« La Boverie 10 Ans. Les Coulisses d’une Collection », à Liège, jusqu’au 23 Août
«

© « La Boverie »
- 61 expositions temporaires organisées ;
- Plus de 1 300 000 visiteurs ;
- Jusqu’à 150 000 visiteurs pour l’exposition temporaire « 21, rue La Boétie » ;
- Jusqu’à 3 000 tickets délivrés en un jour ;
- Jusqu’à 20 événements organisés par mois ;
- 41 000 œuvres dans les collections permanentes (5 500 peintures, 800 sculptures, 35 000 dessins & estampes) ;
- Plus de 2 000 œuvres acquises en dix ans.

« Lumières effeuillées »/vers 1936 (James Ensor) © « La Boverie »
« Dix ans se sont écoulés depuis la réouverture du ‘Musée des Beaux-Arts’ de Liège, ‘La Boverie’, … Dix ans d’expositions temporaires, mais, également, dix ans de déclinaisons d’œuvres permanentes, acquises au gré du temps, balayant les siècles et les courants artistiques, d’ici ou d’ailleurs … Encore longue vie à ‘La Boverie », dont les dix ans doivent être le prétexte de réaffirmer l’importance du patrimoine culturel … Alors, ‘Ensemble, semons la Culture !’ » (Élisabeth Fraipont, échevine de la Culture, de la Lecture publique et du Devoir de mémoire).

Le « Palais des Beaux-Arts », à l’ « Exposition universelle »/1905 © « La Boverie »
La porte d’entrée du couloir donnant accès à l’exposition à peine franchie, nous découvrons, à main droite, une affiche, de 1905, annonçant l’ « Exposition universelle », à Liège, dont le seul vestige est l’actuel « Musée des Beaux-Arts », nommé, à l’époque, « Palais des Beaux-Arts » – une œuvre néo-classique due aux architectes belges Charles Étienne Soubre (1846-1915) & Jean-Laurent Hasse (1849-1925) -, ce Palais étant le majestueux pavillon accueillant les oeuvres d’art de cette « Exposition universelle ».

« Le vieux Jardinier »/vers 1886 (Emile Claus) © « La Boverie »
A main gauche, nous sommes accueillis par une impressionnante huile sur toile, « Le vieux Jardinier » (216 x 140 cm), peinte, en 1886, par Emile Claus (1849-1924), précédant une illustration photographique des différentes appellations de ce bâtiment : « Musée de l’Art wallon & Cabinet des Estampes & des Dessins », en 1951 ; « Musée d’Art moderne », en 1981 ; « MAMAC » (« Musée d’Art Moderne & d’Art Contemporain »), en 1993 ; &, enfin, « La Boverie », réouvert au public, le 05 mai 2016, après des travaux de rénovation, ayant entraîné la fermeture du Musée, de 2011 à 2016. Aussi, à l’occasion du dixième anniversaire de cette réouverture, la Ville de Liège consacre, jusqu’au dimanche 23 août, une exposition d’envergure à la richesse de ses collections.
© « La Boverie »
Nous voici dans la première salle, faisant face à « La Famille Soler » (1903), un cartel nous informant que cette famille n’avait pas posé pour Pablo Picasso (1881-1973), qui avait créé ce tableau en se basant sur une photographie. En 1989, la Ville de Liège, espérant renflouer ses finances avait annoncé la vente de cette toile, provoquant une vive réaction du milieu culturel, à Liège et bien au-delà, provoquant, fort heureusement l’abandon de ce projet.

« La Famille Soler » (1903/Pablo Picasso) © « La Boverie »
Mais l’histoire de cette oeuvre ne s’arrête pas là. De fait, le fond bleu, voulu par l’artiste espagnol, ne plaisait pas à la famille Soler, qui demanda à un peintre, peu respectueux de l’oeuvre de Picasso, de remplacer ce fond bleu par un paysage boisé. Pablo Picasso ayant récupéré son oeuvre, dans des circonstances non précisées, recréa son fond bleu, tel que nous le voyons aujourd’hui. Soulignons qu’une analyse de pigments & une radiographie nous prouvent qu’un paysage boisé, qui n’était pas de Picasso, fut bien présent.
Tout au long de la présente exposition, certaines peintures bénéficient, ainsi, d’intéressantes anecdotes, d’où l’intérêt que nous avons de prendre le temps de lire les différents cartels.
.jpg)
« Les Pains de Picasso »/1952 (Robert Doisneau) © « Collection R. Doisneau »/« La Boverie »
Venant d’évoquer Picasso, notons un clin d’oeil photographique de Robert Doisneau (1912-1994), avec son cliché « Les Pains de Picasso » (1952), qui nous invite à admirer les mains de Pablo.

« Hommage à Pierre Dac« /2017-1018 ( Jacques Charlier & Pierre Dac) © « La Boverie »
Extrait de l’installation « Hommage à Pierre Dac« /2017-1018 ( J. Charlier & P. Dac) © « La Boverie »
Côté humour, notons qu’un mur attire particulièrement l’attention des nombreux visiteurs, avec son installation « Hommage à Pierre Dac » (2017-2018), forte de 31 petites peintures acryliques sur toiles, créées par un artiste liégeois, fait, en 2006, membre émérite de l’ « Académie royale des Sciences, des Lettres & des Beaux-Arts de Belgique », Jacques Charlier (°1939), avec des textes de l’humoriste français Pierre Dac (André Isaac/1893-1975), dont celui-ci : « Apprenez l’équitation sans cheval, en 12 leçons. Pour le galop, se référer la brochure concernant le trot, mais en lisant trois fois plus vite. »

« Remorqueurs : Avant-Port de Nantes »/fin XIXe siècle (Paul Madeline) © « La Boverie »
Exposées à la lumière des cimaises, ces œuvres nous sont, progressivement, dévoilées à travers un parcours consacré aux métiers du Musée et à ses différents champs d’activité. Elles permettent d’aborder le fonctionnement de l’institution, tout en explorant les enjeux liés au monde de l’art.

« Déesse-02″/2019 © Charlotte Beaudry © « La Boverie » © « SABAM Belgium »/2025
Cette importante exposition temporaire nous propose une immersion au cœur des collections permanentes et du fonctionnement du Musée. Quelques 300 œuvres nous sont présentées, nous invitant à découvrir, aussi, les coulisses de l’institution, selon deux axes complémentaires, étroitement liés : la redécouverte des collections et les modes de fonctionnement du Musée.

« Napoléon Premier Consul » (détail)/1804 (Jean-Auguste-Dominique Ingres) © « La Boverie »
Si les œuvres majeures nous sont, bien sûr, présentées, nous découvrons nombre de pièces méconnues ou rarement exposées. Parmi toutes les oeuvres qui nous proposées, notons celles de Karel Appel, Henri Blès, Eugène Boudin, Pol Bury, Anto Carte, Paul Cézanne, « Christo » (Christo Vladimiroff Javacheff), Gustave Courbet, Émile Claus, Eugène Delacroix, Paul Delvaux, Robert Doisneau, Raoul Dufy, James Ensor, Paul Gaughin, « Gilbert & Georges » (Gilbert Prousch & George Passmore), Fernand Khnopff , René Magritte, Henri Matisse, Marcel Mariën, Jean-François Millet, Claude Monet, Pablo Picasso, Serge Poliakoff, Auguste Rodin, Félicien Rops, Maurice Utrillo, Kees Van Dongen, Vincent Van Gogh, Theodore Van Rysselberghe, Antoine Wiertz, ou encore Rik Wouters (Hendrik Wouters).

« Sainte Cécile aux 0rgues »/XVIe, 16e siècle (Michel de Coxcie) © « La Boverie »
A côté d’un portrait de l’artiste ostendais (1898), réalisé par Paul Gerardy (1870-1933), soulignons la présence de six oeuvres de James Ensor, incluant des peintures méconnues, comme celle de l’ « Hôtel de Ville de Bruxelles » (1898), réalisée au fusain, mais aussi celles de « La Mort et les Masques » (1930) & de « Coquillages » (1936).

Au centre de cet hommage à James Ensor, « La Mort & les Masques » (1930) © « La Boverie » © Photo : « Caracas »
Confirmant l’intitulé de l’exposition, « La Boverie 10 Ans. Les Coulisses d’une Collection », différentes sections de l’exposition abordent, successivement, la restauration, les études physicochimiques, la conservation en réserves, la constitution des collections et le rôle des conservateurs, la recherche et ses découvertes, les collaborations et partenariats, ainsi que la médiation des publics, le tout constituant « Les Coulisses d’une Collection », la copie d’un atelier de restauration nous étant présentée, avec deux vitrines exposant le petit matériel, indispensable pour effectuer cet précieux travail.

Reconstitution d’un atelier de restauration © Photo : « La Boverie »
Si une sculpture métallique de Pol Bury (1922-2005), retrouvée en plusieurs parties a pu être restaurée &, donc, exposée, c’est grâce à l’appui d’une photo en noir & blanc, révélant sa constitution, tel que l’artiste l’avait créée. De fait, un restaurateur ne peut intervenir, pour permettre une restauration fiable, si aucun document n’est disponible, par respect de l’originalité de l’oeuvre & de l’intention de l’artiste.
Quant à la qualité de toute restauration, toute intervention effectuée doit pouvoir être retirée ou corrigée dans le futur, sans nuire à l’oeuvre originale. Pas question, donc, de frottements, ni d’utilisation de solvants, trop mordants.
C’est dans le « jardin » de l’exposition, sis dans la verrière de « La Boverie », que se termine notre parcours, découvrant près de 50 sculptures, en bois, bronze, fer forgé, granit, marbre, pierre bleue, pierre de France, plâtre, tôle, matériaux mixtes, voire composites, témoignant de la création artistique, de la Renaissance jusqu’à nos jours.

A la lumière du « Jardin intérieur », « Le second Martyre de la Pietà »/1987 © J. Muyle © Ph. : « Caracas »
Côté créations originales, notons une sculpture d’assemblage, « Le second Martyre de la Pietà » (1987), une réalisation du hennuyer Johan Muyle (°Montignies-sur-Sambre/1956), avec une chèvre naturalisée sur un siège roulant.
*** Trésors de la Fédération Wallonie-Bruxelles :
Parmi les tableaux exposés, plusieurs ont été reconnus, en 2010, comme » Trésors de la Fédération Wallonie-Bruxelles » : « La Maison bleue »/1920 (Marc Chagall) ; « La Promenade du Dimanche au Bois de Boulogne »/ 1899 (Henri Evenepoel) ; « Le Sorcier d’Hiva Oa » (1902/Paul Gauguin) « Napoléon Premier Consul »/1804 (Jean-Auguste-Dominique Ingres) ; …

« Le Sorcier d’Hiva Oa »/1902 (Paul Gauguin) © « La Boverie »
Au sein de la présente exposition, nous constatons, sur deux panneaux, la présence de planches originales de bandes dessinées, issues de 103 planches originales constituant le « Fonds de la BD » du « Musée des Beaux-Arts », créé dans les années ’70, & reconnu comme « Trésor ‘national’ de la Fédération Wallonie-Bruxelles », afin de valoriser la BD de l’après-guerre jusqu’à la fin des années ’70, une époque considérée comme l’âge d’or de la bande dessinée belge, les planches actuellement exposées étant signées par « Comès » (Dieter Herman Comes), Edgar Pierre Jacobs,« Hergé » (Georges Remi), Jacques Martin, Jean-Claude Servais, « Morris » (Maurice de Bevere),« Peyo » (Pierre Culliford), Victor Hubinon & « Vink » (Vinh Khoa Nguyen).
*** Les 9 achats de la » Vente de Lucerne, en 1939 :
Entre 1933 & 1937, les oeuvres d’avant-garde, modernes et d’artistes jugés indésirables sont retirées des collections publiques allemandes, certaines étant détruites. 700 de ces oeuvres, jugées décadentes, immorales ou contraires à la « Culture allemande » sont réunies, à Munich, en 1937, pour une importante exposition d’ « Art dégénéré », ayant attiré plus de deux millions de visiteurs. Deux ans plus tard, en 1939, 125 de ces oeuvres font l’objet d’une vente aux enchères, à la « Galerie Fischer », à Lucerne, neuf d’entre elles ayant été acquises par la Ville de Liège : « Cavalier sur la Plage »/1904 (Max Liebermann) ; « Chevaux au Pâturage »/ 1910 (Franz Marc) ; « La Famille Soler »/1903 (Pablo Picasso) ; « La Maison bleue »/1920 (Marc Chagall) ; « La Mort et les Masques »/1897 (James Ensor) ; « Le Déjeuner »/1923 (Jules Pascin) ; « Le Sorcier d’Hiva Oa »/1902 (Paul Gauguin) ; « Monte Carlo »/1925 (Oscar Kokoschka) & « Portrait de Jeune-Fille »/1924 (Marie Laurencin).
*** L’apport scientifique :

Vérification de l’état des œuvres, dans les réserves muséales © « La Boverie » © Ph. : « Caracas »
Notons que des éclairages d’œuvres et des anecdotes ponctuent notre visite. Ainsi, lors de la restauration, en 1995, d’un tableau, du XVIIe siècle, dû à Pieter Claesz (vers 1596-1660), un spécialiste des natures-mortes, il y eut une découverte inattendue : un homard rouge et un bouquet de persil, posés sur un plat en étain, visibles jusque-là, s’avèrèrent être des ajouts tardifs. La suppression de ce « repeint de goût » permit de laisser place à quelques modestes olives, marquant une sobriété renforcée et plus fidèle à l’esthétique épurée de cette œuvre, … désormais dépourvue de son homard.

Analyses scientifiques de l’œuvre « La Violoniste » (Kees Van Dongen) © « La Boverie » © Ph. : « Caracas »
Peindre plusieurs compositions sur une même toile était assez fréquent, pour des raisons pratiques, économiques, artistiques, voire, parfois affectives. Ainsi, les analyses de « La Violoniste » (vers 1922), de Kees Van Dongen (Cornelis Theodorus Maria van Dongen/1877-1968) ont permis une étonnante découverte, l’infra-rouge ayant révélé un portrait de femme dissimulé sous la peinture visible.

« La Violoniste »/vers 1922 (Kees Van Dongen) © « La Boverie »
De même pour « La Mise au Tombeau » (1953), de Paul Delvaux (1897-1994), où, après analyses scientifiques , un crâne peint au blanc de plomb a été découvert, à gauche, dans le bas de l’oeuvre, l’artiste ayant modifié la composition de son tableau en recouvrant ce crâne.

« La Mise au Tombeau »/1953 (Paul Delvaux) © Ville de Liège / »Sabam 2018″ © « La Boverie »
De fait, depuis une dizaine d’années, le « CEA » (« Centre Européen d’Archéométrie ») de l’ « ULiège » collabore, étroitement, avec « La Boverie », afin d’en étudier les collections. Ainsi, l’archéométrie combine l’archéologie, l’histoire de l’art et les sciences exactes, telles que la biologie, la chimie & la physique, pour mieux comprendre les matériaux et les techniques employés par les artistes, ces analyses permettant, notamment, d’authentifier et de dater les œuvres, d’en comprendre les techniques de création et de les situer dans leur contexte. Elles apportent, également, des informations précieuses sur leur état de conservation et les phénomènes de dégradation.

Vérification de l’état de « La Femme au Bonnet »/1883 (Vincent Van Gogh) © « La Boverie » © Photo : « Caracas »
*** Une approche ludique :
Dans plusieurs salles, de petites tables équipée de sièges permettent à nos enfants de recomposer le puzzle d’une oeuvre ; des carnets & feuilles de papier A4 n’attendent que d’être recouverts de dessins, crayons noirs & de couleurs étant disponibles ; des « sculptures » peuvent être crées en briques « Lego » ; un jeu de société est transformé, utilisant des copies de photos, en miniatures, de visages issus de nombreuses oeuvres ; …
Les corps en bois de deux personnages, issus de deux peintures exposées, n’ont plus leur tête …, chacun.e étant libre de placer sa tête, pour la photo-souvenir, prise avec son propre smartphone, un mur voisin exposant une série de photographies révélant les activités de l’équipe d’animation du Musée.
Dans une autre salle, sur le côté droit d’une petite sculpture – « La Danse de Souweine » -, un cartel nous invite à allumer la lampe de nos smartphones, afin de voir les deux personnages danser sur le mur, en ombres chinoises …
*** Un peu d’histoire :
La formation des collections, à l’origine de « Musée des Beaux-Arts » remonte au XVIIIe siècle, sous l’impulsion de collectionneurs privés. Ainsi, le chanoine liégeois Henri Hamal (1744-1820) qui offrit à la Ville de Liège plus de 8 000 dessins et gravures, en grande partie rassemblés à Rome, dans le but de servir de modèles, pour l’ « Académie des Beaux-Arts », cet ensemble constituant la base de la Collection de l’ancien « Cabinet des Estampes & des
Dessins », créé en 1952. En 1819, Louis-Pierre Saint-Martin (1753-1819) légua, à son décès, plus de 50 tableaux, formant le noyau des Collections permanentes du « Musée des Beaux-Arts », devenu, il y a dix ans, « La Boverie ».

« Trouville, Scène de Plage à la Cabine »/vers 1860 (Eugène Boudin) © « La Boverie »
Au XIXe siècle, les Collections permanentes continuèrent à s’enrichir, notamment, en 1887, grâce à Léopold Donnay, qui offrit près de 300 œuvres, dont 9 tableaux du peintre français Eugène Boudin (1824-1898), considéré comme étant le « père de l’impressionnisme ». Vint ensuite, Eugène Dumont, qui, en 1900, fit don de 39 tableaux, dont « Le Bassin du Commerce au Havre », de Claude Monet, Charles-Joseph Horion cédant, de son côté, près de 600 gravures anciennes.
« La Promenade du Dimanche au Bois de Boulogne »/1899 (Henri Evenepoel) © « La Boverie »
En 1938, achat régulier, par le Musée, d’œuvres modernes d’artistes français, plus spécifiquement de l’ « École de Paris ». L’année suivante, participant à la « Vente de Lucerne », une délégation liégeoise a pu acquérir neuf œuvres majeures, faisant face à la mise au ban de l’art moderne par le régime nazi, ces acquisitions témoignant d’un engagement en faveur de la création artistique et occupant, aujourd’hui, une place centrale dans les collections permanentes.
« L’Effort »/1920 (Anto Carte) © « La Boverie »
La Ville de Liège hérite, en 1959, de 800 dessins de la Renaissance, provenant de l’atelier de Lambert Lombard, complétés, en 2000, par l’ « Album de Clérembault », un dépôt de la « Fondation Roi Baudouin ». En 1974, les collections d’art wallon s’enrichissent, grâce aux donations de Désiré Jaumain et d’Ada Jobart, incluant des oeuvres de James Ensor (1860-1949), Antoine Wiertz (1806-1865) & Rik Wouters (Hendrik Wouters/1882-1916)

« Déesse-02″/sans date © Charlotte Beaudry © « La Boverie » © Photo : « Caracas »
Depuis lors, l’enrichissement des Collections permanentes continue, constituant une mission essentielle du Musée. Il repose sur des acquisitions, dépôts, dons & legs répondant à une réflexion scientifique, visant à
compléter et à structurer les ensembles existants, en vue de constituer un patrimoine cohérent pour les générations futures.
*** Quelques anciennes Expositions temporaires :

© « La Boverie »
Parmi les expositions temporaires, citons, durant ces dix dernières années : « Doisneau. Instants donnés » (31/10/2025-03/05/2026), « Les Mondes de Paul Delvaux » (04/10/2024-16/03/2025), « Inside Magritte » (05/11/2021-18/04/2022), « Warhol. The American Dream Factory » (04/02-18/04/2021), « Les Royaumes de la Mer-Europalia Indonesia » (25/10/ 2017-21/01/2018), ou encore « 21 rue La Boétie » (22/09/2016 -29/01/2017).
© « La Boverie » © Illustration : « Le Violoncelle sous la Pluie »/1957 (Robert Doisneau) / © « Atelier Robert Doisneau »
*** Invitation au « Grand Curtius » :
Face à la sortie de l’exposition, au sein d’un petit pavillon, sis dans le jardin intérieur, en invitation à (re)découvrir un autre Musée de la Ville de Liège, le « Grand Curtius », nous trouvons quelques éléments des collections de ce Musée, sis en bord de Meuse, de trois pièces des « Cristalleries du Val Saint-Lambert » jusqu’à une amulette en forme scarabée, en vert & bleu outremer translucide, datant de la XXIe dynastie égyptienne (1069-943 av. notre ère), en passant par une épée & d’autres armes blanches féodales. Assurément, un Musée liégeois à (re)visiter !
Sur l’un des murs extérieurs de ce pavillon intérieur, 32 portraits photographiques, en noir et blanc, des employés & employés de « La Boverie » sont exposés, le Musée rendant ainsi un bel hommage à son personnel.
*** Infos pratiques :

« La Boverie », à 600 m de la « Gare des Guillemins » © Santiago Calatrava © Ph. : Markus Mainka
Ouverture : jusqu’au dimanche 23 août, du mardi au dimanche, de 10h à 18h. Prix d’entrée : 12€ (8€, dès 60 ans, pour les Personnes à Mobilité Réduites & par membre d’un groupe de minimum 15 personnes / 1€25, pour les « Art. 27 » / 0€, pour les moins de 26 ans, chaque accompagnant.e d’une P.M.R. & les détenteurs d’un « museumPASSmusées »). Réservations en ligne : https://www.laboverie.com/billetterie. Carnt du Visiteur :Transports en commun : au pied de la passerelle « La Belle Liègeoise », arrêt « Petit Paradis » du métro, au départ de la « Gare des Guillemins » (à un seul arrêt) ou du Centre Ville. Contacts : 04/238.55.01 (uniquement pendant les heures d’ouverture) & info@laboverie.com. Site web : https://www.laboverie.com/.

Vue du « Parc de la Boverie, la passerelle « La belle Liégeoise » © Photo : Michel Tonneau/ »DH »
*** Autres expos liégeoises :

Expo « Hugo Pratt. Géographies imaginaires », au « Cadran » (26/03-04/10/2026) © Illustration : Couverture de « Wheeling »/1972 (Hugo Pratt) © Photo : « Cong S.A. »
* « Hugo Pratt. Géographies imaginaires », une expo exceptionnelle consacrée au créateur de « Corto Maltase », prolongée jusqu’au dimanche 04 octobre /« Le Cadran », rue de Bruxelles, 06 / https://lecadran-expo.be/.
* « Japonisme et Art nouveau », à l’occasion du bicentenaire des « Cristalleries du Val Saint-Lambert », jusqu’au dimanche 27 septembre /« Grand Curtius », Féronstrée, 136 / https://www.grandcurtius.be/fr/actualites/exposition/japonisme-et-art-nouveau.
* « Playmobilité », nous présentant des dioramas « Playmobil », jusqu’au dimanche 13 septembre /« Musée des Transports en Commun », rue Richard Heintz, 09 / https://www.musee-transports.be/.
Si nous visitons l’une des deux dernières expositions citées, conservons nos tickets d’entrée, qui nous offriront une réduction de 2€ par ticket, pour l’accès à « La Boverie ».
© « La Boverie »
*** Prochaine exposition à « La Boverie’ :
« L’Impressionisme, une Histoire belge », par « Tempora », du vendredi 09 octobre 2026 jusqu’au lundi 29 mars 2027.

Expo « L’Impressionisme, une Histoire belge » (09/10/2026-29-03-2027) © Illustration (Collection permanente : « Nu blond ou Nu de Dos devant la Glace »/vers 1902-1905 (T. Van Rysselberghe)
Yves Calbert.

Vous devez être connecté pour poster un commentaire.