« Gender@war 1914-1918 », à Namur, les 29 et 30/11

  •  En collaboration avec le « Musée BELvue », l’exposition « Gender@war 1914-1918″ est présentée jusqu’au 30 novembre, à Namur, aux « Archives de l’Etat », Boulevard Cauchy, 41.
     archives

    Comme nous le disait Stéphanie Scailquin, Echevine namuroise de l’Egalité des Chances et de la Cohésion sociale, en charge, entre autres, des anciens combattants, « cette exposition explore une des facettes les moins connues de la Première Guerre mondiale: la question des genres… (Ainsi, de tous temps,) la guerre envoie les hommes au front, sépare les familles, désorganise le monde du travail, propulse les femmes dans des fonctions traditionnellement masculines. Dans les régions occupées, hommes et femmes sont confinés au sein de leur foyer, obligés de gérer ensemble la précarité domestique… Trop souvent, l’on garde l’image des hommes en guerre, même si on distingue quelques femmes. Mais cette définition est en contradiction avec la réalité d’une guerre totale, ses implications sur la cohésion sociale, l’affaire des nations entières, sexes et âges confondus… (C’est) l’occasion, aussi, de poser un autre regard sur le genre, sa place dans notre société, (ainsi qu’un) regard attentif aux droits des femmes ».

    Discours inaugural de Stéphanie Scailquin (c) Anne Oger

    Discours inaugural de Stéphanie Scailquin
    (c) Anne Oger

    Réalisée par le « Centre d’Archives et de Recherches pour l’Histoire des Femmes » « Gender@war 1914-1918″ explore, à travers plus de 300 documents (photos, cartes postales, dessins, caricatures, affiches, lettres, films, chansons, livres, jouets, …)  en provenance d’Allemagne, de France, du Royaume-Uni et de Belgiquel’étroite dépendance entre les fronts militaire et civil, ainsi que ses conséquences pour les rôles masculins et féminins. Qu’attend-on des hommes, des femmes et des enfants? Quelles sont leurs souffrances et leurs contributions à l’effort de guerre? Comment la guerre affecte-t-elle leur statut dans la famille et la société? Comment la guerre brouille-t-elle les codes sexués? Comme exalte-t-elle des valeurs très conventionnelles, tout en proposant des modèles émancipateurs?

     … L’exposition trilingue (français-néerlandais-anglais) suggère des réponses à ces questions, en montrant le choc infligé à des dizaines de millions d’hommes et de femmes. Elle envisage, enfin, les conséquences de la guerresur les droits économiques et politiques des hommes et des femmes et la construction de la mémoire du conflit. Soulignons son approche originale et comparative, amenant une profonde réflexion quant aux effets des conflits armés sur le statut des hommes et des femmes dans la société.
    « Si bizarre que cela paraisse, on peut se représenter les idées préconçues sur les rôles sociaux des
    femmes et des hommes comme un obstacle à la mise en valeur d’une vaste ressource naturelle qui
    pourrait être exploitée dans l’intérêt de l’ensemble de la société », écrivait Kenneth Boulding, en 1973.
    Il y a cent ans, la Première Guerre mondiale bouleversait profondément notre société, et, aujourd’hui encore, son ampleur et son extrême violence suscitent une profonde émotion. Aussi, chaque année, en novembre, le temps des commémorations ravive la mémoire d’une guerre totale, d’une brutalité extrême, impliquant les armées mais aussi la société civile, ses conséquences ayant été profondes pour nos histoires politique, économique, sociale et culturelle.
    (c) "VivreIci"

    (c) « VivreIci »

    En ’14 – ’18, sortons de ce cliché, les femmes n’étaient pas que des infirmières soignant les héroïques soldats!… Posons donc un regard attentif quant aux droits des femmes… Mais pas seulement, car ces souffrances passées qui ont poussé certains à migrer vers d’autres cieux, plus cléments, nous ramènent à aujourd’hui, avec ces familles de civils quittant leurs fronts de guerre, en Syrie ou ailleurs, pour migrer dans nos contrées, désormais pacifiées.
    Voici, nous le constatons, un sujet intéressant pour l’enseignement secondaire, voire, via une approche propre à leur âge, pour les élèves de l’enseignement primaire, un dossier pédagogique, destiné aux enseignants, accompagnant cette exposition, qui, vous l’aurez compris, dépasse les clichés et fait largement réfléchir aux effets des conflits armés sur le statut des hommes et des femmes dans la société.
    (c) "Press Center"

    (c) « Press Center »

    L’exposition itinérante « Gender@war 1914-1918″, qui nous présente, en outre, exclusivement à Namur, des photos recueillies par les « Archives photographiques namuroises », demeure librement accessible ces mardi 29 et mercredi 30 novembre, de 10h. à 16h.30.

    Su Changlan (c) "Amnesty International"

    Su Changlan (c) « Amnesty International »

    Notons enfin que le samedi 10 décembre, de 14h. à 19h., aux « Jardins du Mayeur », « Namur Ville Lumière »proposera son « Marathon des Lettres », durant lequel « Amnesty International » nous parlera de, qui, arrêtée en 2014, risque une lourde peine de prison, pour avoir milité, en République populaire de Chine, en faveur de la démocratie et des droits des femmes. A 15h.30, nous aurons un concert donné par le quintet de cuivres « Pentabrass ». A 17h. ce sera le départ de la marche aux flambeaux, avec la participation d’un dragon chinois, le verre de l’amitié étant offert à 18h. Libre participation à cet événement convivial.
    Yves Calbert.

     

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