A Liège et à Namur, le « FIFF » et autres Evénements des « Grignoux »

 

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« Eldorado » (« Bouli « Lanners)

A Liège, ce jeudi 27 septembre, à l’occasion du 10ième anniversaire du « Sauvenière », « Les Grignoux » ont invité l’un de nos principaux réalisateurs, « Bouli » Lanners, de son prénom de naissance Philippe, qui, à la fois devant et derrière les caméras, viendra présenter son second long-métrage« Eldorado » (Bel.-Fra./2008/81′), qui fut le premier film projeté dans ce Cinéma, à son ouverture, en 2008,

… Et si ce long-métrage fête ses dix ans, notons qu’il est l’une des 50 réalisations belges projetées à l’occasion des « 50 ans du Cinéma belge »,  célébrés par la.« Fédération Wallonie-Bruxelles », dont ce sera la Fête, ce 27 septembre. A cette occasion, l’entrée sera gratuite, dans la limite des places disponibles, qui peuvent être sollicitées à la caisse du « Sauvenière », le jour même, à partir de 17h30.

Synopsis :« Yvan, dealer de voitures vintage, la quarantaine colérique, surprend le jeune Elie en train de le cambrioler. Pourtant, il ne lui casse pas la gueule. Au contraire, il se prend d’une étrange affection pour lui et accepte de le ramener chez ses parents au volant de sa vieille Chevrolet, parcourant les grands espaces de notre petite Belgique… »

Nommé, en 2009, pour l’obtention du « César du meilleur Film étranger », « Eldorado » obtint, en 2008, le « Label Europa Cinéma » de la « Quinzaine des Réalisateurs »  du « Festival de Cannes », ainsi que le « Prix André Cavens », décerné, en Belgique, par l’ « UCC » (« Union de la Critique du Cinéma » ).

Dans « Le Monde », notre collègue Isabelle Egner écrivit : « La Belgique de ‘Bouli’ Lanners ressemble aux grandes forêts du Canada. Plantée d’arbres immenses au feuillage sombre, traversée de larges rivières, peuplée de marginaux, elle sert de décor à un road-movie d’un nouveau type : absurde, tragique, cocasse et sentimental. Le film s’appelle ‘Eldorado’, comme la cité mythique sur laquelle se sont fracassés tant de destins. Il donne envie d’aimer son auteur. Au son d’un rock crépusculaire, le cinéaste livre son pays imaginaire à la contemplation, le temps d’une virée en Chevrolet, à bord de laquelle deux blocs de solitude ont temporairement trouvé refuge pour se réchauffer l’un contre l’autre. » Résultat de recherche d'images pour "bouli lanners photos"

« Bouli » Lanners (c) « Cinévox »

… Et si « Bouli » Lanners nous assure qu’il ne tourne pas pour obtenir des Prix, son talent a été récompensé, fort justement, à de multiple occasions. Ainsi, un total de dix « Magritte du Cinéma »  lui ont été attribués pour ses deux longs-métrages  « Les Géants » (Bel./2011/85′), en 2012, et « Les Premiers les Derniers » (Bel./  2016 /97′), en 2017. A noter qu’il remporta, en plus, en 2013, le « Magritte du meilleur Acteur dans un second Rôle », pour « De Rouille et d’Os » (Jacques Audiard/Bel.-Fra./2012/122′).

Par ailleurs, pour « Les Géants », il reçut, en 2011, deux Prix au « Festival de Cannes »  (l’ « Art Cinema Award » et le « Prix SACD » ), deux « Bayards d’Or » du « FIFF » étant décernés à son film (ceux du « meilleur Acteur », pour P. Bartel, Z. Chasserlaud & M. Nissen, et de la « meilleure Photographie », pour J.-P. de Zaeytijd ). Pour « Les Premiers les Derniers », il obtint, en 2016, deux Prix à la« Berlinale »  (le « Prix oecuménique » et le « Prix Label Europa Cinemas » ), ainsi que le « Swann d’Or du meilleur Réalisateur », à Cabourg.

Ce même jeudi 27, toujours à l’occasion de la Fête de la« Fédération Wallonie-Bruxelles », une « Journée Prof » sera organisée, dès 10h, tant à Liège, en ce même « Sauvenière », et à Namur, au « Caméo ». Huit Films seront projetés dans différentes salles de ces deux Cinémas, dans le cadre du programme « Ecran large sur Tableau noir ». Ce sera l’occasion pour les enseignants de découvrir des films qu’ils ne connaissent peut-être pas, mais qu’ils sont susceptibles de montrer à leurs élèves. Pour la programmation détaillée de cette journée, consultez les sites  http://www.ecranlarge.be et http://www.grignoux.be.

Une réservation est indispensable, pour le « Caméo », au 0472/79.92.11 ou par courriel, adressé à  ecranlargenamur@grignoux.be ; pour le « Sauvenière », au 04/222.27.78 ou par courriel, adressé à contact@grignoux.be. L’entrée est gratuite pour un enseignant et un enfant qui l’accompagne, les séances étant accessibles au public, dans la limite des places disponibles (prix d’entrée : 4,60 €).

Parmi les films proposés aux enseignants, notons le « Grand-Prix » du « Festival de Cannes » 2018, ayant, aussi, reçu le « Prix du Public » du « Festival international du Film de Locarno », « BlacKkKlansman : J’ai infiltré le Ku Klux Klan » (Spike Lee/USA/2018/135′).

Synopsis : « Au début des années 1970, alors que les États-Unis sont secoués par les émeutes raciales et la lutte pour les droits civiques, un policier noir décide sur un coup de tête de répondre à une annonce du KKK et de se faire passer pour un bon Blanc qui n’aime pas les Noirs (ni les Juifs) ! Avec la complicité d’un collègue blanc, il va infiltrer une cellule du Klan et remonter jusqu’à sa tête où se trament des complots où résonne le slogan           « America First » ! Mais il s’agit bien sûr d’une Amérique blanche, raciste et bien convaincue de sa supériorité naturelle (sinon divine) ! … »
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« BlacKkKlansman : J’ai infiltré le Ku Klux Klan » (Spike Lee)

Nicholas Elliot écrit dans « Les Cahiers du Cinéma » : « En coulant une histoire rassurante dans une réalité terrifiante, Spike Lee nous rassemble pour rire de ce dont on ne peut plus rire, provoquant la bonne humeur et la disponibilité avant la douche froide qui nous renverra dans le monde non pas apaisé, mais traversé de questions et de révolte. »

Dans « L’Express », Eric Libiot nous livre sa critique : « Le coup de poing de Lee est d’autant plus efficace qu’il utilise à fond l’imagerie des années 1970 (costards, musique…), mariée ici à une mise en scène moderne (récit rapidement emballé, références souriantes…) »

… Assurément, un film qui se doit d’être exploité par les enseignants afin que leurs élèves comprennent ce qu’est le racisme, un sujet particulièrement important de nos jours, ce film ayant l’avantage d’être accessible pour des enfants, même s’il dénonce, sans violence gratuite à l’écran, la honteuse haine de certains blancs envers la population noire

A souligner qu’en séances ordinaires, ce long-métrage restera à l’affiche du « Caméo » et du « Sauveniière », jusqu’au mardi 09 octobre.

Notons qu’à Liège, en ce même jeudi 27, de 11h à 19h, sur la place Xavier Neujean, sise en face du « Sauvenière », de nombreuses affiches de films pour enfants et pour adultes nous seront proposées à la vente.

A Namur, au « Caméo », le « FIFF » (« Festival International du Film Francophone ») occupera trois salles, dès le vendredi 28 septembre, à 09h30, le « Gala d’Ouverture » se déroulant à 20h, en salle 1 (sur invitations uniquement) et en salle 4, avec au programme « Nos Batailles » (Guillaume Senez/Fra.-Bel./2018/98′), en présence du réalisateur et  de l’équipe du film… Et si le « Caméo 4 » est « sold out », deux autres salles  (« Palais ds Congrès » et « Théâtre Royal ») nous attendront.

Nos batailles : Photo Laetitia Dosch, Romain Duris

« Nos Batailles » (Guilaume Senez ) (c) « Haut et Court »

Synopsis : « Olivier se démène au sein de son entreprise pour combattre les injustices. Mais du jour au lendemain quand Laura, sa femme, quitte le domicile, il lui faut concilier éducation des enfants, vie de famille et activité professionnelle. Face à ses nouvelles responsabilités, il bataille pour trouver un nouvel équilibre, car Laura ne revient pas… »

A « Allo Ciné », Guillaume Senez déclarait : « Je me suis séparé de la mère de mes enfants. J’ai appris, comme Olivier, dans le film, à vivre seul avec eux, à les regarder, à les entendre et à les comprendre. Ce fût une période fondatrice pour moi, en tant qu’homme mais aussi en tant que cinéaste. Je me suis demandé comment les choses se seraient passées si j’avais été complètement seul, veuf, ou abandonné. La réponse est simple : je n’aurais pas réussi à trouver une stabilité entre ma vie professionnelle et familiale. Je connais pas mal de couples dont les fins de mois sont difficiles, chacun travaille mais leur situation reste précaire, fragile, à l’image d’un château de cartes : si on retire un élément, tout s’effondre. Il fallait que j’écrive là-dessus, sur cette harmonie si difficile à préserver, d’un point de vue à la fois financier mais surtout émotionnel. ‘Nos batailles’ raconte la disparition d’une mère et les efforts d’un père pour empêcher la dislocation de son foyer. Un père qui devra batailler pour trouver un équilibre entre ses engagements professionnel et familial. »

« Nos Batailles » ayant été présenté, cette année, au « Festival de Cannes », ce film reçut cet avis du  Délégué Général de la « Semaine de la Critique »  : « Le magnifique portrait d’un homme à la recherche d’un équilibre entre vie familiale et engagement syndical, porté par un Romain Duris, d’une justesse bouleversante. »

Ce même film sera présenté en décentralisation au « Sauvenière », à Liège, le dimanche 30, à 20h, la projection étant suivie d’une rencontre avec Guilaume Senez, ce long-métrage restant à l’affiche, à Liège, au « Sauvenière »  et au « Parc », ainsi qu’à Namur, au « Caméo », jusqu’au mardi 09 octobre.

Yves Calbert.

 

 

 

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