Exposition sur le Bicentenaire de la Naissance de Jean Robie, à Saint-Gilles, jusqu’au 28 Novembre

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Jean Robie (André Hennebicq)

A Saint-Gilles, sous l’égide de l’Echevine Cathy Marcus, et du Bourgmestre Charles Picqué, la « Fondation Jean Robie » organise, jusqu’au dimanche 28 novembre – dans l’espace « Notre Cercle », au N° 51 de la rue de Parme, au sein du Parc Baron Pierre Paul Paulus (dédié à la mémoire du Baron Pierre Paulus de Châtelet {1881-1959}) -, une exposition commémorant le bicentenaire de la naissance de l’artiste bruxellois Jean Robie (Jean Baptiste Claude RobieBruxelles/19-11-1821), dont une série d’oeuvres furent mises à l’honneur, en 2013-2014, à l’occasion d’« Europalia India », au « Musée Charlier », à Saint-Josse-ten-Noode, sous le titre « Jean Robie, Peintre, Ecrivain et son Voyage en Inde », ou encore, au sein d’une exposition collective, en 2014, au « Musée Félicien Rops », à Namur, intitulée « En Route, sur les Traces des Artistes belges en Voyage ».

« Jean Robie, Peintre, Ecrivain et son Voyage en Inde » © « Fondation Jean Robie »/ »Europalia »/2013

En deux volumes (1883 et 1885), il rédigea ses « Fragments d’un Voyage en Inde et à Ceylan », écrivant : (T. II, p. 92-94) : « Je fus réveillé brusquement au son d’une musique étrange, faite de sons aigus et de roulements de timbales : je soulève aussitôt la natte en rotin qui me sert de porte, et qu’elle n’est pas ma surprise de voir la route couverte de gens en costumes d’apparat! Des timbaliers à cheval précèdent une escouade de cavaliers hindous, suivis d’éléphants caparaçonnés avec un luxe inouï … Rien de vulgaire dans ce débordement de luxe; tout séduit la vue dans cet appareil féerique, où les étoffes du Cachemire, les soies brodées, les ors, les diamants, les armes damasquinées, rivalisent d’éclat sous le grand soleil de l’Inde. »

Toujours à la recherche du soleil, il écrivit, également, le 11 novembre 1881 : « Un brouillard lourd et froid couvre la Belgique et le Nord de Ja France: j’ai hâte d’atteindre la frontière du pays du soleil, la Méditerranée. »

Mais si Jean Robie était un grand voyageur, ayant de bonnes relations avec le Roi Léopold II (1835-1909), cet artiste était reconnu, avant tout, pour la qualité de ses peintures sur trumeaux (décorant de grandes demeures), de ses portraits, de ses natures mortes, de ses marines et de ses peintures florales, … de roses, notamment, lui qui fut surnommé « L’ Amant des Roses ».

Une rose fut même baptisée de son nom, en 2014, dans la ville du Roeulx, un Jury international de la « Société des Roses Nouvelles » l’ayant choisie parmi 121 variétés, Charles Picqué, alors Président du Parlement bruxellois, en étant le parrain.

Le rosier (et le peintre) Jean Robie
La rose « Jean Robie » © « Plaisir-Jardin.com »

« Ketje » des Marolles, sorte d’ « Oliver Twist » bruxellois, passionné d’escrime et de natation, élevé à la dure, Jean Robie connut la misère consécutive à l’épidémie de choléra, à Bruxelles, qui emporta sa mère et plusieurs de ses frères et sœurs.  

Né dans la maison de ses parents, rue Haute, à Bruxelles, il vécut à Paris, avant d’acheter un terrain à Saint-Gilles, sa maison étant devenue un véritable musée, suite à ses voyages, en Algérie, à Ceylan (actuel Sri Lanka), en Egypte, en Inde, en Syrie et en Tunisie, Jean Robie repose, en toute intimité, au cimetière parisien du Père Lachaise.

En vue de son « départ », alors qu’il était célibataire et sans enfants, Jean Robie avait écrit : « Pour parer à toute éventualité, je ne veux pas que les membres de ma famille s’occupent de mes funérailles, que je veux sans aucune cérémonie religieuse ; mes amis Gustave Washer et Prosper De Wilde, sont chargés de faire incinérer mon corps au cimetière du Père-Lachaise, à Paris ; ils sont dispensés de m’y faire élever un monument quelconque. Ma volonté est que mes cendres ne soient pas conservées. On n’enverra point de circulaire ; il suffira de faire insérer une notice nécrologique dans les six journaux suivants : ‘L’Indépendance belge’, ‘Le Petit Bleu’, ‘L’Étoile’, ‘La Chronique’, ‘La Gazette » et ‘Le Soir’. Je décline les honneurs militaires et tout ce qui a rapport aux pompes funèbres. Aucun discours ne sera prononcé devant mon cercueil : on est prié d’envoyer ni fleurs ni couronnes … Écrit en entier de ma main le mercredi 25 novembre de l’an 1903. »

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Une oeuvre de « L’ Amant des Roses » © « Fondation Jean Robie« 

C’est un autre peintre bruxellois, alors professeur de dessin, Balthazar Tasson -Snel (1811-1890), qui l’ayant surpris – alors que Jean Robie était âgé de 10 ans – en train de taguer les portes de l’hôpital Saint -Pierre, décida de le former à la peinture, à l’ « Académie royale des Beaux-Arts », à Bruxelles,

… Une formation qu’il poursuivit à Paris, gagnant rapidement ses premiers galons, grâce à son talent de fin observateur, jusqu’à devenir l’un des peintres ornementalistes les plus renommés de son temps. 

Au sommet de sa carrière artistique, alors reconnu par ses pairs, Jean Robie fut nommé directeur de la section « Arts », de l’ « Académie Royale des Sciences, des Lettres et des Beaux-Arts de Belgique », créée en 1772, section Arts.  

Désormais trop peu connu en Belgique, ses tableaux sont exposés dans nombre de musées, en Australie, aux Etats-Unis, en Italie, aux Pays-Bas, au Royaume-Uni, en Russie et en Turquie.

Timbre poste édité à l’occasion des « Journées du Patrimoine de Freux » © « B Post »/2017

Néanmoins, grâce à l’opiniâtreté de la « Fondation Jean Robie » et de sa dynamique présidente, Kathleen de Fays, à l’occasion, en septembre 2017, d’une exposition des oeuvres de 40 artistes, organisée au Château de Freux et des « Journées du Patrimoine », « B Post » édita un timbre-poste, à l’effigie de cet artiste.

 L’actuelle exposition nous présente une série de portraits, des textes de ses souvenirs d’enfance, des photos de son ancienne demeure de la Chaussée de Charleroi (actuel magasin « Schleiper »), achetée en 1849, des peintures décoratives (anciennement exposées au « Musée BELvue », à Bruxelles, et au « Musée royal de Mariemont », à Morlanwelz), ainsi que des photos des plafonds des châteaux de Corroy le Château et d’Attre.   

A souligner qu’afin de mieux connaître cet artiste, une monographieintitulée, simplement, « Jean Robie » (Kathleen de Fays & Brigitte Schuermans/Ed. « Racine »/256 p./2008) -est mise en vente à l’accueil de l’exposition.

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Parc Baron Pierre Paul Paulus, à Saint-Gilles © Mélanie P./ »Foursquare »

Ouverture de l’ « Exposition pour le Bicentenaire de la Naissance de Jean Robie, Peintre , Ecrivain, Académicien, Voyageur de Saint -Gilles » : jusqu’au dimanche 28 novembre, du lundi au vendredi, de 10h à 16h30, et le week-end, de 10h30 à 19h30. Entrée gratuite.

Le vernissage officiel sera organisé ce vendredi 19 novembre, à 19 h. Inscriptions obligatoires via cette adresse : rcammarata@stgilles.brussels ou par téléphone : 02/536.02.58, alors que des rosiers « Jean Robie » seront plantés dans le Parc Baron Pierre Paul Paulus.

© « Fondation Jean Robie »

A souligner l’intention de la « Fondation Jean Robie »reconnue d’utilité publique, depuis le 24 novembre 2020 – de créer, avec toute collaboration culturelle innovanteun musée consacré à Jean Robie et à d’autres artistes du XIXè siècle, sous un regard nouveau … Et pourquoi pas de pouvoir intéresser un cinéaste à réaliser un film sur la vie de Jean Robie

Site web : http://www.fondationjeanrobie.org.

Yves Calbert.

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