18 et 23 Avril : « Duelles », avec le réalisateur et une actrice, à Namur, puis à Liège

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« Duelles » (Olivier Masset-Depasse) (c) « Haut et Court »

Présenté à l’occasion de l’Ouverture du 34ème « Festival International du Film de Mons », au « Théâtre de Mons », ainsi qu’au « Cinéma le Parc », à Liège, en avant-première liégeoise, en lancement du 14ème « Festival Inmagésanté »programmé du 23 au 28 mars 2020, le film « Duelles » revient à Liège, au « Sauvenière », ce mardi 23 avril, à 20h, en présence du réalisateur, Olivier Masset-Depasse, et de l’une de ses deux actrices principales, Anne Coessens.

Auparavant, ce jeudi 18 avril, à 20h, « Duelles » (Olivier Masset-Depasse/Bel.-Fra./2018/90’) aura été présenté à Namur, au « Caméo », Anne Veerle, l’autre actrice principale, se joignant au réalisateur, pour participer à une rencontre avec le public.

Une équipe enthousiate (c) Gaëtan Chekaiban/ »Versus Production »

Synopsis : « Au début des années 1960, Alice et Céline vivent avec leurs familles dans la banlieue de Bruxelles. Alice (Veerle  Baetens) épie, derrière ses rideaux, les allées et venues de ses voisins. Dès que la voie est libre, elle s’introduit prestement dans leur demeure, semblant y être comme chez elle, habituée aux espaces… Que fait-elle ? Que cherche-t-elle, alors que Céline (Anne Coesens), la voisine, passe récupérer leurs deux garçons à l’école ?… Elles sont les meilleures amies du monde, … jusqu’au jour où survient un événement tragique qui vient bouleverser leur univers quotidien… »

Duelles en vue pour Veerle Baetens et Anne Coesens, sous l'oeil d'Olivier Masset-Depasse

« Duelles » : Veerle Baetens et Anne Coessens, encadrant le Réalisateur, Olivier Masset-Depasse

Le réalisateur carolorégien de cette fiction ne nous est pas inconnu puisque, pour « Illégal » (Bel.-Fra.-Lux./2010/ 90′), il a reçu, en 2010, le « Valois du meilleur Film », au « Festival du Film francophone d’Angoulème », le « Prix Lumière du Public mondial », à Paris, et le« Prix Umanum » de l’« Union de la PresseCinématographique Belge », ainsi que, en 2011, le « Magritte de la meilleure Actrice dans un second Rôle », pour Christelle Cornil, et le « Magritte de la meilleure Actrice », pour Anne Coessens.Résultat de recherche d'images pour "duelles film photos"

« Duelles » (Olivier Masset-Depasse) (c) « Haut et Court »

Cette dernière, pour ce même film, reçut, en 2010, le « Bayard d’Or de la meilleure Comédienne », au « Festival International du Film Francophone », à Namur, ainsi que, pour « Tous les Chats sont gris » (Savina Dellicour/Bel./2014/84′), le« Magritte de la meilleure Actrice dans un second Rôle ».

« Duelles » (Olivier Masset-Depasse) (c) « Haut et Court »

De son côté, Veerle Baetens fut la lauréate, en 2013, pour « Alabama Monroe » (Felix Van Groeningen/Bel.-P.B./2012/ 110′), du « Prix de la meilleure Actrice », au « Prix du Cinéma européen », à Berlin, et du « Festival du FilmTribeca », àNew York, ainsi que, en 2016, le« Magritte de la meilleure Actrice », pour « Un Début prometteur » (EmmaLuchini/Fra./2015/90′).

Pour en revenir au réalisateur, notons qu’Olivier Masset-Depasse fut formé à l’ « U.E.E. » (« Université Européenne d’Ecriture »), en section « Scénario – Roman – Composition musicale », ainsi qu’à l’ « I.A.D. » (« Institut des Arts de Diffusion »), en section « Réalisation Ciné-TV ».

A souligner, également, qu’il s’agit, ici, du 5ème film, le 3ème long-métrage que ce réalisateur tourne avec Anne Cooessens, sa compagne au civil. A « Cinévox », il disait : « C’est elle qui déclenche mon inspiration », avouant avoir écrit « Duelles » pour elle, sa muse, cette dernière répliquant : « Ce qui est très chouette avec Olivier, c’est qu’on a l’impression qu’il se remet à chaque fois en danger » , … ajoutant, concernant les deux couples à l’écran : « On s’est vraiment nourris tous les quatre pour construire nos personnages »… Une bien belle réudssite !

Sous le titre « Mother’s Instinct »« Duelles » fut projeté en première mondiale auCanada, le vendredi 07 septembre 2018, dans le cadre du « TIFF » (« Toronto International Film Festival »), avant d’être projeté dans la mythique salle du « Grand  Eldorado », à l’ « UGC-De Brouckère », lors d’un événement exceptionnel de « Cinévox », le samedi 02 février 2019, à l’occasion de la retransmissission de la Cérémonie des 9èmes « Magritte du Cinéma ».

« Duelles » (Olivier Masset-Depasse) (c) « Haut et Court »

Critique de« Cineuropa » : « Masset-Depasse sait indéniablement bâtir des films à partir de personnages féminins forts et déterminés. ‘Duelles’ est un thriller psychologique intensément atmosphérique, palpablement nostalgique et très féministe… (Cette) intrigue située dans les années 1960 est à la fois rétro et d’une obscurité intrigante, en dépit de ses décors ensoleillés. Ces derniers sont le cadre parfait pour cethriller riche en contradictions et jeux de miroir entre deux mondes qui semblent d’abord identiques puis s’effondrent… ‘‘Duelles’ n’est pas exactement un film révolutionnaire, puisqu’il se rattache à un cinéma assez classique, … mais dans son genre, c’est une réussite, fidèle à un style de divertissement ‘old school’, aimé du public, parvenant à tenir le spectateur en haleine, tout en lui offrant une touche de nostalgie. »

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« Duelles » (Olivier Masset-Depasse) (c) « Haut et Court »

A l’occasion de la première mondiale, à TorontoOlivier Masset-Depasse confiait à « Cineuropa »:« C’est un huis-clos sous tension, automatiquement symbolique, induisant aussitôt une dimension « méta-psychologique », dans le sens où tout ce que l’on voit à l’écran peut très bien se passer dans la tête du ou des personnages. On est aussitôt dans une dimension plus psychique. Dans mes précédents films, jusqu’à présent, j’avais toujours joué le « ton sur ton » (traitement sombre d’une histoire sombre). Pour‘Duelles’, je tenais à expérimenter le contre-point esthétique (traitement clair d’une histoire sombre). C’est la raison pour laquelle j’ai repensé ma réalisation de fond en comble : je voulais traiter ce ‘huis-clos’ de façon aérienne et sensorielle, préférer les longs plans en mouvement, avec plus de « mise en scène » dans le déplacement des acteurs. Il fallait une réalisation multiple, à la fois au plus près de la psychologie des personnages, et à la fois se permettant une mise en beauté glamour et sensible. »

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Du Réalisateur, à gauche, au Président du « Festival du Film de Mons » (c) « La Nouvelle Gazette »
Inspiré d’un roman de Barbara Abel, « Derrière la Haine » (Ed. « Pocket« /2013), où l’histoire se passe à l’époque contemporaine, ce réalisateur a souhaité transposer le récit dans les années ’60. Ce concernant, il confiait à « Cinévox » : « C’est une histoire très sombre, à laquelle je voulais apporter un contrepoint esthétique fort. Les scènes se passent sous le soleil, dans des décors beaux et soignés, les moments les plus durs sont filmés avec douceur, j’avais envie de jouer avec les contrastes. » 
Pour les« Grignoux », Catherine Lemaire écrit :  » Olivier Masset-Depasse revient au grand écran presque 10 ans après nous avoir bouleversés avec ‘IIlégal’. Changement de registre radical, il livre, avec ‘Duelles’, un thriller psychologique féminin implacable, baigné dans un univers sixties d’inspiration clairement hitchcockienne, … dans une reconstitution éblouissante des sixties, … porté par Veerle Baetens , en blonde hitchcockienne parano, et Anne Coesens, en brune faussement résiliente. » »
« Dès l’ouverture du film, nous sommes plongés dans un suspense haletant alors que nous voyons Alice épier les allées et venues de ses voisins… Le cadre du thriller est déjà là et la tension bien installée. »
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« Quel bonheur de voir un cinéaste belge accompli s’épanouir dans un univers cinéphile assumé, lorgnant avec brio sur les thrillers américains des sixties, jouant avec les codes esthétiques de l’époque, poussant loin le souci du détail. Mais cette attention aux costumes et aux décors ne nous détourne pas de l’intrigue, au contraire, elle la sert pour installer un climat étrange, un peu trop propret, au milieu duquel déambulent sur un fil instable nos deux – magnifiques – actrices. Le spectateur, ballotté de l’une à l’autre, ne sait bientôt plus ni qui croire ni que penser. Le chagrin peut-il faire basculer dans l’insensibilité ? Ou bien la culpabilité se transformer en vengeance ? Comment distinguer la paranoïa des suspicions fondées ? Autant de pistes et fausses pistes d’une intrigue qui avance masquée, jusqu’à un final en apothéose qui montre à quel point Masset-Depasse est à son aise dans le genre du thriller psychologique dont il triture les codes jusqu’à leur paroxysme. »
A voir, assurément !
Yves Calbert.

 

 

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