26ème « Rétrospective des Photographes de Presse namurois »

Mandalay/Myanmar (c) Denis Closon/Agence « Isopox »

Pour retrouver ces jeunes moines – qui attendent, patiemment, pour recevoir, en rue, quotidiennement, des offrandes, principalement de riz, leur principale source de nourriture, l’éventuel surplus étant, ensuite, redistribué aux plus pauvres -, gagnons la « Galerie du Beffroi », où huit photographes de presse namuroisexposent, chacun, sept ou huit de ses photos, … qui, comme nous le constatons n’ont pas toujours été réalisées à Namur

Ainsi, ici, nous voici à Amarapura, au Myanmar, l’ex-Birmanie, avec Denis Closon (Namur/°1976/ http://www.brunofahy. be), qui nous ramène sept photos de cet attachant pays bouddhiste, lui qui, découvrant la photographie à 16 ans, fut diplômé de St.-Luc, à Liège, 1998. Photographe free-lance depuis 2016, il travailla pour la « Dernière Heure » et la « Libre Belgique », illustrant des livres d’art, collaborant à des sociétés publicitaires, avant de couvrir l’actualité générale, politique et royale pour l’agence « Isopix ».

Toujours en Asie, du Myanmar, nous nous envolons vers le Liban, en pleine actualité, celle des réfugiés…, à savoir, ici de Syriens, une photographie réalisée lors d’une mission ministérielle belge dans la Vallée du Bekaa, à la frontière libano-syrienne., en septembre 2017.

Syriens, réfugiés au Liban (c) Bruno Fahy/ »Belga »

Reporter-photographe freelance, cette photo est due à Bruno Fahy (Auvelais/°1974/www.brunofahy.be), étudiant en section photos, à l’ « IATA » (« Institut des Arts Techniques et Artisanats »), à Namur, de 1991 à 1993, il débute sa carrière, en 1993, pur le quotidien « Vers l’Avenir », au profit des rédactions locale, nationaleet sportive de ce journal, collaboratant, ensuite, avec la « Dernière Heure »« La Libre Belgique » et desmagazines médicaux.

Pour les amateurs de football, notons, accrochées à Namur, ses photographies de Kevin De BruyneZlatan Ibrahimovic et Paul José Mpoku, le folklore n’étant pas oublié, avec le « doudou », à Mons.

De ces souffrances que nous connaissons, désormais, en nos régions, découvrons quelquesphotographies réalisées à Namur, en commençant par ce fou rire communicatif du Bourgmestre Maxime Prévotet de l’abbé Paul Malherbe,(1935-2017) dont les propos rapportés, en octobre 2010, au journal « L’Avenir », constitue un trait d’union avec la situation que nous venons d’exposer, concernant un camp de réfugiés, auLiban « Je regrette que le monde soit un monde d’idiots. On se tape sur la gueule, on laisse les gens crever de faim, on ne tire aucune leçon de l’histoire… C’est triste à pleurer, c’est d’un ridicule fini, il y a tellement de choses à faire ! … » 

Ce cliché, réalisé en septembre 2016, par Jean-Christophe Guillaume (Namur/°1970/www.jcguillaume.be), à l’occasion de la dernière messe catholique en wallon, à laquelle l’abbé Paul Malherbe assita, prise en l’église St.-Jean Baptiste (13ème siècle), à l’occasion du lundi des « Fêtes de Wallonie », lui qui – figure emblématique namuroise, dont l’humanisme et la sagesse sont à souligner- prononça, durant 38 ans, des sermons corrosifs, pas piqués des vers, s’en prenant, tout en finesse, avec des traits d’humour, aux personnalités politiques, pour le plus grand plaisir des « namurwès »…

… Quant au photographe, notons qu’ayant poursuivi des études à l’ « Institut Félicien Rops », à Namur, puis à l’ « INRACI » (« Institut National de Radioélectricité et Cinématographie »), à Forest, il est détenteur d’un « bachelor européen en technique de l’image finalité photographe ». , écrivant pour « La Dernière Heure » et « La Libre Belgique », ayant collaboré à « Télemoustique »« Photosnews »« Le Vif »« De Standaard »« Het Laatste Nieuws » et « Het Nieuwsblad ».

De la Place St.-Aubain, à Namur, à l’ « Espace Francis Laloux », à Jambesdeux photos tout en contrastes, dues au talent d’André Dubuisson (Namur/°1944/www.photopresse.info), autodidacte (« fier de l’être », comme il aime le préciser), photographe indépendant depuis 1968, titulaire de la « Médaille d’or internationale de l’Académie des Arts de Paris », il publie ses photographies, principalement, dans le mensuel « Conflent », mais aussi dans les quotidiens « La Dernière Heure »« La Libre Belgique », « La Meuse » et « L’Avenir », ayant collaboré avec l’agence « PNP », d’OLivier Hoslet, et été, pendant plusieurs années, le photographe officiel de« Namur en Mai ».

A la « Galerie du Beffroi », il nous présente huit photographies en noir-et-blanc, soulignant ainsi à quel point ces tirages peuvent valoriser, artistiquement, leurs sujets, que ce soit avec des enfants sur scène, écrivant, tout aussi brillant dans le texte que dans la photo : « La danse folklorique c’est du sérieux et chez les ‘Masuis et Cotelis Jambois’, la valeur n’attend pas le nombre des années… et on s’applique. Pendant ce temps-là, les grands font… la pause », ou avec un cliché tout en action, légendeant sa photo en ses mots : « Il y a des chevaux, à la bénédiction de St.-Hubert, qui n’aiment pas être aspergés d’eau fût-elle bénite. Et dans ce cas, vaut mieux être une cavalier, ou ici une cavalière, à poigne et sachant garder son sang-froid… »

En Province de Namur, à AndenneJacques Duchateau (www.lavenir.net/tag/opinion-jacques-duchateau) va à la rencontre d’Emile, 84 ans, qui, travaillant depuis 70 ans, continue à ouvrir son salon de coiffure trois jours par semaine, son présent photographe ayant signé deux livres aux superbes photos, publiés par les « Editions Luc Pire », « Cimetières de Wallonie » (2015) et « Cimetières de Bruxelles » (2016).

Ayant poursuivi ses études en photographie, à Namur, en cours du soir, à l’ « ILFOP » (« Institut Libre de Fomation Permanente »), après avoir été diplômé en arts graphiques, à l’ « IATA »Jacques Duchateaujournaliste images multimédiasécrivant et réalisant des reportages vidéos pour « L’Avenir », qui l’engagea en 1993, après qu’il ait réalisé, pour l’agence « Belga », en 1992, un reportage dans différents camps de réfugiés, enCroatie.

Notons encore, que c’est Jacques Duchateau, qui nous montredans une déco très sixties, Michel Brasseurle plus américain des rockeurs belges, posant, chez lui, dans une déco très sixties, pour un documentaire sur l’American Way of Life », réalisé à l’occasion de la Fête nationale américaine, le 04 juillet 2017.

Les Plaisirs de Bruxelles (c) John Thys/« France Presse »

John Thys (Namur/°1970/www.reporters.be/photographers/show/22), participant pour la première fois à cette rétrospective annuellegradué en photographie à l’ « Ecole Supérieure Communale des Arts de l’Image »en 1997, ayant étudié en section « Photographe et Laborentin » de l’ « Université de Namur »il travaille pour les agences « Belga » et « Reporters », ayant couvert Roland Garros, en tennis, en 1998, l’ « Euro 2000 » et la « World Cup 2006 », en football, ainsi que des Championnats du Monde de gymnastique, il s’intéresse, aussi à l’actualité et, notamment, de ses problèmes de traffic automobile, à Bruxelles, à l’omelette géante de la « République des Pyrénnées », réalisée avec 6.500 oeufs, à Malmédyce dernier cliché contrastant tellement avec ceux de ses collègues photographes nous montrant la problématique des réfugiés, du Parc Maximilien jusqu’au Liban.

A noter que, depuis 2005, John Thys collabore avec l’agence « France Presse », à Bruxelles, en tant que photographe indépendant sur l’actualité de la Commission, du Conseil et du Parlement Européen, ainsi que concernant l’ « OTAN » et le Benelux, en témoignent, à la « Galerie du Beffroi », ses photos de Jean-Claude Juncker et de Theresa May, sans oublier celles prises à La Haye, au « Tribunal pénal International pour l’ancienneYougoslavie« .

Retour à Namur, avec d’autres problèmes que ceux du traffic automobile, des hommes et femmes armés, assurant le maintien de l’ordre, sur la … Place d’Armes, … un fait d’actualité locale« un jour de soldes, en plein cagnard », comme l’écrit l’auteur de ce cliché, Florent Marot (www.l’avenir.be), qui nous propose sept autresphotographies aux sujets divers, allant des paisibles chèvres de Bovesse, jusqu’à une tempête tropicale, au Gabon, en compagnie de l’unité para-commando de Flawinne.

Signalons que Florent Marot, après avoir été diplômé au « Collège Notre-Dame de la Paix« , à Erpent, poursuivit ses études, de 2007 à 2012, à l’ « ICHECS » (« Institut des Hautes Études des Communications Sociales »), y obtenant un « Master en Presse et Information », avec distinction, avant de fonder la plateforme « Babelnews », étant photographe de presse et journaliste, depuis 2013, pour « L’Avenir »ayant réalisé un reportage enRépublique Démocratique du Congo et collaboré avec « Canal C ».

Mais nous nous devons de terminer la présentation de cette 26ème « Rétrospective des Photographes namurois », avec un cliché paisible de Namur, fière de sa Citadelle, qui, sur l’idée « lumineuse » de son Echevin,Arnaud Gavroy, vient de revêtir un tout nouvel habillage nocturne. Ce concernant, nous vous informons que ce samedi 03 mars, de 19h à 22h, nous pourrons, en boucle, assister au spectable de ce nouvel éclairage patrimonial, qui, en octobre dernier, avait attiré plus de 10.000 spectacteurs.

Soulignons que la présente photographie est l’oeuvre de Vincent Lorent (www.vincentlorent.skynetblogs.be), photographe free-lance, depuis 1991, papa de deux jeunes-filles, « qui (me) servent régulièrement de modèles », écrit-il, travaillant essentiellement pour le quotidien « La Meuse- Sud Presse », collaborant à « La Dernière Heure – Les Sports »« La Libre Belgique »« Het Belang »« Het Nieuwsblad »« Het Laatste Nieuws » et, occasionnellement, avec la presse étrangère.

Michel Brasseur, le Rockeur (c) Jacques Duchateau/ »L’Avenir »

Outre ces huit photographes mis à l’honneur, dix étudiants de la section « reportage photographique » de l’« ILFOP » – Namur, nous proposant une trentaine de photographies, en noir-et-blanc, des résidents du « Centre d’Accueil Croix-Rouge » de Belgrade, la présente rétrospectrive s’ouvrant ainsi à la jeune génération namuroise, l’un d’eux ayant déclaré : « Pour nous, la photographie devient un partage, un instant offert par le regard d’une personne, d’une parole, d’une émotion qui est l’essence même de la vie. Une rencontre, entre toutes ces personnes de cultures différentes, riches de leur histoire. Nous sortons grandis et enrichis de cette belle preuve d’humanisme », le fil conducteur de leur reportage ayant été la rencontre, ponctuée d’un bonjour, d’un sourire et, enfin, d’uneimage.

En résumé, que retenir de l’année écoulée : un regard, un geste, une rencontre, un instant insolite, un événement ? Réponse en images, en nous rendant à la « Galerie du Beffroi »en compagnie de Namurois, huit photographes de presse et dix étudiants en photographie, tous portant leur regard sur l’actualité 2017 (à l’exception d’un seulcliché, datant de 2016), qu’elle soit sociale, politique, sportive ou culturelle…

A noter que la première édition de cette « Rétropective des Photographes namurois » se déroula à l’Hôtel de Ville de Namur, à l’intitiative de on Bourgmestre d’alors, Jean-Louis Close, avec des photos de  Philippe BergerSerge Bradfer, Pierre Dandoy (1922-2003), Benoît Mariage (aujourd’hui cinéaste, son dernier film « Les Rayures du Zèbre » ayant remporté un « Magritte du Cinéma », en 2015), Yves Raisière (le seul, à l’époque, à présenter des clichés en couleurs) et André Dubuisson,le seul rescapé de cette rétrospective de décembre 1991.

Ouverture : jusqu’au dimanche 25 février, du mardi au samedi, de 11h à 18h et le dimanche, de 12 à 18h. Entrée libreSite web : http://www.facebook.com/galeriedubeffroinamur.

Yves Calbert

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