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Noël liégeois à Cologne #wallonie #liege #allemagne

"Marché de Noël de la Cathédrale"©"Kölner Weihnachtsmarktgesellschaft mbH"

« Marché de Noël de la Cathédrale »© »Kölner Weihnachtsmarktgesellschaft mbH »

 Ville jumelée, depuis 1958, avec Liège (Lüttich), Köln (Cologne, ville … française de 1801 à 1814) célèbre le Noël liégeois (après ceux de Barcelone, en 2012, Lille, en 2013, et Turin, en 2014), au travers de ses 7 « Marchés de Noël », de son 20ème « Chemin des Crèches de Cologne », dont l’une des 131 stations se situe au sein du « Spanischer Bau », bâtiment moderne de l’Hôtel de Ville, situé en face d’une tour gothique aux 128 personnages sculptés.

 

En ce lieu, bien à l’abri des intempéries hivernales, nous découvrons une exposition, sous l’appellation « Die Christgeburt (« La Naissance du Christ »), l’Art de la Crèche à Liège », une crèche – de grandes dimensions, ayant pour cadre le Vieux Liège – ayant été réalisée par Michel Vincent, un collectionneur-artisan liégeois, qui a, également, prêté d’autres crèches (dont une nous venant de Toscane), des personnages de Noël (comme ceux, en biscuit de porcelaine, originaires de l’ex-Tchécoslovaquie, ou des fèves des rois, fabriquées en Allemagne, en 1890, avant d »être utilisées à Liège) et divers objets (dont un « petit Jésus » du 17ème siècle, provenant de l’ancien « Carmel » liégeois). Occupant tout un mur latéral, la crèche du « Théâtre Tchantchès » se devait d’être, aussi, présentée aux citoyens de Cologne et aux touristes parcourant le « Chemin des Crèches de Cologne ».

 

Autre point fort de ce « Noël des Villes jumelées », la « Maison belge », qui, ce dernier vendredi 04 décembre, accueillait Michel Azaïs, le barde du « Village de Noël » de Liège, chantant en wallon, et les marionnettes du « Théâtre Tchantchès », offrant leur 1ère représentation en langue française de « Li Naissance », avec, pour vedettes, Tchantchès et Nanesse, … de bonnes gaufres de Liège ayant été offertes aux spectateurs. En vitrines, jusqu’au 06 janvier, à la veille de la fermeture définitive de la « Maison belge », un photographe liégeois, Jim Sumkay, propose un diaporama de ses photographies en noir-et-blanc du « Village de Noël » de Liège. Egalement exposées, dans le cadre du « Chemin des Crèches de Cologne », 2 crèches, l’une originaire des Flandres et l’autre des Hautes Fagnes.

 

Nous retrouvons nos valeureux liégeois, Tchantchès et Nanesse, au sein de l’immense crèche du « Marché de Noël des Anges » (« Markt der Angel »), le plus ancien de Cologne, ayant accueilli 1.400.000 vissiteurs en 2014, où ils cotoyent leurs collègues locaux, Hänneschen (« petit Jean ») et Bärbelchen (« petite Barbara »), principaux personnages du « Théâtre Hänneschen », fondé en 1802. Cette place, « Neumarkt », particulièrement féerique en soirées, grâce au millier d’étoiles lumineuses qui décorent les arbres entourant les 96 chalets, dont le haut des façades est finement sculpté, le plus souvent avec la représentation d’anges, bien sûr… Et, avec un peu de chance, nous pourrons nous prendre en « selfie » aux côtés d’un des anges, en chair et en os, qui déambulent parmi les larges allées de cet accueillant marché de Noël, où nous pouvons tester une spécialité locale: les « Kartoffelpuffers » (portion de pommes de terre râpées passées à a friture et accompagnées de compote de pommes).

 

Le « Marché de Noël de la Cathédrale » (« Weihnachtsmarkt am Kölner Dom ») nous offre, quant à lui, le plus haut sapin (25 m) de la ville, au pied duquel un podium a accueilli, le 04 décembre – parmi une centaine de spectacles proposés, gratuitement, jusqu’au 23 décembre -, le barde liégeois, Michel Azaïs, qui eut pour challenge de faire chanter les spectateurs allemands en wallon de Liège. Sur ce marché de Noël, l’un des plus visités d’Europe (avec ses 2 millions de visiteurs, en 2014), nous pouvons goûter une spécialité de Noël, du « grünkohl mit kohllwurst » (choux vert avec saucisse aux choux) ou du saumon frais, fumé à la finlandaise (une spécialité fort appréciée, importée par une famille allemande, qui refuse formellement l’utilisation de saumon d’élevage), sans oublier d’y admirer la « Crèche de la Ville de Cologne ». Parmi ses personnages sculptés (à l’échelle 1/1), nous apercevons la « Reine de Sabah », que nous retrouvons aux côtés du « Roi Salomon », sur un vitrail de la cathédrale gothique, aux côtés du « Roi Salomon ». Construit au 13ème siècle, ce haut lieu de culte, inscrit, depuis 1996, sur la liste du patrimoine mondial de l’ « UNESCO », abrite une châsse des rois mages, ainsi appelée, car étant supposée contenir quelques unes de leur reliques. Son âme de bois est recouverte d’or, d’argent, de cuivre, d’émaux et de pierres précieuses. Enfin, libre à chacun d’emprunter les 533 marches de la 2ème plus haute église d’Allemagne (157 m).

Autre église, autre crèche, celles de Sainte-Colombe (« Sankt Kolumba »), construite en 980 et détruite par les bombardements alliés, en 1945, 262 raids aériens ayant anéanti 95% du centre historique de Cologne. Au coeur de ce qui n’est plus qu’une chapelle – dont l’accès est gratuit -, intégrée dans un musée, se trouve la seule statue ayant survécu à la seconde guerre mondiale, celle que l’on appelle, désormais, la « Vierge aux Ruines ». Sur le côté, nous découvrons le travail de Lita Mertens (1879-1974), qui, dans les années ’50, se rendit à Paris, afin de choisir de fines étoffes, destinées à habiller les personnages en bois de sa crèche de Noël, particulièrement typique, puisque évoluant de l’annonciation à la fuite en Egypte. A noter que les quelques pans de murs préservés sont intégrés, depuis 2007, à la façade du « Musée Kolumba », musée diocésain de l’archevêché de Cologne, une brillante réalisation, où le gothique s’intègre au contemporain, de l’architecte suisse Peter Zumthor (°1943).

 

Pour les patineurs sur glace et les adeptes du curling, jusqu’au 06 janvier 2016, rendez-vous sur la place « Heumarkt », au « Marché de Noël des Heinzelmännchen », ces petits lutins zélés qui, selon la légende, nettoyaient les maisons, durant la nuit, jusqu’au moment où, surpris par des habitants, ils disparurent à jamais. Leurs effigies, sculptées en bois, se retrouvent sur les superbes portes d’accès ou suspendus à plusieurs mâts. Outre qu’une passerelle en bois l’enjambe, l’originalité de la patinoire est qu’elle tourne, notamment, autour d’une statue équestre de Frédéric-Guillaume IV (1796-1861), qui, en sa qualité de Roi de Prusse, régna sur Cologne de 1815 à 1848.

 

Sur la « Rudolfplatz », devant le château de « Hahnentorburg », Saint-Nicolas vient à la rencontre de Père Noël, au sein du « Marché de Noël de Saint-Nicolas », où l’on trouve, à l’image de nos « cougnous » de Noël, des « cougnous » en formes de St.-Nicolas… Et à Cologne, contrairement à certains, aux Pays-Bas ou en Belgique, il n’est pas question d’y contester la présence du « père fouettard »! …

 

Evoquons, encore, le « Marché de Noël du Port » (« Kölner Hafen-Weihnachtsmarkt »), à l’ambiance maritime, un long stand en bois en forme de trois mâts étant présent aux côtés de nombreux stands en toiles blanches, alors que des « pirates » se chargent de l’animation pour les enfants, des produits gustatifs de la mer étant présentés, comme à Oostende, mais, ici, en bordure du Rhin. A noter, enfin, que ce marché de Noël se situe entre le « Musée du Chocolat » et le « Musée des Sports et de l’Olympisme ».

 

Tous ces marchés sont ouverts 7 jours sur 7, de 11h. à 21h., jusqu’au 23 décembre, sauf pour la patinoire qui reste ouverte jusqu’au 06 janvier 2016, certains marché, certains jours, ouvrant dès 10h. ou fermant à 22h. Pour plus de précisions, consultez:  http://www.allemagnevoyage.com/villes/Cologne/colognenoel.html#HA4O7WsCbJxKZ4tc.99.

 

… Mais avant ou après Cologne, n’oublions pas de consacrer un peu de votre temps sur les différents sites du 29ème « Village de Noël » de Liège (cfr. http://www.villagedenoel.be), profitant de son nouveau petit train, de sa patinoire, de son golf miniature, des ses nombreux chalets, offrant moult possibilités de cadeaux, de superbes boules de Noël artisanales en provenance de Pologne, sans oublier, bien sûr, ses délicieux produits gustatifs, des huîtres au foie gras, en passant par des fondues valaisanes, des tartiflettes au fromage de Chimay » (ces 2 spécialités se retrouvant,chacune, à l’intérieur de leurs propres chalets) ou des 1/2 camemberts aux lardons, arrosés de « pèkets » de toutes couleurs, de vins chauds aromatisés, de flûtes de »bulles », d’apéritifs et digestifs brésiliens, croates, italiens, scandinaves ou autres. Bon appétit et à votre santé!

 

Yves Calbert.

 

 

 

 

 

 

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