« Anatolia », à « Bozar », jusqu’au 17 Janvier. #turquie #europalia

Pour un week-end encore, jusqu’au 17 janvier inclus, « Europalia Turkey » nous invite à visiter, à « Bozar »,  son exposition « Anatolia », nous faisant remonter 12 millénaires, des plus anciennes civilisations anatoliennes (10 siècles avant notre ère) jusqu’à l’Empire ottoman (1299-1922), au travers de près de 250 objets, prêtés par une trentaine de musées turcs, dont celui du célèbre « Palais Topkapi », qui s’offrent à la curiosité de nos regards.

Renonçant à une évolution chronologique, de salle en salle, la scénographie – incluant, comme présentoirs, de petites tables amovibles, semblables à celles que l’on trouve, encore actuellement,  en Turquie – nous dévoile les 4 thèmes de l’exposition: le cosmos, la nature, le monde des dieux et les interventions divines, de nombreux objets étant exposés pour la 1ère fois dans notre pays.

Pour ceux qui hésiteraient à s’acquitter du droit d’entrée une ligne du temps et une bonne vingtaine d’objets nous sont gracieusement présentés, avant de devoir présenter notre ticket. Parmi eux, derrière une vitre, nous trouvons une mini-« Triade divine », composée d’un homme-taureau, soutenant un disque solaire, entouré de 2 dieux antiques (13ème siècle avant notre ère). A l’intérieur d’un autre présentoir vitré, sont exposés: un pectoral, avec un arbre de vie (motif récurent symbolisant le cycle des saisons et la régénérescence de la vie) gravé entre 2 lions, et une ceinture votive en bronze (7ème siècle avant notre ère). De la période romaine, nous provient une stèle votive et un buste sculpté de Zeus, offrant un intéressant contraste avec une maquette de la fontaine d’Ahmed 3 (1729), décorée de nacre et d’ivoire.

Anatolie CasqueUne fois à l’intérieur de l’exposition, nous découvrons plusieurs sculptures de déesses-mères, symboles de fertilité, vénérées à l’époque des 1ères sociétés agricoles. Suivent des sculptures représentant Tharhunzas (dieu de l’orage, période néo-hittite, 700 avant notre ère), Aphrodite, Apollon, Artémis, Athéna, Dionysos, Poséidon, …, ainsi que celle de la tête d’un Empereur romain, christianisé par l’ajout d’une croix sur son front!

De ce symbole de la Chrétienté, nous passons à une salle consacrée à l’Islam, à l’époque de l’art figuratif des Seldjoukides et des Ottomans. Allah et Mohammed, son prophète, ne pouvant être physiquement représentés, nous les retrouvons sous la forme d’un pied, dessiné, peint ou sculpté (17ème siècle), également brodé sur le dessus d’une coiffe musulmane, ou, plus simplement encore par une présence calligraphique sur une porte en chataigner (16ème siècle), voire, comme dans la salle suivante, sur des chemises blanches talismaniques (17ème siècle), censées vous protéger lors des combats et améliorer vos performances sexuelles.

Proche de ces vêtements rituels, différentes représentations d’Anges, dont celle de Gabriel qui aurait, selon l’Islam, été porteur de la voix d’Allah pour se manifester à son prophète. Quel bonheur si Gabriel pourrait, ainsi, au 21ème siècle, rapprocher les croyants de ces deux religions!

Continuant notre progression, nous retrouvons un fragment de vase à libations, une frise avec des gladiateurs (3ème siècle) et une autre montrant la capture d’animaux sauvages pour les arènes, des sculptures d’Asclépios, différents types d’amulettes en argent ou en or, d’ex-votos, de lampes à huile et lampadaires de mosquées (19ème siècle), ainsi qu’une peinture sur bois de « St.-Georges et le Dragon » (18ème siècle), un Saint bien connu de l’Islam, particulièrement vénéré par l’Eglise byzantine.

Et notre visite prend fin avec un lutrin à Coran (13ème siècle), en noyer incrusté de nacre; une colonne à coffrets (17ème siècle) en bois, argent, plaqué or; des tapis de prières brodés; un « caftan » (vêtement) du Sultan Osman II (1618-1622); un « alem » (emblème au sommet d’un étendart) en cuir doré; un casque de cérémonie et une reliure du Coran, tous 2 décorés d’or, de turquoises et de rubis; sans oublier une aigrette de turban (16ème siècle) décorée de la même manière, ainsi que de diamants.

Que de trésors de ce berceau de cultures, parmi les plus importants au monde, à découvrir tout au long d’un dernier week-end!

Exposition ouverte jusqu’au dimanche 17 janvier inclus, de 10 à 18h. Prix d’entrée, avec audio-guide: 14€/12€, combiné avec l’exposition de photographies anciennes et contemporaines « Imagine Istanbul »: 20€. Catalogue: 45€ (Ed. « Lannoo »).

Dans ce même « Palais des Beaux-Arts », « Europalia » présente, également, 2 expositions gratuites: « Aga Khan Award for Architecture » (organisé tous les 3 ans et dont 14 lauréats sont Turcs) et « Happy Birthday Europalia » (à l’occasion de son double anniversaire: 25ème édition et 45 ans d’existence, la 1ère édition ayant été consacrée à l’Italie, en 1969).

Yves Calbert.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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