui ou non le film se rapprochera du projet initial. C’est là toute la magie du documentaire animalier… »

… Et comme tout Festival doit bien se terminer un jour, le dimanche 22 octobre, à 20h, la « Soirée de Clôture » nous proposera « Espions en pleine Nature » (John Downer/deux épisodes de 60′ de la « BBC-Worldwide »).

Copyright: Etienne Brunelle

Entretemps, nous aurons pu assister à différentes Soirées thématiques », dont une consacrée au « Jardin Extraordaire », présentée par son animateur, Tanguy Dumortier, le mardi 17, à 20h, avec, au programme, un film inédit hors compétition, « Scandinavie, Terre de Légende » (Tanguy Dumortier & son équipe/2017/30′) et un film en compétition, « L’Ame des Eléphants » (Beverly et Dereck Joubert/2015/50′). Quant aux autres « Soirées thématiques », elles concerneront les « Forêts tropicales » (dimanche 15, à 20h), les « Grands Espaces américains » (lundi 16, à 20h30), les « Photographes » (mercredi 18, à 20h30), le « Grand Froid » (jeudi 19, à 20h), les « Oiseaux » (jeudi 19, à 20h30), l’ « Espagne » (vendredi 20, à 20h) et l’ « Afrique » (vendredi 20, à 20h30), chaque séance présentant deux ou trois films, selon leurs longueurs.

Autre point fort de ce Festival, la demi-journée du « Focus Environnement », le mercredi 18, avec, à 15h, « Le Lac des Pommes ! » (Ljubo Stefanov & Tamara Kotevska/2017/30′) et « Sur la Route des Baleines » (Thierry Gentet/ 2017/ 52′), à 17h, « Frères des Arbres, l’Appel d’un Chef Papou » (Marc Dozier & Luc Marescot/2017/85′), projection suivie d’un fort intéressant débat « Protection et Gestion durable des Forêts primaires », avec les réalisateurs et Mundiya Kepanga, un Chef Papou, ayant offert sa coiffe la plus précieuse au « Musée de l’Homme », à Paris, lui qui, originaire de l’ethnie « Huli », en Papouasie-Nouvelle-Guinée, offre une voix de la forêt posant un regard plein de poésie, d’humour et de philosophie sur la nature et les arbres. Partageant avec nous la prophétie de ses ancêtres, il nous alerte sur la situation de sa forêt primaire et sur le drame de la déforestation. Un message qui nous interroge sur l’avenir de l’Humanité, nous rappelant que nous sommes, tous, … les frères des arbres.

Enfin, à 20h, « Une Suite qui dérange » (Bonni Cohen & John Shenk/2017/100′), avec des caméras suivant Al Gore en coulisses, saisissent des moments publics et privés, drôles et émouvants. Alors que les enjeux n’ont jamais été aussi importants, il défend l’idée que les périls du changement climatique peuvent être surmontés par l’ingéniosité et la passion des hommes, ce long-métrage étant présenté dans le cadre d’une « Soirée du Plan Climat Energie de la Ville de Namur et de l’Université de Namur », la projection étant suivie d’un débat : « Changements climatiques,  quelles actions à mener ? », avec Arnaud Gavroy, dans sa position d’Echevin de l’Energie, et de Didier  Goetghebeur, directeur de l’ « Institut de Conseil et d’Etudes en Développement durable », le modérateur étant Tanguy Dumortier.

Quant au « DNF », il nous propose, exclusivement sur réservation (http://environnement.wallonie.be/ColloqueDNF16octobre),                                                                                  son traditionnel colloque, centré, cette année, sur l’ « Impact du Changement climatique mondial sur la Forêt wallonne », le lundi 16, de 13h30 à 18h, avec, à 20h, la projection du long-métrage, déjà cité, « Frères des Arbres, l’Appel d’un Chef Papou ».

Toujours en rapport avec les forêts tropicales, le dimanche 15, à 11h, Jorge Camilo Valenzuela, jeune réalisateur du Chili, nous présentera une conférence (entrée gratuite) révélant les difficultés des quatre mois de tournage (humidité, chaleur, sangsues, poids du matériel, terrain accidenté, …) de son film « Au Coeur de la Vie sauvage à Bornéo » (2015/ 51′), projeté le soir même, à 20h, lors de la « Soirée Forêts Tropicales ».

A ne pas oublier, non plus, un imposant programme de 27 « Balades Nature », du vendredi 13 au dimanche 22, essentiellement à pied, mais aussi en vélo, voir, incluant de l’escalade (avec, ici, du matériel fourni par « Le Club Alpin Belge »), le programme complet détaillé figurant à cette adresse informatique : http://docs.wixstatic.com/ugd/8c65ed_8747dcbf782c4a0c9d6eb219577e1e77.pdf,                                                ce programme, édité sur papier, étant gracieusement disponible à l’accueil de l’ « Acinapolis », où le « Village Nature » et ses expositions photos n’attendront que notre visite, sans bourse délier.

… Si nous reviendrons, bien sûr, sur l’ensemble des 34 expositions de photographies, laissons la parole, fort à propos, à Maxime Prévot, le Bourgmestre de Namur : « Que dire des décors savamment disposés et qui font de l’ ‘Acinapolis’ le deuxième ‘Théâtre de Verdure’ namurois (le premier étant à la Citadelle, ndlr) ? Que dire également, des photos exposées qui nous démontrent, à l’envi, que la nature est une véritable symphonie de couleurs et de sons qu’il convient d’admirer et protéger avec respect ? Car c’est bien là tout l’enjeu, le véritable objectif d’un tel Festival étant émerveiller pour sensibiliser… »

… Et comme le déclarait René Collin : « Notre nature se doit être accesible pour tous » ! …

Yves Calbert.

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