Le joaillier belge René Herman à Tahiti : des gaufres de Bruxelles aux perles de Tahiti

renéherman

René Herman s’est installé à Tahiti alors qu’il était jeune trentenaire. Il vendait des gaufres de Bruxelles dans une échoppe à Papeete lorsqu’il fit connaissance avec les célèbres perles de Tahiti. Le Belge a appris à cultiver les perles et à les transformer en bijoux exceptionnels. Devenu une autorité en la matière, Herman exploite des bijouteries à Tahiti et Moorea. En 2014, il ouvre, pour le marché européen, un établissement à Luxembourg.

« En décembre 1980, j’avais planifié en touriste un voyage de trois semaines le long de plusieurs îles de la Polynésie française », se souvient René Herman. « Je n’ai jamais été plus loin que Tahiti. J’envisageais éventuellement de m’établir dans une des îles tropicales. Après une semaine, j’ai trouvé du travail dans un hôtel de Papeete : mon choix était fait. » Par la suite, Herman a fondé sa propre affaire et vendu des gaufres de Bruxelles. « Je possédais une échoppe à Papeete, où je les écoulais, ainsi que des glaces et des boissons. » Les affaires marchaient bien… C’est alors qu’Herman a fait la connaissance de sa femme polynésienne et de la culture de perles. « Mes beaux-parents possédaient une ferme huîtrière, ce qui a éveillé mon intérêt. » Herman est passé des gaufres de Bruxelles aux perles tahitiennes et a investi dans sa propre perliculture, d’une superficie de 24 ha, avant de se lancer dans la confection de bijoux. Aujourd’hui, Herman se profile comme un joaillier renommé et compte des clients dans le monde entier. Bonne nouvelle pour ceux qui ne prévoient pas de voyage à Tahiti : Herman ouvre en 2014 une nouvelle filiale à Luxembourg.

Perles de Tahiti

Les perles tahitiennes se forment dans une huître particulière, la Pinctada Margaritifera. L’endroit où les huîtres sont cultivées est très important. « La qualité de l’eau doit être constante, ce qui est le cas dans les lagunes de l’archipel des Tuamotu et de l’archipel des Gambier. C’est la combinaison entre cette huître à lèvres noires et les sels minéraux présents dans les lagons qui donne la perle tahitienne », explique Herman. « Les tentatives de cultiver des perles avec les mêmes huîtres au Japon ont échoué. »

Les perles ne se forment pas spontanément dans les huîtres. « Nous donnons un coup de pouce à la nature en greffant ce qu’on appelle un nucléus dans des huîtres de trois ans. L’huître réagit en entourant l’objet de couches de nacre. Après un an et demi, nous pouvons récolter la perle. Lorsque l’huître est en bonne santé, il est possible de lui greffer un nouveau nucléus. » Toutes les perles ne se forment pas autour de ces greffons. « Certaines huîtres produisent ce qu’on appelle des keschi, des perles de forme irrégulière sans nucléus. »

tahiti Les bancs d’huîtres sont soumis à de nombreux dangers dans les lagunes. « Les tortues marines et les raies géantes raffolent des mollusques. Il arrive aussi que des huîtres tombent malades ou meurent. Une moitié des huîtres seulement survit, l’autre moitié donne des perles de qualité diverse. »

René a constitué au cours de sa carrière une collection de perles uniques. « Je sélectionne les exemplaires les plus exceptionnels de chaque récolte. Je ne les vendrai jamais. Je les sors de temps en temps pour les admirer. La perle la plus extraordinaire de ma collection a une taille de 19 mm. Cette huître a réussi à survivre plusieurs années dans la lagune. »

Source: office du tourisme de Tahiti et de ses îles

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