38ème « Anima », aux « Grignoux », à Liège et à Namur, du 03 au 10 Mars

affiche du film Festival ANIMA

Profitant du Congé de Carnaval, du vendredi 1er au dimance 10 mars, le Festival « Anima » est de retour, en décentralisationà Namur et à Liège.

La Grande aventure de Non-Non : Photo

« La Grande Aventure de Non-Non » (Mathieu Auvray/Fra./2018/41’/3 courts-métrages/à partir de 3 ans)

Pour entammer ces décentralisations namuroise et liégeoise, projection de « La Grande Aventure de Non-Non »,  le dimanche 03 mars, à 14h, au « Churchill », à Liège, et à 15h, au « Caméo », à Namur, la projection, à Liège, étant suivie d’une lecture de contes, proposée par la librairie « La Parenthèse ». Tandis qu’à Namur, nous aurons un atelier pour enfants, sur la « chasse aux détritus« , afin de sensibiliser au tri et au zéro déchet.

Synopsis : « A Sous-Bois-Les-Bains, les jours s’écoulent dans la bonne humeur et ce n’est pas une histoire de glace à la carotte, un voyage (raté) sur la Lune ou une inondation qui changeront les choses ! Rien ne semble pouvoir arrêter cette drôle de bande de copains, tous si différents, mais toujours solidaires. »

Sorti de l’imaginaire de l’illustratrice Magali Le Huche, « Non-Non », l’ornithorynque est la vedette des trois courts-métrages, présentés sous le titre : « La Grande Aventure de Non-Non », à savoir :

– « Non-Non et la Glace à la Carotte » ;

« Grocroc mal luné  » ;

– « Déluge à Sous-Bois-les-Bains ».

En séances ordinaires, du dimanche 03 au dimanche 10 mars, au« Churchill » et au « Sauvenière », à Liège, ainsi qu’au « Caméo », à Namur.

« Les Ritournelles de la Chouette »

*** Le lundi 04 mars, à 10h, au « Caméo », à Namur, « Les Ritournelles de la Chouette » (Arnaud Demuynck/ Bel./2019/48’/5 courts-métrages/à partir de 3 ans).

Synopsis des 5 courts-métrages :

– « Un Travail de Fourmis » (Anaïs Sorrentino/2017/7’09)
« Par une fraîche journée d’automne, un ours prend froid dans la rivière. De retour dans sa grotte, il éternue si fort qu’un énorme rocher tombe devant l’entrée et le bloque à l’intérieur. Une petite fourmi qui passe par là lui vient alors en aide. »
– « L’Arbre à grosse Voix » (Anaïs Sorrentino/2017/6’29)
« Une souris veut se loger dans le tronc d’un vieil arbre quand celui-ci la menace d’une grosse voix. La souris s’enfuit et croise un écureuil, qui, d’abord sceptique, va vivre la même expérience. Viendra le tour d’un lapin, puis d’un pinson et, enfin, d’une tortue qui, elle, ne s’en laissera pas conter. »
– « La Tortue d’Or » (Célia Tisserant & Célia Tocco/2018/13’07)
« Un couple vit heureux dans une humble masure. Un jour, l’homme pêche dans ses filets une tortue aux écailles d’or. En échange de sa liberté, l’animal promet au pêcheur d’exaucer tous ses voeux. »
– « L’humble Tailleur de Pierre » (Frits Standaert/2018/16’54)
« Un banquier vaniteux et opulent croit posséder toutes les richesses, mais l’ennui l’accable de tristesse. Un jour, il s’approche de la maison d’un humble tailleur de pierre qui, dit-on, vit satisfait de sa liberté, de son rocher et d’une tasse de thé à l’aurore. “Mais que peut-on faire sans or ?”, rugit le banquier, certain que cet homme est tout aussi avide d’argent que lui… »
– « Où vas-tu Basile ? » (Jérémie Mazurek/2018/3’15)
« Basile part au marché vendre son cheval. Il croise sur sa route un malin qui lui troque le canasson contre une vache. Basile échange un peu plus loin sa vache contre une chèvre… »

La projection sera suivie d’un atelier d’éveil musical autour des animaux de la forêt, de 11h à 11h30, en collaboration avec les « Jeunesses Musicales », de Namur. Réservations lecameo@grignoux.be.

En séances ordinaires, du dimanche 24 février au dimanche 10 mars, au « Churchill » et au« Sauvenière », à Liège, ainsi qu’au « Caméo », à Namur.

*** A Liège, au « Sauvenière », le lundi 04 mars, à 14h, et à Namur, au « Caméo », le mardi 05 mars, à 14h30 : « Sur l’Ile de Trododu » (Bel./2018/45’/7 courts-métrages/à partir de 3 ans).

Réunis sous ce titre, nous découvrirons deux courts-métrages d’André Borbé, spécialiste de la chanson pour enfants, ainsi que cinq autres réalisés, aux Studios de « Camera-etc » – un atelier de production liégeois dédié au cinéma d’animation – par des enfants, qui nous prouvent qu’il n’y a pas que les adultes qui peuvent inventer et mettre en mouvement, avec drôlerie et sensililté. des histoires pleines de couleurs.

*** A Namur, précédé, à 10h, d’un petit-déjeuner proposé par « Paysans-Artisans », au « Caféo », nous pourrons assister, au « Caméo », le mardi 05 mars, à 10h30, au « Caméo », à la projection de « Pachamama » (Juan Antin/ Fra./2018/72′). Réservations : sur info@paysans-artisans.be. A Liège, au « Sauvenière »,  ce film sera proposé le mercredi 06 mars, à  14h30, une animation pour enfants suivant ces deux projections événementielles. Par ailleurs, en séances ordinaires, ce long-métrage sera à l’affiche du dimanche 03 au dimanche 10 mars, au« Churchill » et au « Sauvenière », à Liège, ainsi qu’au« Caméo », à Namur.Résultat de recherche d'images pour "Pachamama photos"

« Pachamama » (Juan Antin/Fra.-Lux.-Canada/2018/72’/à partir de 6 ans/nommé aux « César » 2019)

Synopsis : « Tout le monde s’apprête à fêter ‘Pachamama’ par des offrandes, pour la remercier de sa générosité, pour les rayons de soleil qui ont fait pousser le maïs et les légumes, pour l’eau qui a irrigué les plaines et pour la terre fertile qui a nourri les hommes. Dans un passé très ancien et des contrées très éloignées, en Argentine, au cœur d’un petit village inca, Tepulpaï et Naïra, deux petits Indiens de la Cordillère des Andes, partent à la rechercge d’une statuette sacrée Huaca, totem protecteur de leur village, confisqué par les Incas. Leur quête les mènera jusqu’à Cuzco, capitale royale, assiégée par les conquistadors… »

Nos enfants découvrirons des dessins d’une poésie et d’une précision incroyables, des couleurs chatoyantes, cette histoire étant pleine d’aventures, de mystères, d’interrogations, avec l’omniprésence de « Mère Nature », la musique tenant le premier rôle de cebijou d’animation.
A « Allo Ciné », Juan Austin confiait :« Le parcours fut long et complexe. Malgré cela, j’avais la certitude que le film existerait un jour. Finalement, quand j’ai rencontré Didier et Damien Brunner, ils m’ont dit assez vite ‘on y va’. Nous avons, avec ma famille, déménagé en région parisienne, en fonction des écoles qui nous plaisaient pour nos enfants… »

Présentant son long-métrage d’animation « Mercano le Martien » (Argentine/2002/87′), au « Festival international du nouveau Cinéma latino-américain », à La Havane, ce réalisateur argentin eut l’impression de voir les navires espagnols arriver, déclarant :« C’est sur cette côte cubaine que le vaisseau de Christophe Colomb a débarqué. J’ai imaginé ensuite les malentendus entre les indigènes et ces espagnols qu’ils ont d’abord pris pour des dieux. Plutôt que de relater la colonisation de manière historique, j’ai voulu la raconter du point de vue des indigènes, à hauteur d’enfants. C’était important pour moi, car en Argentine, on apprend à l’école que les ‘bons’ étaient les Espagnols, apportant civilisation et progrès, les indigènes étant des sauvages. Sur un billet de cent pesos argentin, on voit le portrait de Rocca, un président qui a fait tuer des millions d’indiens. Le projet de conquête, c’était amener la civilisation européenne, s’emparer des ressources naturelles et exterminer les ‘sauvages’. Comme on n’enseigne pas cela à l’école, j’avais envie de raconter aux enfants que les conquistadors n’étaient pas des héros, mais des voleurs… »

Rencontrant une professeur de violon, que Juan Austin cherchait pour donner des cours à sa fille, ce dernier fut présenté au mari de cette dame, un musicien, le réalisateur ajoutant : « Il me dit ‘Je joue de la musique Renaissance, mais ce que préfère, c’est la musique précolombienne. Et là, il me fait visiter son studio aménagé dans sa cave, et sort des plumes de condor et des flûtes précolombiennes, de plus de 2000 ans. J’étais tellement stupéfait que je me suis demandé si ce n’était pas un gag tourné en caméra cachée ! C’était impossible qu’une telle rencontre ait lieu par hasard ! Le script était déjà finalisé … et il y avait déjà les scènes avec le chamane et ses plumes de condor. C’était incroyable ! »

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« Pachamama » est un film chamanique, fait pour guérir de nombreuses blessures, ce chamanisme existant dans toutes les cultures du monde, du Tibet à la Sibérie. Mais, autour de la Cordillère des Andes, il y a un lien particulièrement fort avec la « Pachamama », le cinéaste expliquant à notre collègue d’ « Allo Ciné » :« On retrouve cela dans toute l’Amérique du Sud et un peu aussi en Amérique du Nord, cette vénération de la terre-mère, avec le principe d’échanges, d’offrandes. Les chamanes de la Cordillère des Andes considèrent certains endroits, des montagnes par exemple, comme des entités. Dans le film on appelle la petite statuette la ‘Huaca’, mais pour les peuples andins, une colline peut également être une Huaca, un lieu sacré, ce terme se réfèrant à toutes les choses qui sont vénérées et qui ont un impact positif sur la population. »

« Notons l’analogie avec les peuples amérindiens respectant la nature, avec une vision spirituelle de la terre par rapport à la vision matérialiste des conquistadors qui passe par l’exploitation et la recherche de richesse. De même, quand les Espagnols voient l’idole, la Huaca, ils pensent qu’elle est précieuse parce qu’ils croient qu’elle contient de l’or, alors que sa valeur est uniquement spirituelle. »

« Je ne pouvais pas dire que les Indiens étaient toujours des gentils, car ils avaient pratiqué les sacrifices humains ! Mais contrairement aux Aztèques du Mexique, qui menaient leurs conquêtes par la guerre, les Incas nouaient des alliances intelligentes et bien organisées avec les autres peuples. Quand on était ami des Incas, s’ils souffraient d’une pénurie de denrées, par exemple de laine, ils pratiquaient ‘la redistribution’, en faisant venir de la laine d’une autre région, en échange d’autres produits comme des poteries. Cette organisation a permis aux Incas de s’imposer dans les Andes pendant une trentaine d’années. Après, abuséant de son pouvoir, leur chef s’est pris pour un dieu, et les Espagnols se sont servis de ces dérives pour dire aux peuples locaux : ‘Nous allons agir beaucoup mieux que les Incas vis-à-vis de vous.’ C’est ainsi que les alliances se sont rompues, et que les Espagnols ont réussi à vaincre les Incas. »

Concernant la réalisation de son film, Juan Austin ajoutait : « J‘ai utilisé des formes organiques liées à la terre, en leur donnant une énergie plus féminine, et des symboles liés à la lune. Et pour le design des personnages incas, je me suis basée sur leur architecture qui est constituée surtout de lignes droites… Dans cet univers, l’énergie est celle du soleil, elle est plus masculine, comme celle du ‘Grand Inca’. Et il y a aussi l’omniprésence de l’or qui avait une valeur symbolique très forte dans leur religion. »

A Sarah Braun, pour le magazine « Femmes », il confiait: « De façon indirecte, le film aborde les questions environnementales du moment, parce que j’ai avant tout voulu rendre hommage à la culture des Andes, adoratrice de ‘Pachamama’. Ils considèrent cette « Terre-Mère nourricière’ comme une partie d’eux mêmes, c’est à dire, où l’être humain, les animaux, les plantes, font tous partie d’un tout uni. C’est en considérant la terre de cette façon, et non comme un objet que l’on domine, pour en extraire des richesses, que l’on devient conscient de l’importance de son bien être pour le nôtre. »

« Le ‘Pachamama’ est un film très stylisé avec une grande recherche de beauté esthétique et plastique. Pour autant, je ne parlerais pas d’une dimension ‘picturale’ au premier sens du terme, puisque les références utilisées ne viennent pas de la peinture, mais de l’art précolombien en général. On s’est vraiment appuyé sur la poterie et l’architecture, pour le design des personnages, sur les motifs, que l’on trouve dans les textiles et la céramique, pour travailler les décors. Ce sont des motifs simples, quasi géométriques qui, répétés, donnent un aspect très puissant et originel. »

« Maria Hellemeyer a fait la création graphique de l’univers de ‘Pachamama’ : elle nous a apporté cette palette unique et vibrante, inspirée des couleurs que l’on trouve dans la région des Andes, où le ciel est véritablement turquoise, les montagnes teintées de minéraux de toutes les couleurs et où les gens portent des tissus très bariolés. »

*** Retour au mardi 05 mars, à 14h, au « Parc », à Liège, avec un concert de 50′ de « Bandits », recommandé à partir de 4 ans. A leur programme, du rock et de la country, pour nos jeunes enfants, qui amusera, aussi, les« grands », … qui sont restés « petits » !

Ces « Bandits » mangent des tartines et cherchent la petite bête. Ils apprivoisent les fantômes et provoquent la bagarre. Ils se déguisent en pirates ou en princesses, se gavent de brocolis et font la révolution

*** Ce même mardi 05 mars, à la sortie des séances d’ « Anima » de 10h, 14h et 16h, dans le hall du « Caméo« , à Namur , à l’occasion du « Mardi Gras », des étudiantes de la classe de 7e artistique de l’ « Institut Saint-Joseph », de Jambes, maquilleront les enfants de tous âges.

Par ailleurs, tous les jours, à la sortie de chaque séance d’ « Anima », au « Caméo », à Namur, du dimanche 03 au dimanche 10 mars, tous les enfants recevront, comme l’an dernier, une bonne gauffrede Liège, une heureuse initiative des « Grignoux ».

Outre le Festival à Bruxelles et à Ixelles, et les décentralisations à Liège et à Namur, ce 38ème « Anima » sera aussi présent dans le Hainaut (Charleroi et Mons), ainsi qu’en Flandre (Antwerpen, Genk, Gent et Leuven).

Sites web : http://www.animafestival.be et http://www.grignoux.be.

Yves Calbert.

 

 

 

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