L’ « Art contemporain », à la Citadelle de Namur, jusqu’au 14 Juillet

(c) Bart Ramakers

signatureFestival

Organisé par le « Comité d’Animation de la Citadelle », sous la conduite de sa directrice, Christine Laverdure, et de l’Echevine de la Citadelle, Anne Barzin, ce « Festival d’Art contemporain » connaît sa 3e édition, jusqu’au dimanche 14 juillet, sur le site de« Terra Nova », au sein de trois salles et à l’extérieur, ainsi qu’au « Hangar aux Affûts », sur une superficie totale de 2.275 mètres carrés.

Ce « Festival », créé en 2017, à l’initiative d’Arnaud Gavroy, Conseiller communal, alors Echevin de la Citadelle, se déroula sur seulement trois jours, accueillant plus de1.200 visiteurs. Se déroulant durant dix jours en 2018, pour une fréquentation de plus de 3.000 personnes, venus admirer des oeuvres d’artistes espagnols et belges, cette année, 17 jours sont offerts aux artistes et aux visiteurs, le vernissage ayant accueilli un grand public, le vendredi 28 juin, 5.000 visiteurs étant attendus.Résultat de recherche d'images pour "Art contemporain, à la Citadelle photos"

L’artiste ostendais William Sweetlove, commissaire du 3e « Festival d’Art contemporain »

A noter l’apport d’un nouveau commissaire, haut en couleurs, William Sweetlove, (°Oostende/1949), permettant une internationalisation de plus en plus importante de ce « Festival d’Art contemporain », à l’occasion de sa 3e édition, avec des artistes nous venant des Etats-Unis (Victor Kastelic), de France (Philippe Huart), d’Italie (Daniele Galliano, Thomas Mazzarella et Tommasso De Paris), des Pays-Bas (Evelien De Jong et Woody Van Amen), du Royaume-Uni (David Spiller) et de Belgique (Stijn Bastianen, Jan Henderikse, Mathilde Nardonne, Johan Opstaele, Bart Ramakers, William Sweetlove et Camille Truyffaut (B), cette dernière étant Namuroise d’origine.Résultat de recherche d'images pour "William Sweetlove artiste"

En 2011, à la « MCN », les animaux porteurs d’une gourde d’eau, créés parWilliam Sweetlove

Pour en revenir à William Sweetlove, notons que pour cet artiste ostendais, l’art doit, aussi, être un antidote à la surconsommation et à la surproduction. Exposant, cette année, à l’entrée du« Hangar aux Affûts », notons qu’il présenta ses petits animaux, tous porteurs d’une gourde d’eau sur leur dos, à la « Maison de la Culture de la Province »  (dont il convient de souligner la brillante rénovation, sous son nouveau nom de « Delta »), en 2011. 

Ce « citoyen du monde, artiste pour l’éternité » , comme il se définit, nous confie : « Il y a déjà près de 20 ans que j’essaie de mettre des signaux dans le monde entier, pour changer les comportements et sauver la planète… J’attire l’attention sur le problème de l’eau. On reçoit plein de signaux naturels, inondations partout, et le nouveau problème sera d’avoir de l’eau potable. »  

(c) William Sweetlove/Ph.: »Citadelle »

Huit ans après son exposition au Confluent de la Sambre et de la Meuse, au« Hangar aux Affûts », ce sont de petits personnages qu’il nous propose, … tous porteurs, sur leur dos, d’une bouteille d’eau !!Résultat de recherche d'images pour "photos de bart ramakers"

                                                                      (c) Bart Ramakers

Dans un format fort différent, faisant face à ces derniers, tous en blanc, nous trouvons trois peintures, pleines de couleurs, de trois femmes, avec, sur leurs dos, leur bouteille d’eau, se détachant de ciels ensoleillés ou orageux, de jour ou de nuit, … oeuvres de Bart Ramakers 1963), qui, ayant a grandi sur les rives de la Meuse, nous propose, aussi deux immenses toiles avec les mêmes personnages, dans les mêmes positions, mais dont les visages expriment des sentiments opposés, romantiques, d’une part, contestataires d’autre part,… de monumentales mises en scènes, avec figurant(e)s amateurs ou professionnels, dont il est le brillant réalisateur

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                                                               Bart Ramakers au travail

« Mes photos sont des mises en scène baroques qui questionnent l’existence. Quant à la la nudité, symbole de transparence, c’est une façon d’aller à l’essentiel. Le vêtement fait l’individu et le transforme. Mon intention ultime n’est pas érotique, mon ambition étant d’exprimer par le beau ma vision du monde », déclarait-il à notre collègue Joëlle Smets, en 2017, pour « Soir Mag ».

Deux oeuvres de Bart Ramakers, non exposées, revisitant « Hergé » et le « Pornocratès » de Félicien Rops

Bart Ramakers et William Sweetlove, exposant ensemble leur projet « Flora and the Water Warriors », créent un dialogue fascinant entre les déesses classicistes et les modèles de protestation du mouvement climatique contemporain, soucieux de protéger notre climat et notre environnement. Leur message est donc de construire une mythologie pour un nouveau et un meilleur monde.

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                                            (c) Evelien de Jong/Ph.:A. Dannevoye/ »alluMeuse »

A l’extrême gauche de ce même« Hangar aux Affûts », nous découvrons le travail d’Evelien de JongRotterdam /1978), diplômée, en 2001, de l’ « Académie des Arts Willem de Kooning », à Rotterdam. Utilisant des techniques mixtes (collages, dessins, installations, peintures, photographies, sculptures, textiles, vidéos), elle a participé à plus de 80 expositions, individuelles et collectives, aux Pays-Bas et à l’étranger, elle est une artiste «militante», possèdant un langage visuel fort, aimant faire cette déclaration : « Art is Activism », certaines de ses oeuvres nous montrant des personnes porteuses de masques à oxygène, laissant entrevoir un futur menaçant pour notre planète

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(c) Victor Kasteli/Ph.:« L’Avenir »

Seul artiste non européen présent durant ce « Festival d’Art contemporain », Victor KastelicSalt Lake City/1964), ayant étudié au« College of Fine Arts » de l’« University of Utah », vit en Italie, à Torino, ayant,en 2007-2008 présenté une exposition personnelle de plus de300 oeuvres, intitulée « Cloudburst », au « Salt Lake City Art Center », à Edimbourg, au« Talbot Rice Museum » et au« Palazzo Bricherasio », àTorino.

En 2010, il travailla pour la collection permanente de la« National Library of Congress », àWashington DC, y présentant « Unxpected Garden », alors qu’actuellement, il réalise des parcours de formation de l’image et de l’histoire de l’art, en collaboration avec l’ « Université de L’Etat de New York », à Syracuse, tout en continuant à exposer en Europe.

                                                                   (c) Martine Narbone

Avec ces questions en mémoire : « Comment donner la parole à un territoire ? Comment traiter les végétaux qui l’occupent ? », Mathilde NarbonneBruxelles/1994), quant à elle, nous offre ses sénographies aux allures de tapisseries anciennes, projetant ses « natures mortes » dans le monde contemporain, grâce à une approche photographique par scanner.

(c) David Spiller, d’après « Tom et Jerry » de Joseph Barbera et William Hanna

Toujours dans les salles de« Terra Nova », nous retrouvons des oeuvres inspirées du monde de la BD et dedessins animés sont à l’honneur, avec, notamment, les Dupondt d’ « Hergé »,« Gros Minet » ou« Tom et Jerry », revus par le Britannique David Spiller (°Dartford/1942). Ayant déclaré : « Je veux vraiment réaliser des peintures qui donnent de la magie aux murs,… Certaines sont simples. Certaines sont plus sauvages. Mais au fond, ça veut dire que je vous aime ».

(c) David Spiller, d’après « Hergé-Moulinsart 2019 »

Il étudia à la « Slade School of Art », à London,vivant et travaillant, désormais, entre Berlin et New York, aimant placer des phrases, sorte de gribouillages enfantins, sur ses planches. Utilisant des techniques d’art brut, propres à des artistes comme Jean Dubuffet (1901-1985), se combinant à des influences du « Pop Art », ses oeuvres sont présentes à Séoul, au« Musée Hanwon », à Frankfurt, au sein de la collection de la « Banque MorganStanley », à London, dans celle de l’ « UCL Foundation », à Paris, à Bruxelles, …

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                                           (c) Jan Henderikse/Ph.:A. Dannevoye/ »alluMeuse »

Des Pays-Bas, nous vient, entre autres, Jan Henderikse (°Delft/1937), co-fondateur, en 1960, du « Groupe Nul ». Ayant étudié, de 1955 à 1958, à la « Free Academy », à Den Haag., il travaille actuellement à New York et à Antwerpen. Cet artiste néerlandais s’inspire du banal et de la recherche de la valeur du flux infini de choses achetées, chéries, mais tout aussi facilement jetées. Si la « Villa Merkel », à Esslingen am Neckar, en Allemagne, possède l’une des plus grandes collections de son art, ses oeuvres se retrouvent à Antwerpen, Berlin, Düsseldorf, London, New York, Nice, Tokyo, …

Puisse l’évocation de ces quelques artistes, que nous avons subjectivement retenus, vous donner l’envie de découvrir leur travail et celui des autres peintres, photographes et sculpteurs exposés.Résultat de recherche d'images pour "festival d'art contemporain namur photos"

Ophélie Mannoy, Christine Laverdure, Anne Barzin, William Sweetlove, Bart Ramakers

Ouverture : 7 jours sur 7, jusqu’au dimanche 14 juillet, de 10h à 18h (fermeture du « Hangar aux Affûts » de 12h30 à 13h). Prix d’entrée (bracelets à acheter à l’accueil de « Terra Nova ») : 3€ (gratuit jusqu’à 17 ans inclus). Site web : https://citadelle.namur.be.

Yves Calbert.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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