Bruxelles

« Liuli, une Fleur chinoise », au « Centre Culturel de la Chine », jusqu’au 11/11

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Alors que le 2ème « China Arts Festival in the European Union » se poursuit, le « Centre Culturel de la Chine » nous invite à découvrir, sur deux étages, jusqu’au 11 novembre, une intéressante collection contemporaine d’oeuvres en verre, réalisées par Loretta H. Yang et Chang Yi, présents à Bruxelles, à l’occasion du vernissage, ce jeudi 27 octobre.

(c) Laszlo Arany

(c) Laszlo Arany

Comme le laisse présager le titre de cette exposition, « Liuli, une Fleur chinoise », la thématique choisie pour ce travail du verre est la « fleur », dans toute sa beauté, « liuli » étant un terme archaïque chinois, vieux de 3.000 ans, signifiant « verre ».

A l’opposé de ce que chantait Jacques Brel, « Je vous ai apporté des bonbons / Parce que les fleurs c’est périssable », grâce à ces deux artistes chinois, nul besoin d’ « apporter des bonbons », leurs fleurs, quoique fragiles, n’étant nullement périssables.

Bien mises en valeur par un éclairage adéquat, elles brillent de tout leur éclat, rendant hommage, dans la capitale européenne, au travail de ces deux sculpteurs du verre, qui s’associèrent, en 1987, pour fonder le premier studio artistique asiatique consacré au « liuli » (verre), sous le nom de « Liuligongfang », tous deux provenant d’un autre milieu artistique, celui du cinéma taïwanais.

(c) Laszlo Arany

(c) Laszlo Arany

De fait, Loretta était une actrice renommée, lauréate aux « Golden Horse » et « Asia-Pacific Film Awards ». Quant à Chang, auteur de nouvelles dès 19 ans, il devint, dans les années ’80, une figure emblématique du « New Wave », en sa qualité de réalisateur.

Reconnu, par le « New York Times », comme étant, en Asie, « le père du mouvement du verre »,  il crée, désormais, de manière très organique, sans aucune contrainte ou limite, alors que Loretta, ravie de découvrir la méthode de la pâte de verre, n’écoutant que son intuition naturelle, elle insuffle, quant à elle, une force vive et puissante dans une oeuvre inanimée, réussissant à créer, à force d’essais et d’erreurs, un art riche de références philosophiques et culturelles chinoises.

Pour ces deux artistes, « liuli » est la résurrection d’un art perdu depuis 2.000 ans, celui du verre chinois. Ce « liuli » symbolisant la méditation autour de la clarté et de la transparence, dans le contexte du bouddhisme chinois, reflète la philosophie chinoise de « l’impermanence ».

(c) Laszlo Arany

(c) Laszlo Arany

L’entrée est gratuite, du lundi au mercredi, de 09h.30 à 20h., le jeudi et vendredi, de 09h.30 à 18h.

 

 

Yves Calbert / Photos: (c) Laszlo Arany.

 

 

 

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