Les Baladins du Miroir

Ce vendredi 11 mai, à 20h, sous leur chapiteau, dressé sur la Place St.-Aubain, entre la Cathédrale et le Palais Provincial, dans le cadre de « Namur en Mai », les « Baladins du Miroir » nous invitent, en cette année du centenaire de l’armistice de la « grande guerre », à leur spectacle « 1914, Le Grand Cabaret« , qu’ils avaient déjà proposé à Namur, en 2014, sur l’Esplanade de la Citadelle.

« Allons, messieurs, dames, achetez ‘L’Ami de l’Ordre’, 50 centimes, 29 juillet 1914, la neutralité de la Belgique sera-t-elle respectée, mobilisation générale, la guerre est déclarée »,… Moustaches au vent, casquette sur la tête, ainsi s’exprime Marcel, le crieur de journaux, se « baladant » (normal pour un « Baladin ») de l’entrée du chapiteau jusqu’au  haut des gradins !

Et le spectacle commence en chanson, puis en illusion. Ainsi une comédienne  va être coupée en deux par un fakir indien, qui dit l’avoir « choisie de longue taille, afin d’obtenir deux beaux morceaux » (sic) ! Ilusion, illusion ! … « Une soirée chez Cippolini, c’est une soirée au paradis ! Bienvenue chez Cippolini » ! … C’est aussi l’histoire de deux conflitspère – fils et théâtre – cinématographe ! …

« 1914, le Grand Cabaret » (c) « Les Baladins du Miroir »

Si « à la guerre, l’art n’est rien », sur scène, l’on « se balade comme un p’tit gris de Namur », … et l’on danse le « french cancan », huit danseuses récoltant un bien beau succès auprès du public, qui, bientôt, assiste à une scène de « crêpage de chignons » interprétée au ralenti !…

Un ralenti qui nous amène tout naturellement à l’une des attractions de l’époque : le cinématographe. Sur l’écran, nous retrouvons l’univers de Georges Méliès et de son « Voyage dans la Lune », grâce à un court-métrage fort bien réussi, « Le Fils de la Lune », coproduit par l’ « I.A.D. » (« Institut des Arts de Diffusion »), en collaboration avec le « C.A.V.-U.C.L. » (« Centre Audio-Visuel de l’Université catholique de Louvain-la-Neuve »), les dessins et décors étant l’oeuvre de François Schuitenscénographe bien connu, auteur B.D. des « Cités obscures ».
… Et de l’écran, l’on revient sur scène pour assister à la mobilisation de Jean, le fils de Gaëtano Cippolini, directeur de la compagnie foraine, alors qu’un orchestre détonant, de pas moins de 13 musiciens, donne du rythme à l’action, entraînant bientôt le public ravi vers le bar des « Baladins du Miroir », où tout en chacun peut danser, comme il y a cent ans !!! …
 
Créé en 2005, avec une intrigue qui se déroulait en France – sur une idée originale et une mise en scène de Gaspar  Leclère, un scénario et des dialogues de ce dernier et de Vincent Zabus, la composition musicale étant de Line Adam -, ce « 1914, Le Grand Cabaret » a été adapté à la vie namuroise, la troupe itinérante de Thorembais-les-Béguines ayant été applaudie, dans les années 2000, sur deux autres continents, au Canada, au Maroc et au Niger.
Concernant cette intrigue où le spectacle vivant, incluant un toride « french cancan », se confronte au spectacle figé, le cinématographe, l’on pouvait lire dans « La Libre Belgique » du 04 aoüt 2014 : « Pendant près de 2 heures, musique, danse, magie et ambiance de cabaret à laquelle s’invite le cinématographe font de ce spectacle un moment unique. »

« 1914, le Grand Cabaret » (c) « Les Baladins du Miroir »

… A nous de profiter de ce « moment unique », en découvrant ou revoyant « 1914, Le Grand Cabaret« , les « Baladins du Miroir » nous conviant, également, le samedi 12, à 13h, 14h et 16h45, à assister à un « décalage garanti », nous présentant des « objets incarnés par quatre comédiens/musiciens – tour à tour poupée barbie, fourchette, chaussette, réveille-matin, téléphone, miroir, pantoufle – aimant, nombre d’objets de notre quotidien, … dont nous découvrons les états d’âme », le tout au sein d’un spectacle intitulé « Objets’ction », la mise en scène étant de Marco Taillebuis, les textes de Jean-Yves Izquierdo et une musique originale  de Line Adam.

A 200m de cet accueillant chapiteau, le soleil se devant d’être de la partie, cette « histoire d’objets racontant leurs déboires, leurs révoltes, leurs désirs », nous sera offerte aux « Bateliers », dans la cour de l’hôtel particulier de la famille Groesbeeck-de Croixinstitution muséale de la Ville de Namur  depuis 1935bâti au 13ème siècle, réaménagé au 17ème siècle, en rénovation au 21ème siècle.
… Mais, bien sûr, « Namur en Mai » ne se limite pas aux deux sites que nous venons de citer, ni aux prestations des « Baladins du Miriroir » qui ne sont que l’une des 200 compagnies qui animeront le centre-ville du vendredi 11 au dimanche 13, nombre de performances de rues étant gratuites ou « au chapeau ».

Pour ce qui cooncerne les spectacles payants, notons la possibilités d’acheter des « pass » personnels, uniquement  disponibles en prévente, sur le site web www.namurenmai.org :
  • pour trois jours, prioritaire : 58€ + frais de réservation (28€ + frais, pour les enfants) ;
  • pour trois jours, non prioritaire : 28€ + frais de réservation (14€ + frais, pour les enfants).

A noter qu’en prévente, sur ce même site web, les entrées par spectacle sont disponibles, de 2€50 à 10€, notre place  étant garantie, via l’accès en file prioritaire.

… « Oyez, oyez, braves gens », … « Namur en Mai », le « Festival des Arts forains » est de retour, profitons en !

Yves Calbert.
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