« Fleurs de la Chance de la Loterie Nationale », à Jambes

Dé parallépipède de l’ Inde (c) « Musée de la Loterie Nationale »
Ancienne propriété, jusqu’au 14ième siècle, des Princes Evêques de Liège – où vécut, dès 1285, jusqu’à son décès, en 1291, l’Evêque liégeois Jean de Flandre -, la « Tour d’Anhaive », sise sur le territoire de Jambes-Namur, nous présente,  jusqu’au 26 août, « Les Fleurs de la chance dans les collections de la Loterie Nationale », une sélection de ses affiches, jeux de table, sculptures et objets divers.
Dès notre entrée, nous découvrons une aquarelle d’Armand Rassefosse (1862-1934), « Etude pour la Foire commerciale à Liège » (30 x 24 cm/1925), la déesse Fortune détenant une corne d’abondance, symbole de richesse et d’abondance. Face à cette oeuvre, deux affiches signées Raymond Peynet (1908-1999), de sa série « Le Langage des Fleurs » (1954), l’une évoquant « La Pensée », l’autre « Le Myosotis », toutes deux portant, sous une jupe créée en billets de mille francs français, la : « Pensez à moi, achetez d’abord un billet de la Loterie Nationale ».
 

« La Pensée »/Raymond Peynet (c) « Musée de la Loterie Nationale »

Présentée dans une vitrine, nous trouvons une eau-forte« La Petite Fortune » (1771-1775), de Johann Amadeus Prestel (1739-1808), d’après Albrecht Dürer (1471-1528), posée aux côtés d’un pendentif, avec la déesse Fortune  flanquée de deux cornes d’abondance, en nacre, or émaillé polychrome, avec des émeraudes et un diamant de 2 carats, une création des joailliers Germain Bapst (1853 -1921) et Lucien Falize (1839-1897).

Dans la salle voisine, nous sommes accueillis par … « Monnaie-Lisa » (2014), … une « Mona-Lisa » revue par l’artiste contemporain Patrick de Froidmont, au sourire en fer à cheval, portant un nombre 13 dans ses bras. A ses côtés, « Chance de Mai » (1965) de Jean Effel (1908-1982), où nous pouvons lire : « envelopper un brin de muguet dans un billet de banque », ce motif printanier étant, tout naturellement, repris sur des billets et 1/10ème de la « Loterie Coloniale », dessinés par Jacques Richez (1918-1994).

… Et concernant ces brins de muguet, un texte, nous apprend que le 1er mai 1509, le Roi Charles IX passant dans la Drôme, se vit offrir un brin de muguet. Séduit par cette attention, il décida d’en instaurer la tradition à la cour, offrant aux dames un brin porte-bonheur… Quant à la Mythologie, elle nous révèle que c’est le dieuApollon qui aurait créé les muguets, afin de réaliser un tapis doux et parfumé, pour rendre la marche de ses nymphes plus agréable.

Sous vitre, notre attention est attirée par un autre porte-bonheur, les trèfles à quatre feuillles de l’artiste anversois « Panamarenko » (Henri Van Herwegen/°1940), une création (2009) en techniques mixtes, encadrée dans une boîte en plexiglas. Davantage connu pour ses engins volants et et ses machines fascinentes, l’artiste, ici, se souvient de son enfance. Son père lui ayant dit que les trèfles à quatre feuillesn’existaient pas, il fut tout heureux d’en trouver un en 1963… C’est le début de sa collection, … qui l’amène, 46 ans plus tard, à la réalisation d’ « Assemblage »
« Assemblage »/« Panamarenko » (c) Richard Frippiat
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