Antonio Lapone, à la « Galerie Champaka », au Sablon. #art #bruxelles #culture

Lapone dédicace
Jusqu’au 11 avril, venez admirer l’esthétique épurée et le sens inné de la composition d’Antonio Lapone (°Turin/1970/ www.laponeart.blogspot.be), lauréat du « Prix FNAC » (1999), digne descendant des tenants de la nouvelle ligne claire, inventée dans les années ’80, autour du style « Atome ». Déjà présent chez « Champaka »-Sablon, en septembre 2012, avec « Sentiers nocturnes », ce brillant dessinateur italien nous revient, en ce même lieu (rue Ernest Allard, 27) avec sa nouvelle expo-vente « The New Frontier ».
Qu’elles soient réalisées en acrylique sur toile, comme « Panorama sur Giza », « Last Train to Giza » (2 toiles de 80 x 100 cm/2014/3300€ chacune) et « Nefertiti in White » (80 x 80 cm/2014/3000€) ou à l’encre et lavis, telle « Panorame sur Giza in Black and White » (42 x 59,5 cm/2014/1200€), ses créations donnent assurément envie de voyager. Avez-vous séjourné plusieurs fois en Egypte, un pays que vous semblez particulièrement apprécier, que ce soit au pied des pyramides de Giza ou dans une gare sur fond de pyramides?
« Mon Egypte, c’est une vision d’artiste. Je n’y ai jamais séjourné et je ne compte pas m’y rendre. En fait, dans mon travail, j’aime explorer le moment et résumer le voyage rêvé ». Vous êtes comme « Hergé », vous ne voyagez pas? « Mais si, bien sûr, j’ai aimé visiter Prague, juste après la fin du communisme soviétique, tout comme j’ai apprécié découvrir la Russie des années ’90. Quant à New York, elle me fascine, même si je la croyais plus grande. cette « big apple » est tout juste agréable à vivre ».
Attestant de cette fascination, nous retrouvons les buildings new-yorkais sur plusieurs oeuvres exposées chez « Champaka ». Mais toujours, que ce soit en Egypte ou à New York, nous admirons de fort jolies femmes, élégamment vêtues à la Grace Kelly, suivant la mode des années ’50, belles, inaccessibles, le mystère du regard l’emportant sur la profondeur du décolleté. « Oui, d’une part, « l’homme n’est qu’un accessoire dans mes tableaux et, d’autre part, dans les années ’50, les dames aimaient être bien habillées en toutes circonstances, même pour s’asseoir dans un compartiment ferroviaire de seconde classe. Quelle différence de nos jours »!
En effet, mais ces aéronefs si souvent présents sur vos toiles ne font-elles pas, quant à eux, penser aux « Cités obscures » de votre collègue belge François Schuiten (°1956)? « Certes oui, j’apprécie son talent, mais côté BD, je suis davantage attiré par Yves Chaland (1957-1990), Serge Clerc (°1957), Ever Meulen (°1946) et Joost Swarte (°1947) ». Tiens oui, parlez-nous un peu de votre carrière dans l’univers de la bande dessinée.
« Ma dernière BD est un « one shot »: « Adams Clarck » « (Ed. Glénat/Collection « Treize étrange »/2014, ndlr), la couverture de l’album étant tout à fait conforme à l’esprit des oeuvres exposées chez « Champaka », avec une jolie dame et un homme, vêtus en mode rétro, et des aéronefs au loin. La prochaine se déroulera à New Yok, sous la forme d’un tryptique, portant le titre de « Greenwich », qu’il dessinera dans nos Ardennes, où il est actuellement domicilié. A noter que c’est en 2001, qu’il dessina sa 1ère BD: « Antique Detective Agency » (Ed. Paquet), où Belzoni & Carter, 2 archéologues de l’agence « A.D.A. » mènent une enquête, encore et toujours dans les années ’50, nous emmenant (tiens, tiens!) en Egypte. Pour le second volume de cette série, « La Vallée du Squelette » (Ed. Paquet/2006), Antonio Lapone confronte ses deux archéologues-détectives aux civilisations précolombiennes. Notons encore que, parmi d’autres titres édités, que « Sentiers nocturnes » (2012) fut édité par « Champaka ».
Mais revenons à notre entretien: « Quand je travaille sur une planche de BD ou sur une toile, je recherche d’abord la composition graphique, retrouvant ainsi mes racines graphiques ». Et lorsque nous évoquons ses portraits aux dimensions réduites de Fanny, en hôtesse de la « SABENA » (500€), et de Doriane, en hôtesse de l’ « Expo ’58 » (même prix), il ajoute: « Je n’ai pas connu cette époque, mais cette exposition universelle fut un moment magique pour la modernité, le design et le graphisme ».
… Et ces chats qui peuplent vos tableaux? « J’apprécie cet animal de compagnie, bien calme, qui, à l’inverse d’autres, ne fait pas le cirque, d’où sa présence sereine dans mes toiles ».
Notons, enfin, la présence de bijoux en étain sur quelques-unes des acryliques de notre ami italien. Ils sont l’oeuvre de sa compagne, Virginie Vertonghen (°Namur/1976), qui, ayant illustré des contes pour enfants du chanteur Christian Merveille (°1949), réalise, en étain, des personnages de BD, le « Schtroumpf vintage » (2013) notamment, et en crée d’autres, avec la complicité d’ Antonio Lapone, ainsi leur fort joli pendentif en forme de serpent, baptisé, simplement: « The Snake ». Revivez son travail sur: www.lesetainsdevirginie2.blogspot.be.
Exposition-vente ouverte de 11h. à 18h.30, du mercredi au samedi. Sur rendez-vous, le lundi et le mardi (02/514.91.52). Entrée libre. Site: www.galeriechampaka.com.
 
Yves Calbert,
Photos: Laszlo Arany.

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