BD : « Léopoldville 60 » (Baudouin Deville et Patrick Weber/Ed. « Anspach »)

Kathleen, hôtesse de l’air de la « SABENA » (c) Baudouin Deville/Ed. « Anspach »

1ère planche (p. 03) (c) Baudouin Deville et Patrick Weber/Ed. « Anspach »

Cette année 2020 marquant le 60è anniversaire de l’indépendance de la République du Congo, le Liégeois Baudouin Deville, aux dessins, et le Bruxellois Patrick Weber, au scénario, ont imaginé « Léopoldville 60 », une BD à caractère historique (Ed.« Anspach »/cartoné/24 x 32 cm/2019/64 p. {une BD de 54 p., un dossier de 08 p. et 02 p. reprenant les noms des 471 « édinautes », personnes ayant participé au« crowdfunding »}/14€50), dans laquelle l’on retrouve Kathleen Van Overstaeten, leur héroïne de « Sourire 58 », le présent album, « Léopoldville 60 » pouvant se lire indépendamment de l’album édité, en 2018, à l’occasion du 60è anniversaire de l’ « Exposition Universelle », en 1958, à Bruxelles.

Couverture de la série Léopoldville 60

Couverture (c) Baudouin Deville/Ed. « Anspach »

Synopsis : « Kathleen, hôtesse de l’air de la compagnie aérienne belge ‘SABENA’, est confrontée à l’histoire du 20e siècle, alors que s’ouvre, à Bruxelles, la ‘Table ronde’ qui va décider de l’avenir du Congo. Un thriller vintage entre l’Europe et le continent africain. À Léopoldville (l’actuelle Kinshasha), les incidents et les sabotages se succèdent tandis que les puissances internationales songent déjà à l’après colonisation. Entre les aspirations légitimes du peuple congolais, l’angoisse des colons et les appétits des puissances étrangères, les Etats-Unis s’intéressant à son uranium, le Congo est au bord de l’implosion… » 

De l’action et une belle chute d’eau (p. 30) (c) B. Deville et P. Weber/Ed. « Anspach »

Soulignons ce que Patrick Weber écrit, en 1ère page du dossier didactique (p. 55) : « L’album… nous ramène à une époque qui n’existe plus. Il ne cherche pas à entretenir la nostalgie d’un monde disparu, tout comme il n’ambitionne pas de porter un jugement sur l’entreprise colonisatrice sur sa fin, et encore moins, sur ce qu’il est advenu du Congo depuis son indépendance. Les historiens n’ont pas fini de se pencher sur ces épisodes, souvent tragiques et souvent contrastés de la saga nationale congolaise… L’Histoire des gens blancs venus d’Europe qui avaient bâti leur vie le long du fleuve Congo. L’histoire des fils et des filles noirs de cette terre d’Afrique qui aspiraient à conquérir leur liberté pour se bâtir un univers meilleur. »

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Dans une rue de Léopoldville (p. 06) (c) Baudouin Deville/Ed. « Anspach »

Par ailleurs, le scénariste reprend (p. 56) le propos de Patrice Lumumba (1925-1961/1er Ministre congolais, pendant 2 mois et 21 jours, en 1960/fait prisonier et assassiné, en 1961/une Place Patrice Lumumba étant créée, à Bruxelles, en 2018) : « L’indépendance n’est pas un cadeau, mais un droit inaniélable pour le peuple congolais. »  Au sein même de la bande dessinée, il apparaît, lisant son discours anticolonial (p. 48), qui surprit les Belges, tant au Congo qu’en Belgique : « … Nous avions connu qu’il y avait dans les villes des maisons magnifiques pour les blancs et des paillotes croulantes pour les noirs… »

Relevant la problématique du racisme, nos auteurs imaginent une relation impossible (p. 19) entre une blanche belge, Monique, amie de Kathleen, et un noir congolais, Célestin, ce dernier s’exprimant ainsi : « un blanc qui ‘engrosse’, pardonnez ma grossierté, une noire, c’est normal. Un noir qui aime une blanche c’est inacceptable. » A noter (ndlr) qu’en 1980, dans l’Etat de Louisiane, tout mariage entre blancs et noirs était illégal, le racisme n’étant donc pas présent uniquement en Afrique

Quelques clins d’oeil belgo-belges et autres anecdotes :

– la cheffe-hôtesse se nomme Merckx (dès la p. 03), un nom bien connu des amateurs de courses cyclistes.

– il arrivait que des serveurs, travaillent avec un cigare entre les lèvres (p. 10), … une autre époque, assurément.

– en pensant à l’actuel confinement, notons le nom d’  « évolués » (p 9) qui était donné aux noirs de la classe moyenne, ceux-ci regtrettant que les colons (« bwanas », pour les Congolais) n’apprécient guère qu’ils se trouvent à moins d’un mètre de distance d’eux-mêmes.

A l’époque de l’ « Eldorado », devenu l’ « UGC » (p. 21 ) (c) B. Deville et P. Weber/Ed. « Anspach »

Place de Brouckère, nous retrouvons le« Métropole » (p. 22) et l’« Eldorado » (p. 21), devenu l’ « UGC », qui programmait, en 1960, « La Péniche du Bonheur » (avec, comme l’indique la devanture du cinéma, Gary Grant et Sophia Loren {un film américain de 110′, sorti en 1958, signé Melville Shavelson}). A noter l’évocation, sur l’écran, de « Belgavox », un magazine cinématographique d’actualités qui était présenté, de 1945 à 1994, avant la projection de tout long-métrage.

Sur un marché local congolais (p. 14) (c) Baudouin Deville et Patrick Weber/Ed. « Anspach »

– et si nous souhaitons apprendre le lingala (p. 14), « Bonjour, maman ! Regade mon manioc ! C’est très succulent » se traduit par : « Mbote, mama ! Tala linioko na nga ! Eza suka n’elengi ! »

« Parking 58 » (p. 23) (c) Baudouin Deville et Patrick Weber/Ed. « Anspach »

– l’occasion de revoir la façade du bien connu « Parking 58 » (p.23), aujourd’hui disparu…

– la chasse au zèbre de « Tintin au Congo » (« Hergé »/Ed. « Casterman »/1931) est évoquée (p. 35), dans le « Boeing 707 » de la « SABENA », « L’Ombre de Tintin » étant le titre d’un paragraphe figurant au sein du dossier pédagogique (p. 56).

Vol du sabre du Roi Baudouin (29 juin 1960) (c) Robert Lebeck/«  Africa Museum »-Tervuren

– une photo  – (c) Robert Lebeck (1929-2014/photogaphe allemand qui devint rédacteur en chef du mensuel « Géo ») – du vol du sabre du Roi Baudouin, parAmbroise Boimbo (29 juin 1960, sur le Boulevard Albert) fut publiée dans « Paris-Match » et « Life, en juillet 1960. Ce cliché a été parfaitement dessiné par Baudouin Deville (p.48), appuyant le côté historique de cet album.

Concernant les auteurs :

Baudouin Deville, le dessinateur (c) T. Dricot/Ed. « Anspach »

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Lauréat d’un « Grand Prix BD-Moto », à Saint-Dié-des-Vosges (c) Baudouin Delville/Ed. « Paquet »

Baudouin Deville : fondateur du studio graphique « Traits », ayant grandi à Huy, la ville de Maurice Tillieux (1921-1978/ayant été, pour les Ed. « Dupuis », dessinateur et scénariste des 12 premiers albums de« Gil Jourdan », ainsi que scénariste des 4 derniers albums de cette série, ainsi que des 14 albums de« Jess Long »), avant de poursuivre des études artistiques à l’« Académie des Beaux-Arts », à Saint-Gilles, ayant eu pour professeur Eddy Paape (Édouard Paape/1920-2012/dessinateur des séries « Marc Dacier »  et« Luc Orient ») et au « CAD » (« College of Art & Design »), à Bruxelles, et étant titulaire d’un graduat en gestion d’Entreprises, décerné par l’ « IPHEC »  (« Insitut Pratique des Hautes Etudes Commerciales »), à Woluwe-Saint-Pierre, il a dessiné les deux albums de la série « Les Esclaves de la Torpeur », en 1988 et 1989, édités par« Dargaud »  et les trois albums de la série « Rider on the Storm », entre 2012 et 2015, édités par« Paquet ». Pour ce même éditeur, comme dessinateur et scénariste de « Continental Circus », il remporta, en 2011, un« Grand-Prix BD-Moto », à Saint-Dié-des-Vosges. Avant cela, il fut, aussi, dessinateur et scénariste des trois albums de la série « L’Inconnu de la Tamise », entre 1984 et 1986, édités par« Bedescope », pour les tomes 1 et 2, et « Récréabull », pour le tome 3.

Patrick Weber, le scénariste (c) N. Anspach/Ed. « Anspach »

Bruxelles Omnibus par Weber

Pour mieux connaître Bruxelles (c) Patrick Weber/Ed. « Michel Lafon »

Patrick Weber : lauréat, en 2011, du « Prix du Roman d’Aventures », pour « L’Aiglon ne manque pas d’Aire » (« Ed. du Masque »), auteur des textes de « La grande Histoire du Journal de Mickey de 1934 à nos Jours » (Ed. « Glénat »/2014), il fut, durant cinq ans, jusqu’en janvier 2019, l’animateur, titilleur de l’info, d’ « On refait le Monde », sur « Bel RTL », où il fut chroniqueur royal de 2011 à 2018. Ayant poursuivi des études d’Histoire de l’Art et d’Archéologie, il est l’un des fondateurs, à Bruxelles, du « Salon du Livre d’Histoire » et du« Club de l’Histoire », ayant signé, en 2019, chez« Michel Lafon » , « Bruxelles Omnibus », une étonante découverte de tous les trésors de la Capitale européeene, à travers les arrêts des transports en commun de la « STIB », déclarant à un collègue de la« DH » :« J’ai envie qu’en lisant mes lignes, les gens soient fiers de leur ville. » De fait, peu de Bruxellois  connaissent l’origine de noms de stations, comme « Bascule », « Ma Campagne », « Héros », … Dans son roman « Maggie, une Vie pour en finir » (Ed.« Plon »/2018), Patrick Weber part sur les traces de sa grand-mère et de ses origines familiales, nous conduisant d’Altrincham à Manchester, de Londres à Bruxelles, d’Antwerpen aux camps de concentration… Et si, en mars 2019, il devenait comédien, créant, avec Vincent Taloche comme metteur en scène, son 1er « seul en scène » , au « Théâtre Mercelis », il poursuivait, aussi, sa carrière de scénariste de bandes dessinées, avec « Sang de Sein », édité, en 2018, chez « Vents d’Ouest », sur un scénario du français « Nicoby » (Nicolas Bidet), … et ce alors qu’il apparaissait sur une vidéo publicitaire ventant les mérites d’une bière trappiste,… authentiquement belge

Quelques critiques de Presse :

Pour « Planet BD », par Jean-Michel Baclet : « Le dessin ligne claire de Baudoin Deville s’inscrit dans la lignée des Jacques Martin, Jean-Claude Floc’h ou encore Ted Benoit. C’est un réel plaisir de plonger dans cette ambiance des années ’60 avec une mode élégante ou des voitures aux lignes majestueuses… Pour construire ce récit, les auteurs se sont sérieusement documentés : un dossier historique vient conclure l’ouvrage… »

Pour « BDtheque.com », par Mac Arthur » : « Patrick Weber prend soin de rester le plus objectif possible dans sa relation des événements qui ont marqué cette époque. Il montre du positif comme du négatif dans tous les camps, ce récit n’est donc pas un plaidoyer pro-Belgique coloniale pas plus qu’une attaque contre les anciens colons… Le dessin de Baudouin Deville séduira à coup sûr les amateurs de dessin ‘à l’ancienne’. Ce trait clair et soigné est bien dans la lignée de la ligne claire franco-belge des années ’60. La colorisation signée Bérengère Marquebreucq va d’ailleurs dans le même sens, elle est classique et soignée elle aussi. L’ensemble est donc agréable à l’oeil et ravira les amateurs du genre. »

Pour « Auracan.com », par Pierre Burssens «  : « Visite documentée de Léopoldville précisément restituée. L’intrigue est prenante, mais on prend aussi un réel plaisir à parcourir et à s’attarder sur ces images d’hier soigneusement recréées par Baudouin Deville. Le trait du dessinateur, largement influencé par la ligne claire, convient tout particulièrement à ce type d’histoire. Il renforce encore son identité et souligne son inspiration belgo-belge. Quelques clins d’oeil discrets, graphiques ou scénaristiques, font d’ailleurs référence à certains classiques du 9e Art… »

Sourire 58, bd chez Anspach de Weber, Deville
Couverture du 1er album, avec l’hôtesse Kathleen comme héroïne (c) Baudouin Deville/Ed. « Anspach »

Notons que Kathleen Van Overstaeten a fait une 1ère apparition dans le monde de la BD, en 2018, au sein de l’album « Sourire 58 » (Baudouin Deville et Patrick Weber/Ed.« Anspach »/2018/cartonné/24 x 32 cm/édité avec l’appui de l’ ‘Atomium’ et du ‘Fonds Lucien De Roeck’/64 p. {une BD de 54 p., un dossier didactique de 08 p. et 02 p. reprenant les noms des 484 « édinautes »}/14€50).

« Sourire 58 » (p. 11) (c) Baudouin Deville et Patrick Weber/Ed. « Anspach »

Concernant « Sourire 58 », quelques appréciations de la Presse :

Pour « Le Soir », par Daniel Couvreur : « Un thriller ligne claire qui fait revivre l »épopée futuriste de l’ ‘Expo 58’… »

Pour la « RTBF », par Denis Marc :« Oscillant entre admiration pour les réalisations architecturales du plateau du Heysel et polar classsique, l’album ravit par son graphique épuré… »

Pour « Le Figaro », par Olivier Delcroix : « Une captivante intrigue Hitchcockienne à l’ombre de l’Atomium… »

Pour « L’Echo du Centre », par Gilles Rahier : « Une évidente réussite… »

Pout l’ « Essentiel » (Lux.), par Denis Berche : « Un coup de maître… »

… Mais nos deux auteurs et leur coloriste n’en restent pas là, puisqu’ils terminent, actuellement, « Bruxelles 43 », pour lequel les Ed. « Anspach »  viennent de clôturer leur« crowdfunding » (financement participatif).

(c) Baudouin Deville et Patrick Weber/Ed. « Anspach »

A nouveau, ils font honneur à la ligne claire, si chère à « Hergé » (Georges Remy/1907-1983/réateur de « Tintin »/Ed. « Casterman »/1930), une case reprenant ce dernier marchant en rue, aux côtés de son collègue et ami, Edgar P. Jacobs (1904-1987/créateur de « Blake & Mortimer »/Ed. « Casterman »/1950)

Edgar P. Jacobs et « Hergé », dans « Bruxelles 43 », dessinés par (c) Baudouin Deville/Ed. « Anspach »

Notre collègue Maxim Lopes rapporte le propos des auteurs : « Nous avons choisi 1943 comme thème du 3ème album pour raconter un pan important de l’histoire de notre pays à savoir l’occupation allemande et ses conséquences sur la vie quotidienne des Belges. Pour ce faire, nous avons rajeuni notre héroïne (qui aura donc 12 ans) et en faisons un témoin privilégié de cette période. Cette collection d’albums (chaque album est auto-conclusif) s’inscrit sur une ligne du temps (tome 1 : 1958, tome 2 : 1960, tome 3 : 1943, tome 4 : 1967, …), … toute époque demandant une large documentation (mode, véhicules, architecture, …), rencontre et interview de témoins de manière à coller au mieux à l’époque. Recherche dans les bibliothèques, sur le net. Prise de vues sur les sites. Notre scénariste, Patrick Weber est journaliste, scénariste et en plus, historien, donnant là une réelle crédibilité à nos récits. »

Voici une nouvelle approche didactique, doublée d’un thriller, qui méritera assurément d’être lue, nous permettant de revenir sur ce que les Bruxellois ont vécu durant la seconde guerre mondiale

En attendant de découvrir « Bruxelles 43 », confinés à la maison, jusqu’au 03 mai, n’hésitons pas à acheter, en librairie ou via un envoi postal, « Léopoldville 60 », les jeunes découvrant, tout un vivant un passionnant thrilleur, les conditions d’anxiété dans lesquels les Belges vécurent les dernières heures de la colonisation du Congo. Tout en voyant des lieux qui étaient fréquentés par les Colons, tel l’hôtel « Memling » (p. 04), ou des paysages congolais, chute d’eau incluse (p. 30), ils pourront comprendre quel était l’intérêt des Etats-Unis pour le Congo et juger de ce que fut  l’importante intervention de notre ancienne compagnie aérienne, la « SABENA » (« Société Anonyme Belge d’Exploitation de la Navigation Aérienne »/1923-2001), pour le rapatriement de nos compatriotes.

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Liaison Bruxelles-Léopoldville, en 1960, avec la « SABENA », dessinée par (c) B. Deville/Ed. « Anspach »

A ce sujet, Patrick Weber reprend (p. 60) le propos de Jean Rigot, second pilote (extrait de « L’Aviation en Belgique et au Congo » (Jacques Goterman & Marc Vandermeiren/2016) : « Nous étions huit dans l’équipage… et 111 passagers qui se répartirent dans les 88 sièges, sur les containers du catering… et dans les toilettes de bord, dont l’une garda son statut originel. Je me souviens d’une religieuse qui passa tout le voyage de retour avec un enfant assissur chaque genou. »

Joseph Kasabele Tshamala, compositeur-interprête d’ « Indépendance  Cha-Cha »

… Une fois la vie normale ayant repris ses droits, en Belgique, afin de continuer cette aventure africaine, pourquoi ne pas nous rendre à Tervuren, afin de visiter le superbement rénové « Africa Museum » (ou « Musée royal de l’Afrique centrale »appelé « Musée royal du Congo belge », jusqu’à l’indépendance), tant de collections sur le Congo nous y attendant, en écoutant, dans une de ses salles, Joseph Kasabele Tshamala (1930-1983) chanter, accompagné de son groupe « African Jazz », sur un rythme de rumba africaine, l’un des grands tubes des années ’60, à l’origine, sur les antennes de « Radio Congo belge », qui disposait de l’émetteur radio le plus puissant d’Afrique. Les paroles furent écrites à Bruxelles, en marge de la « Table ronde » devant décider de l’avenir du  Congo belge. Voici un extrait des paroles d’« Indépendance  Cha-Cha », évoqué à la page 59 de « Léopoldville 60 » :

« Nous avons obtenu l’indépendance / Nous voici enfin libres / à la Table Ronde nous avons gagné / Vive l’indépendance que nous avons gagnée / … »

Yves Calbert.

 

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