« Free to Run », à Liège (20/05) et à Namur (24/05) + « Aventure » et « Vendôme »

A Namur, au « Cinéma Caméo », le 24 mai, à 20h., à la veille de la 20ème édition du meeting international « Atletissima », de l’autre côté de la Meuse, à Jambes, et à 5 jours des 37ème « 20 km de Bruxelles », l’asbl liégeoise « Les Grignoux » propose, en avant-première, le film « Free to Run »  (Pierre Morath/Sui.-Fra.-Bel./2016/99′), un fort intéressant documentaire sur l’évolution de la course à pied, mais aussi de nos sociétés occidentales, tant en Europe qu’aux Etats-Unis, nous rappelant à quel point nos athlètes féminines ont du lutter pour être, enfin, acceptées, dans les années ’60, à pouvoir participer à des épreuves de plus de 800 m, lors de compétitions officielles d’athlétisme.

caméo affiche

Synopsis (« Allo Ciné »): Des rues de New York aux sentiers des Alpes suisses, hommes et femmes, champions ou anonymes… Ils sont chaque année des dizaines de millions à courir. Il y a 40 ans, la course à pied était encore considérée comme un acte marginal, une pratique quasi déviante cantonnée aux athlètes masculins et à l’enceinte des stades. «Free to Run» retrace la fabuleuse épopée de ce sport solitaire devenu passion universelle. Le nouveau film de Pierre Morath est un hymne à la gloire de la course libre et de ceux qui la font exister.

Une rencontre suivra la projection, animée par Gilles Goetghebuer, rédacteur en chef de la revue « Zatopek », avec la participation de Julie Minet, coureuse affiliée au « Running Club Namur », et de Roger Igo, ayant entraîné au « SMAC »-Namur, avant de devenir entraîneur fédéral de demi-fond et coach de courses de montagne, une spécialité dont il fut, en 2010, champion d’Europe. 

Roger Igo, entraîneur fédéral ("LBFA")

Roger Igo, entraîneur fédéral (« LBFA »)

A souligner qu’une soirée semblable est programmée, à Liège, au « Cinéma Sauvenière », le 20 mai, la rencontre étant organisée avec la participation de Michel Dropsy & Bernard Viane, organisateurs, à Battice, des 33 km des « 4 Cimes du Pays de Herve ». Notons qu’à Bruxelles, le film est déjà programmé en salles, au « Cinéma Aventure » et au « Cinéma Vendôme ».

D’étonnantes images d’archives et témoignages des pionniers de la course à pied, nous rappellent, voire révèlent aux plus jeunes, la lutte menée pour avoir la liberté de courir à pied, en tant que femme, voire pour des licencié(e)s d’être autorisé(e)s, début de années ’70, à pouvoir courir des « joggings » (ainsi, notre recordman mondial du 5.000 m, de 1972 à 1975, Emiel Puttemans (°1947), fut suspendu pour avoir participé à une course sur route).

En 1972, la « FFA » (« Fédération française d’Athlétisme ») tenta même de faire interdire la première course de ce type organisée pour des non-licenciés, s’octroyant le pouvoir d’être la seule à pouvoir organisé tout type d’épreuve ayant un rapport quelconque avec l’athlétisme, ce dont il est difficile de se souvenir, vu le succès considérable remporté, de nos jours, par les marathons, ouverts à tous (en France, sur simple présentation d’un certificat médical l’y autorisant, ce qui n’est même pas demandé en Belgique), que toute ville importante se doit, désormais, d’organiser.

 "Courir est un phénomène de société" (c) "Just B Jess"

« Courir est un phénomène de société »
(c) « Just B Jess »

 

Une partie du film est, ainsi, consacrée au Marathon de New-York et à son fondateur, Fred Lebow, véritable symbole de l’ascension des marathons populaires. Les 3 autres principaux sujets étant: la courte carrière de Steve Prefontaine (1951-1975), athlète américain, médaillé d’or, en 1971, aux « Jeux panaméricains », ayant participé activement au développement d’une ancienne petite « PME » de l’Oregon, « Nike »; l’épopée d’un magazine bimestriel, ayant démocratisé la course à pied en la faisant sortir des stades, « Spiridon » (1972-1987/dont le titre de presse évoque le 1er champion olympique du marathon, en 1896, le Grec Louis Spyridon), fondé par un ancien coureur à pied suisse Noël Tamini (°1937); ainsi qu’une séquence consacrée à  l’américaine Kathrine Switzer (°1947), commentatrice de télévision et 1ère femme à avoir couru le Marathon de Boston, en 1967, alors qu’il était encore exclusivement réservé aux hommes, ce qui entraîna une vive réaction de l’ « AAU » (« American Athletic Union »), qui prit la décision d’interdire officiellement, sur l’ensemble du territoire des Etats-Unis, toute participation féminine à des marathons.

Ce n’est que 5 ans plus tard, en 1972, que les femmes furent autorisées à courir des marathons, devenus un véritable phénomène de société, aux côtés des hommes, Kathrine Switzer se classant 1ère femme, en 1974, dans le temps de 03h.07,  du Marathon de New York, avant d’être inscrite, en 2011, sur la liste du « National Women’s Hall of Fame », reconnaissant, ainsi, sa contribution à une révolution sociale en faveur de la femme.

Jock Semple, organisateur du Marathon de Boston, tentant d'arrêter Kathrine Switzer, athlète féminine au sein d'une course réservée aux hommes (c) "wbur.org"

Jock Semple, organisateur du Marathon de Boston, tentant d’arrêter Kathrine Switzer, athlète féminine inscrite à une course réservée aux hommes (c) « wbur.org »

… Pour preuves, quelques témoignages masculins, extraits du film: « Il fut un temps où courir était une activité de fous, de farfelus complets, d’excentriques, de contestataires », « Pour une femme qui n’est pas douée, courir sur des pistes, ce n’est pas beau », « Les gymnastes sont belles, les patineuses sont belles, mais pas les coureuses, hein ». Pire encore, une femme rapporte ce qu’on lui avait dit: « Si tu cours, tu vas avoir des jambes épaisses, des poils vont pousser sur ta poitrine. Tu vas devenir un homme ou, peut-être, encore pire »… Quel indéniable progrès depuis lors, maintenant que l’on peut afficher: « Belles parce qu’elles courent », ce que ne pourrait pas démentir Nafissatou Thiam (°Namur/1994), double Championne juniore d’Europe, en 2013 (hauteur par équipes et heptathlon) et double Vice-Championne d’Europe 2015 (hauteur espoirs et pentathlon en salle), … pas plus, à leurs différents niveaux, que toutes les joggeuses, passionnées ou occasionnelles.

(c) "passions-cinema.com"

(c) « passions-cinema.com »

 

« Quand tu cours, tu es plus réceptive au feuillage de la forêt, au ciel bleu, … Tu respires l’air pur et tu te sens vivre sur cette terre » peuvent penser ces dernières, comme l’exprime, également, une voix féminine extraite de « Free to Run » (« Libre de courir »)… De fait, la course à pied, ce ne sont pas que les pistes synthétiques ou le macadam, mais, fort heureusement, aussi, d’agréables moments au contact de la nature, ce que ce documentaire démontre avec brio, mettant en avant, outre la recherche de liberté, la relation entre l’individu, femme et homme, et son environnement. Assurément, au 21ème siècle, « Courir est un phénomène de société ».

 

Si 86 notes recueillies par « Allo Cine » de ses lecteurs cinéphiles ont obtenu une fort bonne note moyenne de 4,2 sur 5, notons l’une des 26 critiques exprimées: « Un magnifique documentaire qui transcende son sujet et donne envie de courir et se battre pour la liberté » (12/04/2016). Et, parmi les réactions de la presse française, notons en quelques-unes:

  • « Plus que l’histoire de la course à pied, cet excellent documentaire raconte celle d’une course pour la liberté et l’égalité » (Emilie Rivenq/« Elle »),
  • « Ode au dépassement de soi, à la nature et à la liberté, le documentaire de Pierre Morath retrace la belle histoire du ‘running boom’ «  (Victoria Gairin/« Le Point »),
  • « Courir a été une libération, il est temps de s’en souvenir » (Daniel Bernard/« Marianne »),
  • « Un époustouflant inventaire des grandeurs et misères de la mentalité des hommes » (G. To./« Les Fiches du Cinéma »),
  • « L’esthétique globale se révèle accrocheuse et efficace et la passion de Pierre Morath pour le sport et le cinéma, totalement communicative » (Audrey Planchet/« L’Express »),
  • « Le film génère une telle énergie et prône si ardemment le progrès social qu’on en oublie ses faiblesses formelles » (Nicolas Didier/« Télérama »),
  • « Free to Run » est un film qu’il faut courir voir » (Frédéric Sugnot/« L’Humanité »).

"Quand tu cours, tu es plus réceptive au feuillage de la forêt, au ciel bleu, ... Tu respire l'air pur"

« Quand tu cours, tu es plus réceptive au feuillage de la forêt, au ciel bleu, … Tu respires l’air pur »

Soulignons encore que le réalisateur-producteur suisse, Pierre Morath (°1970) – ayant vu sa carrière d’athlète de haut niveau, spécialiste du 1.500 m, être arrêtée sur blessure, diplômé en histoire (« Université de Genève »/1995) et en « management » d’organistions sportives (« Université de Lyon »/2001), auteur de plusieurs ouvrages sur le sport et l’Olympisme – a déjà réalisé plusieurs longs métrages documentaires, tels « Les Règles du Jeu » (2005), « Togo » (2008/primé dans plusieurs festivals), « Tu seras Champion mon Fils » (2008) et « Chronique d’une Mort oubliée » (2012/notamment récompensé, en 2013, en Suisse, du « Prix catholique des Médias »).

Afin de vous convaincre de l’intérêt de son dernier film, « Free to Run », n’hésitez pas à consultez le lien:  http://www.allocine.fr/videos/fichefilm-242732/toutes/, où vous trouvez la bande-annonce (1’51 »), le « teaser » (1’36 ») et 4 courts extraits du film.

Par ailleurs, vous pouvez lire de nombreuses critiques de « Free to Run », sur ces 2 liens, le 1er de la presse française: http://www.allocine.fr/film/fichefilm-242732/critiques/presse/ et le second de spectateurs: http://www.allocine.fr/film/fichefilm-242732/critiques/spectateurs/.

Veuillez noter, enfin, qu’au vu de l’intérêt suscité par ces 2 avant-premières, il est vivement conseillé de réserver ses places à l’avance, ces soirées événementielles étant proposées, par « Les Grignoux », au prix d’une séance ordinaire. Pour tout renseignements complémentaires, consultez: http://www.lecameo.be, pour Namur, ou http://www.grignoux.be, pour Liège.

Yves Calbert.

 

 

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