Palmarès du 16ème « Festival du Cinéma méditerranéen de Bruxelles »

Ce vendredi 09 décembre, le 16ème « Festival du Cinéma méditerranéen de Bruxelles » s’achevait, au « Botanique », avec la remise des prix aux différents lauréats…

(c) Floran Hachez

(c) Floran Hachez

Succédant film turc « Sivas » (Kaan Müjdeci/2014/97′), le Grand Prix revient cette année au long-métrage italien « Fiore » (Claudio Giovannesi/2016/109′), une fiction pudique et plein de charme, qui nous fait rêver d’amour et de belles promesses. 

Ce Grand Prix consiste en une aide à la distribution et/ou à la promotion de 5.000 €, offerte par Fadila Laanan, Ministre-Présidente du Gouvernement francophone bruxellois, ainsi qu’un service technique, d’une valeur de 3.000€, offert par « CinéLab ».

Sur scène, le jury a souligné l’excellence de ce film, qui était au programme de la « Quinzaine des Réalisateurs », au « Festival de Cannes »: « Grâce à une mise en scène inspirée,  faite de plans séquences ambitieux, et à une direction d’acteurs de haut vol, le réalisateur nous emporte dans son récit et nous fait vibrer à l’unisson avec le personnage principal, cette jeune fille à fleur de peau, interprétée avec brio par Daphné Scoccia ».

Synopsis: « Dans un établissement pénitentiaire pour mineurs, Daphne tombe amoureuse de Josh. En prison, hommes et femmes ne se côtoient pas et l’amour est interdit: la relation entre Daphne et Josh ne se vit que par des regards d’une cellule à l’autre, de brèves conversations à travers les barreaux et des lettres clandestines. La prison ne les prive pas seulement de liberté, elle les prive aussi d’amour.

"Fiore"

« Fiore »

Prix spécial de Jury: « Tramontane » (Vatche Boulghourijan/Liban-Fra.-Qatar-EAU/2016/105′)

Appréciation du jury, pour ce long-métrage, d’une très grande sensibilité, mêlant mélancolie orientale et regard lucide, qui, également présenté à la « Quinzaine des Réalisateurs », au « Festival de Cannes », a reçu, en octobre, au « FIFF », à Namur, le « Prix découverte de la meilleure 1ère Oeuvre »: « Un film dont la mise en scène sobre et classique nous permet d’apprécier la qualité d’un scénario travaillé, digne des meilleurs polars, qui nous apprend beaucoup sur les moments sombres de l’histoire du Liban. La vérité d’interprétation et les dons de musicien du comédien principal nous envoûtent jusqu’aux larmes ».   

Synopsis: « Rabih, un jeune chanteur aveugle, parcourt le Liban après avoir découvert qu’il n’était pas le fils biologique de ses parents. Sa quête d’identité, son désir d’accompagner sa chorale à l’étranger et la recherche de son oncle disparu, seul détenteur de la vérité, se confondent en une même fébrilité. À travers cette quête, Rabih dresse le portrait d’une nation toute entière, incapable de relater sa propre histoire ».

"Tramontane"

« Tramontane »

Mention spéciale du Jury: « One Week and a Day » (Asaph Polonsky/Israël/2016/98′)

Accordée pour: « l’originalité du ton, la qualité de l’interprétation et la force de son propos ».

"One Week a Day"

« One Week a Day »

Prix de la Critique: « Clash » (Mohamed Diab/Egypte-Fra./2016/97′)

Egalement présent au dernier « Festival de Cannes », en ouverture de la section « Un certain Regard », ce huis clos, aussi efficace que virtuose, réduit hommes et femmes, de diverses convictions religieuses et politiques, à l’essentiel, les dépouillant de ce qui les sépare, ne retenant que ce qui les soude: leur humanité… Et malgré le sérieux de ce sujet, le réalisateur amène des touches d’humour, agréables moments de respiration, qui ne laissent pas les spectateurs indifférents.

Synopsis: « Le Caire, été 2013, deux ans après la révolution égyptienne. Au lendemain de la destitution du président Mohamed Morsi, de violentes émeutes éclatent. Une quinzaine de manifestants sont embarqués dans un fourgon de police. Sauront-ils surmonter leurs différences politiques et religieuses pour s’en sortir »?

"Clash"

« Clash »

Prix du Jury Jeune et Prix « Cineuropa »: « Park » (Sofia Exarchou/Grèce-Pol./2016/100′)

Lauréat du « Prix du 1er Film », à San Sebastian, ce film est une rafale brute d’authenticité où les mots et les gestes deviennent des métaphores du passage à l’âge adulte. Un film dérangeant – avec jeunes désoeuvrés et chiens errants, tourné à Athènes, dans les sites à l’abandon du méconnaissable village olympique -, que certains spectateurs n’acceptent pas de regarder jusqu’à son épilogue.

"Park"

« Park »

Prix du Public: « Tour de France » (Rachid Djaïdani/Fra./2016/95′)

Un road-movie, présenté à la « Quinzaine des Réalisateurs » au « Festival de Cannes », à la fois intimiste et brut de décoffrage. La rencontre entre Serge (Gérard Depardieu) et Far’ Hook (Sadek), un jeune rappeur  (Sadek) nous offre de mémorables moments de cinéma!

Synopsis: « Le jeune rappeur Far’ Hook étant obligé de quitter Paris pour quelques temps, son producteur lui propose d’accompagner son père faire le tour des ports de France. Malgré le choc des générations et des cultures, une amitié improbable va se nouer entre les deux hommes au cours d’un périple qui les mènera à Marseille pour un concert final, celui de la réconciliation ».

"Tour de France"

« Tour de France »

Le Jury officiel était présidé par: Olivier Masset-Depasse (Belgique, réalisateur) et composé de: Kaouther Ben Hania (Tunisie, réalisatrice), Binevsa Berivan (Belgique, d’origine kurde, réalisatrice), Yoann Blanc (Suisse, acteur) et Samuel Tilman (Belgique, réalisateur).

Le Jury officiel © Boris Marschall

Le Jury officiel © Boris Marschall

Le Jury « Cineuropa » se composait de: Laura Nanchino (chargée de la gestion des réseaux sociaux et des bases de données) et David Gonzalez (coordinateur éditorial).

Le Jury Presse se composait de: Eric Van Cutsem (« Union de la Critique de Cinéma » & « Cinopsis »), Gregory Cavinato (« Union de la Presse Cinématographique Belge » & « Cinergie ») et Alan Deprez (« UPCB », « Mad Movies », « Vivre Paris », …).

Le Jury Jeunes était composé de: Léonore Aïchele (France), Nina Degreave (Belgique), Francesca Mas (Espagne), Elie Papitcho (Congo) et Parfait Poukap (Belgique), tous nés entre 1992 et 1996.

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Soulignons le succès, toujours renouvelé, de ce Festival convivial, de nombreuses séances étant « sold out », plusieurs projections ayant même été reprogrammées.

A ce sujet, Aurélie Losseau, l’une des coordinatrices du Festival nous disait: « Les gens sont en quête de réponses. Les situations de conflit dans certaines parties du monde, les flux migratoires, la montée des extrémismes et du populisme provoque une certaine forme d’incertitude en l’avenir. Le cinéma méditerranéen donne des clés pour mieux comprendre le monde dans lequel on vit. Notre leitmotif a toujours défendu le fait que le cinéma ne fait pas de miracle, mais il éclaire et provoque de saines prises de conscience« .

Rendez-vous, donc,  l’an prochain pour de nouvelles découvertes méditerranéennes.

Yves Calbert.

 

 

 

 

 

 

 

 

    

 

 

 

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