37ème Festival Anima

Loving Vincent © Cinéart

C’est avec le long-métrage « The Beadwinner », sorti, en France, sous le titre « Parvana, une Enfance en Aghanistan » (Nora Twomey/Can.-Irl.-Lux./2017/94’/en 2008 : lauréat de la « Los Angeles Film CriticsAssociation », nommé aux « Annie Awards », aux « Golden Globes » et au « Festival international du Film de Toronto« ), projeté, hors compétition, ce vendredi 09 février, en présence du directeur artistiqueReza Riahi, et du producteur, Stephan Roelants, que débutera, à « Flagey », la 37ème édition du Festival « Anima ».

 

Synopsis : « Une fillette de 11 ans, Parvana, 11 ans, vivant sur les hauteurs de Kaboul, dévastée par la guerre, se déguise en garçon afin de pouvoir travailler et faire vivre sa famille, son papa ayant été arrêté par les Talibans et sa maman, en sa qualité de femme, n’ayant pas le droit de travailler… »

 

Ici, par le dessin animé, une adaptation du roman de Deborah Ellis, nous sommes témoins des difficultés de vivre dans un pays où la gent féminine ne jouit d’aucune liberté, une réalisation, malheureusement, d’une actualité remarquable, s’offrant, par l’animation, à la connaissance de nos enfants, que nous pouvons, ainsi, éveiller à cette problématique, le regard de la petite héroïne n’étant pas, selon nous, sans nous rappeler celui, bien réel, capté par Steve McCurry, en 1984, dans un  camp de réfugiés de la Ville de Peshawarau Pakistan, d’une jeune-fille afghanne aux yeux verts, de l’ethnie pachtoune, que ce photographe retrouvera 17 ans plus tard, apprenant son nomSharbat Gula, à qui il offrit un logement et l’accès aux études  pour ses enfants, saphoto ayant été publiée en couverture d’un« National Geographic »

The Breadwinner
© Westend Films Ltd

Pour suivre, notons que neuf longs-métrages sont en compétition, à savoir :

  • « Blame! » (Hiroyuki Seshita/Jap./2017/106′)
  • « Da Yu Hai Tang » (« Big Fish & Begonia »/Xuan Liang & Chun Zhang/Chine/2016/90′)
  • « Gatta Cenerentola » (« Cinderella the Cat »/M. Guarnieri, A. RakD. Sansone I. Cappiello/Ita./2017/86′)
  • « Hao ji le » (« Have a Nice Day »/Liu Jian/Can.-Chine/2017/75’/meilleure Animation, au Golden Horse Awards)
  • « Junk Head » (Takahide Hori/Jap./2017/115′)
  • « Mutafukaz » (Guillaume Renard & Shojiro Nishimi (Fra.-Jap./2017/90′)
  • « Tehran Taboo » (Ali Soozandeh/All./2017/90′)
  • « Yoake Tsugeru Lu no Uta » (« Lu over the Wall »/Masaaki Yuasa/Jap./2017/90′)
  • « Yoru wa mijikashi aruke yo otome » (« Night is Short, Walk on Girl »/Masaaki Yuasa/Jap./2017/93′)

 

Au passage, notons la vitalité, au Japon, du film d’animation, cinq des neuf films en compétition étant japonais, un seul étant réalisé en co-production, deux nous venant de la Chine, deux autres étant européens (allemand et italien), deux films, seulement étant co-produits, l’un, japonais, avec la France et l’autre, chinois, avec le Canada.

Contrairement aux longs-métrages, les courts-métrages, sont pratiquement tous européens, 83 films étant répartis en quatre compétitions, dont une nationale, avec 15 films, les trois autres étant internationales, avec 31 films professionnels, 22 films étudiants et 15 destinés au jeune public. Incluant les courts-métrages projetés hors-compétitions, 146 films sont programmés, provenant de l’Afrique (1), des Amériques (15), de l’Asie (3), de l’Australie (1), du Moyen-Orient (5) et de l’Europe (121, dont 20 belges).

Par ailleurs, parmi l’ensemble des films projetés, longs et courtsen compétions et hors compétitions, dans le cadre du centenaire de l’indépendance de l’Estonie« Anima » accueille une rétrospective de films d’animationestoniens, illustrant l’abondante créativité d’un petit pays ayant développé un grand savoir-faire dans le domaine de l’animation.

Événement phare du Festival, du samedi 17, à 21h30, au dimanche 18, vers 2h, la « Nuit Animée » se découpe en trois séances se succédantavec, au programme45 courts-métrages (d’une durée de 50″ à 13’32) piquantsparfois trash, souvent drôles, dans une ambiance festive et bon enfant, avec la participation du groupe musical« V-H-S »  (Vincent EvrardHarold Hemon et Simon Medard).

 

Lauréat, en 2015, de l’ « Ensor de la meilleure Coproduction« , pour son thriller « Alleluia » (Fra.-Bel./2014/95′), le réalisateur belge Fabrice du Welz nous présentera, ce jeudi 15, à 19h30, à « Flagey », en première mondiale, son dernier film, un documentaire « Des  Cowboys et des Indiens, le Cinéma de Patar et Aubier », une séance organisée en collaboration avec la  « Centre du Cinéma et de l’Audioviuel de la Fédération Wallonie-Bruxelles », dans le cadre de la collection « Cinéastes d’aujourd’hui » de la « Cinémathèque ».

 

Ce film évoque, non seulement, les courts-métrages des cinéastes belges Stéphane Aubier et Vincent Patar, tel que « La Bûche de Noël » (Bel./2013/26’/film lauréat, en 2014, du « Grand-Prix du Court-Métrage » du « New York International Children’s Film Festival »), mais aussi leurs longs-métrages « Panique au Village » (Bel.-Fra.-Lux./2009/76’/film lauréat de deux « Magritte du Cinéma », en 2011, pour le « meilleur Son », à B. Biral, V. Leroy, J. Paschal, F. Piet & F. Piscopo, et les « meilleurs Décors », à E. Blesin & M. Nis) et   « Ernest et Célestine » (Bel.-Fra.-Lux./2012 /80’/long-métrage lauréat, en 2013, du « César du meilleur Film d’Animation », et, en 2014, de trois « Magritte du Cinéma », pour la « meilleur Film »,le « meilleur Réalisateur », avec le français Benjamin Renner, et le « meilleur Son », ce dernier à E. de Boissieu, F. Demolder, F. Piscopo & L. Thomas, d’autres Prix étant décernés en Allemagne, aux Emirats Arabes Unis, aux Etats-Unis, en France, en Inde et en Suisse).

 

Pour nos enfants, « Anima » nous offre une reprise d’une dizaine de dessins animés long-métrages (L.M.). Parmi eux:

  • « Coco » (Lee Unkrich Adrian Molina/USA/2017/105’/une production Disney,139ème L.M./-Pixar,19ème L.M./lauréat du « Golden Globe du meilleur Film d’Animation »/à voir dès 6 ans)
  • « Ferdinand » (Carlos Saldanha/USA/2017/106’/à voir dès 6 ans)
  • « Le grand méchant Renard et autres Contes » (Patrick Imbert & Benjamin Renner/Bel.-Fra./2017/80’/   nommé pour le « César du meilleur Film d’Animation », en 2018/à voir dès 5 ans)
  • « Zombillénium » (Arthur de Pins & Alexis Ducord/Bel.-Fra./2017/78’/à voir dès 8 ans)

Toujours à l’attention de nos petites têtes noires, jaunes, brunes et blanches, de 5 à 11 ans inclus, chaque après-midi, durant tout le Festival, signalons qu’ils peuvent découvrir, sous la conduite d’animateurs de l’association« Zorobabel », une technique d’animation particulière, utilisant un écran percé de 103.320 épingles.

Pour les ados, de 12 à 16 ans, un stage de 5 jours leur est proposé, sous la conduite d’une réalisatrice d’animation d’origine japonaise, Maya Yonesho, dont le but est de réaliser, tous ensemble, un film d’animation tourné à
Bruxelles 
et animé à « Flagey ».

 

… Mais revenons en aux projections, avec un hommage rendu à « Picha » (Jean-Paul Walravens), son film « Le Chaînon manquant » (Bel.-Fra./1980/95’/nommé pour la « Palme d’Or », au « Festival de Cannes », en 1980) étant projeté, le mardi 13, à 19h45, au « Studio 1 » de « Flagey », … l’occasion pour les parents et grands-parentsde revoir un dessin animé L.M. qu’ils ont découvert il y a … 38 ans, déjà, tout en faisant la connaissance de« Picha », qui présentera son film, à cette occasion. Ce film fera l’objet d’une seconde projection, le samedi 17, à 18h.

Synopsis du « Chaînon manquant » : « Au temps de la préhistoire, la femme du chef d’une tribu donne naissance à des jumeaux. L’un ravit la communauté car il leur est semblable, sale et laid. Mais l’autre l’anéantit : c’est un beau bébé tout rose. Ainsi débute l’aventure de Oh, un être humain, qui, rejeté par les siens, va rapidement être adopté par un brontosaure, Igua, et un oiseau, Croak… »

 

A souligner que « Picha »  lui qui collabora, dès 1960, comme caricaturiste et dessinateur de presse, dans« Hara-Kiri »« Harper’s », « La Libre Belgique » et … « The New York Times », réalisant, pour la télévision,différentes séries animées, telles les « Zoo Olympics » et « Les Jules »  nous attendra, également, le mercredi 14, à 16h, dans la « Salle Ledoux » de la « Cinematek », pour son « Grand Entretien », avec André Joassinprogrammateur à la « Cinematek », comme modérateur,

Parce que « Picha » a osé adresser ses dessins animésriches en sexe et en anarchie, aux adultes, parce qu’il a côtoyé l’équipe d’ « Hara-Kiri », en France, et du « National Lampoon », aux Etats-Unis, parce que ses quatre longs- métrages formant un ensemble personnel et singulier dans l’univers de l’animation, ce réalisateur belge a beaucoup de choses passionnantes à nous dire sur son métier et son parcours.

Toujours à la « Cinematek », une rétrospective de ses autres films, à voir dès 16 ans, nous sera présentée, avec  :

  • « Tarzoon, la Honte de la Jungle » (« Picha » & Boris Szulzinger/Bel.-Fra./1975/85’/classé X, au moment de sa sortie aux États-Unis), le samedi 16, à 19h
  • « Cartoon Circus » (« Picha » et Benoît Lamy/Bel.-Fra./1972/56′), le dimanche 11, à 19h45
  • « Le Big Bang » (« Picha » et Tony Handra/Bel.-Fra./1977, 87′), le mardi 13, à 20h, et le lundi 19, à 18h
  • « Blanche-Neige, la Suite » (« Picha » et Laurent Bounoure/Bel.-Fra./2007/82′),le vendredi 16, à 20h, et le vendredi 23, à 18h

Synopsis de « Tarzoon, la Honte de la Jungle », une subversion grivoise, « hit » commercial, allègre démystification  du héros de la jungle, devenu personnage de cartoon, d’une réjouissante obscénité : « Tarzoon est un ancêtre très, très éloigné de Tarzan, le « roi » de la jungle étant, ici, obsédé par les choses du sexe, côtoyant des personnages totalement délirants, tantôt alcooliques ou vicelards… »

Programme estonien – Black Tie and Tongue :Worst-Case Scenario
© Karabana & Joonisfilm

Dans le cadre de sa présidence du Conseil de l’ « Union Européenne » et du centenaire de son indépendance,  l’Estonie nous propose, à « Flagey », une rétrospective de son Cinéma, avec une riche programmation de courts-métrages et longs-métrages, cette rétro nous permettant d’entrevoir la politique et ses contraintespassées ou présentes, pendant l’occupation ou lors de l’indépendance du pays, évoquant les différentes formes de contrôle social, les façons de s’en jouer et de prendre le parti d’en rire, sans trop se prendre au sérieux…

Afin de connaître tous les détails concernant les sept sénces distinctes consacrées à l’ Estonie, rendons-nous sur : http://www.animafestival.be/index.php?pageID=66&ln=1.

 

… En complément à cette rétrospective, l’édition 2018 d’ « Anima » nous propose de découvrir, également à « Flagey », une exposition consacrée au « Studio Nukufilm », célèbre pour sa maîtrise de la « stop motion ». 

 

Toujours à « Flagey », nous pouvons visiter une seconde exposition, qui fut présentée à Utrecht, nous proposant quinze peintures qui furent réalisées pour le long-métrage animé « Loving Vincent » (« La Passion Van Gogh »/Dorota Kobiela Hugh Welchman/Pol.-U.K./2017/95′), qui fut récompensé sur trois continents, en 2017, recevant les Prix « du Public », au « Festival international du Film d’Animation », à Annecy, en France ; du « Film international le plus populaire », au « Festival international du Film », à Vancouver, au Canada  ; du« meilleur Film étranger d’Animation », aux « Golden Trailer Awards », à Los Angeles, aux Etats-Unis ; et du« meilleur Film d’Animation », au « Festival de Shanghai« , en Chine, l’idée de base de ce film était d’entrer dans les tableaux de Van Gogh (1853-1890) et de les faire vivre comme si ce célèbre peintre néerlandais les avait animés lui-même, un pari fou, brillamment relevé par des animateurs polonais qui ont minutieusement peint les tableaux utilisés pour ce long-métrage, image par image, respectant le style de leur créateur.

 

A souligner, enfin, que différents films seront projetés en décentralisation, à Ath, au « Cinéma l’Ecran » ; à Charleroi, au « Cinéma Le Parc » ; à Liège, aux « Cinémas des Grignoux » (« Churchill », « Le Parc » et « Sauvenière ») ; à Namur, au « Caméo » ; et à Mons, au « Plaza Art », ainsi que dans le nord du pays, à Antwerpen, GenkGent et Leuven. Pour les dates et heures précises, consultons : http://www.bruxelles-news.be/wp-admin/post.php?post=1170&action=edit.

 

Pour consulter le programme complet et pour toute inscription à l’une ou l’autre activités, consultez le site web http://www.animafestival.be.

Yves Calbert, avec des extraits de textes d’ « Anima ».
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