2e « BRussels International Film Festival » (« BRIFF »), du 20 au 29 Juin

 

Du jeudi 20 au samedi 29 juin, après avoir fêté le « Grand Départ » (… du « Tour de France », pour ceux qui auraient réussi à l’ignorer), Bruxelles va faire la fête au « Grand Retour » du Cinéma mondial (et belge), gâce à la seconde édition du « BRIFF » (« BRussels International Film Festival »), qui nous promet une programmation exceptionnelle, tant au niveau des films projetés qu’à celui des acteurs et réalisateurs qui sont attendus, notamment à l’occasion de rencontres, tant attendues par tous les cinéphiles

Ainsi, le Parisien Michel Hazanavicius sera l’invité d’honneur du « BRIFF », le vendredi 21, à l’« UGC-De Brouckère », à l’issue de la projection, à 20h, de son film « OSS 117 Rio ne répond plus » (Fra./2009/100’/avec Jean Dujardin/ce film ayant obtenu, en 2010 le « Prix  Jacques Deray », attribué au meilleur Film Policier français, le « Golden Space Needle Award », à Seattle, et le« Sakura Grand-Prix », à Tokyo).

Par ailleurs, trois autres de ses films composeront une superbe rétrospective de ses immenses talents de cinéaste :

« Le Redoutable » (Fra./2017/102’/film nommé, notamment, en 2017, poursix Prix, au « Festival de Cannes » pour cinq « César », et en 2018, pour cinq « César » et deux « Prix Lumières »).

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« The Artist » (Michel Hazanavicius)

– « The Artist »/Fra./2011/avec Jean Dujardin, récompensé, en 2012, de l’ « Oscar du meilleur Acteur » et, en 2011, du « Prix du meilleur Acteur », au « Festival de Cannes », ce film, nommé à 62 reprises, ayant reçu53 Prix, dont, en 2012, sept « BAFTA Awards », six « César », six « Etoiles d’Or de la Presse du Cinéma français », cinq « Oscars », quatre « Independant Spirit Awards », trois « Golden Globes », trois « Australian Film Institute Awards », deux « Prix Lumières de la Presse étrangère », le « Goya du meilleur Film européen », le » Grand-Prix de l’Union de la Critique du Cinéma » et, en 2011, neuf « Phoenix Film Critics Society Awards« , deux « Washington DC Area Film Critics Association Awards », deux « New York Film Critics Awards », un Prix de l’« Académie Européenne de Cinéma », un« Vancouver Film Critics  Circle Award » et le« Prix du Public » du« Festival de San Sebastian ».

« La Classe Américaine : Le Grand Détournement » (Fra./1993/70’/avec Charles Bronson, Bruno Crémer, Henry Fonda, Clark Gable, Dustin Hoffman, Dean Martin, Robert Mitchum, Paul Newman, Elvis Presley, Robert Redfort, Frank Sinatra, Spencer Tracy, John Wayne  et Orson Welles/un long-métrage réalisé avec des extraits de films du catalogue de la société de production Warner Bros).

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Michel Hazanavicius, oscarisé à Hollywood, en 2012, pour  « The Artist »

… Et ceci dans l’attente de son prochain long-métrage « Le Prince oublié » (Fra./2020/avec Bérénice Bejo, François Damiens et Omar Sy), revenons au présent, avec la prochaine Soirée d’Ouverture du 2e « BRIFF », les films sélectionnés au sein de trois Compétitions et d’autres intéressantes Rencontres.

  • Soirée d’Ouverture, le 20 Juin, à 20h, à l’ « UGC-De Brouckère » :

It Must Be Heaven : Photo Elia Suleiman

« It must be Heaven » (« C’est çà le Paradis »/Elia Suleiman)

* « It must be Heaven » (« C’est çà le Paradis »/Elia Suleiman/Fra.-Palestine/2019/97′), ce film étant le lauréat, au « Festival de Cannes », du « Prix de la Critique Internationale », décerné par la « FIPRESCI »  (« Fédération Internationale de la Presse Cinématographique ») et d’une « Mention spéciale du Jury ».

« It must be Heaven » : Elia Suleiman, Tarik Kopty et Fadi Sakr (c) « Getty Images Europe »

Synopsis : « Un homme fuit la Palestine, à la recherche d’une nouvelle terre d’accueil, avant de réaliser que son pays d’origine le suit toujours comme une ombre. La promesse d’une vie nouvelle se transforme vite en comédie de l’absurde. Aussi loin qu’il voyage, de Paris à New York, quelque chose lui rappelle sa patrie… »

Un conte burlesque explorant l’identité, la nationalité et l’appartenance, dans lequel Elia Suleiman pose une question fondamentale : où peut-on se sentir ‘chez soi’  ?

Notons que ce réalisateur palestinien, Elia Suleiman, né à Nazareth, en 1960, a remporté le « Prix du Jury » du « Festival de Cannes », en 2002, pour sa comédie tragique « Intervention divine » (Fra.-Maroc-All-Palestine/2002/ 92′).

  • 9 Films en Compétition internationale :
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« So Long, My Son » (Wang Xiaoshuai)

« So Long, My Son » (Wang Xiaoshuai/Chine/2019/185′) ;

« Répertoire des Villes disparues » (Denis Côté/Canada/2019/97′) ;

« Ray and Liz » (Richard Billingham/UK/2018/108′) ;

« Shooting the Mafia » (Kim Longinotto/Irl./2019/100′) ;

« Parwareshgah » (« L’Orphelinat »/Shahrbanoo Sadat/Da.-All.-Fra.-Lux.-Afghanistan-Qatar/2019/90′) ;

« Dieu existe, son Nom est Petrunya » (Teona Strugar Mitevska/Maced.-Bel.-Slov.-Fra.-Cro./2018/100′) ;

« Deslembro » (Flavia Castro/Brésil-Fra.-Qatar/2018/96′) ;

« Zombi Child » (Bertrand Bonello/Fra./2018/103′) ;

« It must be Heaven » (« C’est çà le Paradis »/Elia Suleiman/Fra.-Palestine/2019/97′).

  • 6 Films en Compétition Nationale :

« Century of Smoke » (Nicolas Graux)

 

– « Century of Smoke » (Nicolas Graux/Bel.-Fra./2018/85′) ;

« Good Favour » (Rebecca Daly/Bel.-Irl./2018/101′) ;

« Oleg » (Juris Kursietis/Bel.-Let.-Fra.-Lit./2019/108′) ;

« Dirty God » (Sacha Polak/Bel.-UK-PB-Irl./2018/104′) ;

« Cavale » (Virginie Gourmel/Bel./2018/95′) ;

« Bastaard » (Mathieu Mortelmans/Bel./2018/105′).

  • 8 Films en Compétition « Directors’ week »
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« Sophia Antipolis » (Virgil Vernier)
« Sophia Antipolis » (Virgil Vernier/Fra./2018/98′) ;
« Light as Feathers » (Rosanne Pel/PB/2018/85′) ;
« Animus Animalis » (Aiste Zegulyte/Lit./2018/69′) ;
« Aren’t You Happy » (Susanne Heinrich/All./2019/80’/film lauréat du« Max Ophüls Prize ») ;
« The Last to See Them Alive » (Sara Summa/All./2019/79′) ;
« All about Yves » (Benoit Forgeard/Fra./2019/107′) ;
« Avant l’Aurore » (Nathan Nicholovitch/Fra./2018/105′) ;
« Koko-Di Koko-Da » (Johannes Nyholm/Suè.-Dan./2019/86′).
  • 5 Rencontres, dont une « Masterclass » réservée aux Professionnels :

*** avec Bouli Lanners :

– le samedi 22, à 15h30, au « Cinéma Galeries », nous aurons une rencontre exceptionnelle avec Bouli Lanners, né à Moresnet-Chapelle, en 1965, dont deux de ses films ont remporté dix « Magritte du Cinéma », cinq, en 2012, pour « Les Géants » (Bel./2011 /85’/film aussi lauréat, en 2011, de deux « Bayards », au « FIFF », à Namuret de deux Prix, au « Festival de Cannes »), ainsi que cinq autres, en 2017, pour « Les Premiers, Les Derniers » (Bel./2016/97’/film également récompensé, en 2016, de deux Prix, à la « Berlinale », du  « Swann d’Or du meilleur Réalisateur », à Cabourg, et du « Polar du meilleur Long-Métrage francophone », à Cognac). A noter que son film  « Eldorado » (Bel.-Fra./2008/ 85′) fut aussi honoré, en 2008, de deux Prix au « Festival de Cannes » et du « Prix André Cavens », décerné par l’ « UCC » (« Union  de la Critique de Cinéma » ), sans oublier que, comme acteur, il reçut, en 2013, le « Magritte du meilleur Acteur dans un second Rôle », pour son interprétation dans « De Rouille et d’Os » (Jacques Audiard/Bel.-Fra./2012 /122’/film lauréat, en 2013, de quatre « César », quatre « Etoiles du Cinéma français », deux « Globes de Cristal » et deux « Prix Lumières »).

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Avec Bouli, en 2019, 4 Prix au (c) « Les Arcs Film Festival », pour « C’est ça l’Amour » (Claire Burger

Bouli Lanners sera accompagné, pour cette rencontre, de Francis Leboutte, ingénieur civil et Président de l’asbl « Fin du Nucléaire ». Avec ce dernier, déjà très engagé contre le nucléaire, notre acteur-réalisateur liégeois confirmera sa motivation à lutter contre cette source d’énergie et contre le dérèglement climatique. En valeureux fantassin du combat contre le réchauffement global, Bouli Lanners brandira la carte blanche que lui offre le « BRIFF », pour évoquer les frictions liées à cet épineux dossier. Comment en sortir, comment sauvegarder notre « green planet »  ?… Afin de nous aider à y réfléchir, il nous proposera six films, fictions ou documentaires, produits par huit pays, destinés à interpeller nos consciences sur l’urgence de la situation. Au programme :

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« Fukushima, le Couvercle du Soleil » (Futoshi Sato)

« Fukushima, le Couvercle du Soleil » (Futoshi Sato/Japon/2018/90′) ;

« The Road » (John Hillcoat/USA/2009/119’/film primé à San Diego et en Utah) ;

« There’s No Tomorrow » (Dermot O’ Connor/Irl./2012/38’54 ») ;

« Un Héritage empoisonné » (Isabelle Masson/Bel.-Fra./2018/57′) ;

« Ilha das Flores » (Jorge Furtado/Brésil/Court-Métrage/1989/13′) ;

« Woman at War » (Benedikt Erlingsson/Isl.-Fra.-Ukr./2018/101’/ce film ayant reçu, en 2018, le « Prix d’Interprétation », au « Festival du Nouveau Cinéma de Montréal », pour Halldóra Geirharðsdóttir, ainsi que deux Prix à la « Semaine de la Critique » du « Festival de Cannes »).

Parmi les Critiques de Presse pour « Woman at War », notons celles de :

Dominique Widemann, pour« L’Humanité » : « Une croisade pleine d’humour contre ceux qui s’évertuent à détruire la planète… » ;

Annie Copppermann, pour « Les Echos » : « Derrière un titre peu engageant, … un petit miracle d’humour et de charme… » ;

– Marguerite Nebelsztein, pour« Terrefemina » : « Film d’action, thriller écologique, comédie, ce film féministe ne rentre dans aucune case, ce qui le rend encore plus passionnant. Un film de super-héroïne comme on les aime, exempt d’explosions mais vivant, poétique et inspirant ».

*** avec Emilie Dequenne :

– le lundi 24 juin, au « Palace », ce sera au tour d’Emilie Dequenne de nous proposer une rencontre, à l’issue  de la projection, à 20h, de « Rosetta » (Jean-Pierre et Luc Dardenne/Bel.-Fra.1999/95’/avec, outre Emilie Dequenne, Olivier Gourmet et Fabrizio Rongione)/film lauréat, en 1999, de la « Palme d’Or » du « Festival de Cannes » et du « Prix André-Cavens » de l’ « Union de la Critique de Cinéma »).

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Ce sera, pour le « BRIFF », l’occasion de fêter cette merveilleuse actrice, née à Beloeil, en 1981, lui souhaitant un « Happy Birthday », pour les vingt ans de son « Prix d’Interprétation féminine », en 1999, au « Festival de Cannes ». Et Céline et Pascal, les gentils organisateurs de ce Festival, de nous confier que c’est « grâce à sa tante, qui avait repéré l’annonce dans un journal, qu’Emilie Dequenne se rendit au casting de ‘Rosetta’. Presque aussi déterminée que le personnage principal, elle décrocha le rôle-titre du haut de ses 17 ans. Le conte de fées ne faisait que commencer… »

Emilie Dequenne, lauréate de trois « Magritte de la meilleure Actrice »
La suite, nous la connaissons, avec deux « Swann dOr », en 2001 et 2014, au « Festival  du Film de Cabourg », ainsi qu’en 2012, un second « Prix d’Interprétation féminine », dans la section « Un certain Regard », au « Festival de Cannes », pour « A perdre la Raison » (JoachimLafosse/Bel./2012/111′).

Lors de cette importante rencontre, au « Palace », elle sera accompagnée de Fabrizio Rongione, lauréat du « Margritte du meilleur Acteur », pour « Deux Jours Une Nuit » (Bel.-Fra.-Ita./2014/95’/avec, aussi, Marion Cotillard), ainsi que des réalisateurs de ce dernier film, les frères Dardenne, lauréats de deux « Palmes d’Or », au « Festival de Cannes », dont le Jury leur décerna, cette année, le « Prix de la Mise en Scène », pour leur dernier film, « Le Jeune Ahmed » (Bel.-Fra./2019/ 84′), sans oublier qu’en 2015, ils reçurent, pour « Deux Jours Une Nuit », les« Magritte du meilleur Film » et« de la meilleure Réalisation », le palmarès complet des frères s’étendant sur plus d’une page…

Les frères Dardenne de retour sur la Croisette © AFP

Les frères Dardenne avec le seul Prix qui leur manquait, à Cannes, celui de la Mise en Scène (c) « AFP »

Soulignons que deux autres longs-métrages de la filmographie d’Emilie Dequenne seront projetés lors de cette seconde édition du « BRIFF » :

« A perdre la Raison » (Joachim Lafosse/Bel.-Fra.-Lux.-Sui./2012/qui lui valut, en 2013, le « Magritte de la meilleureActrice » et le« Prix FIPRESCI de la meilleure Actrice, dans un Film en Langue étrangère », au « Festival International du Film de Palm Springs » ;

« Pas son Genre » (Lucas Belvaux/Bel.-Fra./2014/111’/film lauréat, en 2015, de trois « Magritte du Cunéma », dont un 2e « Magritte de la meilleure Actrice », pour Emilie Dequenne), en n’oubliant pas que cette dernière, en 2018, remporta son 3e « Magritte de la meilleure Actrice » pour« Chez Nous » (Lucas Belvaux/Fra.-Bel./ 2017/119′).

*** avec Abel Ferrara :

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– le dimanche 23, à 19h, au « Cinéma Galeries », après la projection, à 17h, de son film « The Funeral » (« Nos Funérailles »/USA/ 1996/99’/film lauréat, en 1996, au « Festival de Venise », du« Prix de l’Organisation Catholique Internationale pour le Cinéma » et de la « Coupe Volpi du meilleur second Rôle », pour Chris Penn), cinq autres de ses films étant programmés :

« The King of New-York » (USA-Ita./1989/106’/lauréat du« Prix du meilleur Réalisateur », au « MystFest » (« Festival Internazionale del Giallo e del Mistero »), à Cattolica, en Emilie-Romagne) ;

« Bad Lieutenant » (USA/1992/96’/Harvey Keitel remportant, en 1993, deux « Prix du meilleur Acteur », au Festival ‘Fantasporto’, à Porto, et aux ‘Independant Spirit Awards’, à Santa Monica) ;

« Pasolini » (Fra.-Bel.-Ita./2014/84’/ce film s’étant vu octroyé cinq étoiles, par ‘Les Cahiers du Cinéma’) ;

« Tommaso » (Ita.-USA-UK/2019/97’/ce film ayant été nommé, en 2019, au « Festival de Cannes ») ;

– « The Projectionist » (USA-Grè./2019/81’/un documentaire sur un Chypriote, employé immigré à Manhattan).

*** avec Bertrand Bonello :

Bertrand Bonello (c) « ARTE France Cinéma »

– le mardi 25, à 19h, au « Cinéma Galeries », ce cinéaste français ayant remporté, en 2001, le « Prix  FIPRESCI de la Semaine de la Critique »  » du « Festival de Cannes », pour son film « Pornographe » (Fra.-Canada/2001/ 108’/avec Dominique Blanc, Jean-Pierre Léaud et Jérémie Renier), son dernier film, « Zombi Child » (Fra./ 2019/103′), ayant été retenu, en 2019, pour la « Quinzaine des Réalisateurs » du « Festival de Cannes ».

*** avec David Oelhoffen :

– le mercredi 26, à 14h, au « Cinéma Galeries », cette « masterclass », sur la musique et le cinéma, étant réservée aux professionnels.

… Mais le « BRIFF » 2019 ne s’arrêtant pas à ces rencontres et compétitions, dans un prochain article nous évoquerons les projections en plein air, le « Panorama Belge » (héritier du « Be Film Festival »), une série de films en hommage au 50e anniversaire du premier pas de l’homme sur la lune, des courts-métrages en« réalité virtuelle » , des ateliers, un forum de coproduction, un programme de séries, une « journée de l’industrie »,… , sans oublier, bien sûr, la Soirée de Clôture.

Prix d’entrée par séance: 8€75. Ouverture et Clôture : 12€ (10€, jusqu’au 15 juin). « Pass BRIFF » : 40€ (30€, jusqu’au 15 juin). Site web: http://www.briff.be.
Yves Calbert.

 

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