« Déradicalisation »: le gouvernement bruxellois a-t-il raison d’y dépenser notre argent ? #bruxelles #vervoort #ps #islam

Rudy Vervoort (PS) : le gouvernement bruxellois a-t-il raison de dépenser ainsi notre argent ?

Rudy Vervoort (PS) : le gouvernement bruxellois a-t-il raison de dépenser ainsi notre argent ?

 

On croit cauchemarder ! Sous prétexte de « lutte contre la radicalisation », Rudi Vervoort (P.S.), le ministre-Président de la Région bruxelloise, annonce avoir débloqué une enveloppe de 275.000 euros à l’ASBL AviScene, de Ismaël Saïdi (l’auteur de la pièce à succès « Djihad »), dans le cadre de la réalisation de clips vidéos sur le thème de la radicalisation et de l’islam ainsi que la mise à disposition d’outils pédagogiques et de formations…

Et à quelle cause va aller ce bel argent du contribuable ? Je vous le donne en mille : aux très radicaux Frères Musulmans ! Le but officiel serait de « recontextualiser » ce qui est inscrit dans le Coran.

A première vue, le personnage d’Ismaël Saïdi – mis d’abord à l’avant-scène – n’était pas suspect d’islamisme, s’épanchant même devant les médias pour affirmer que « de nombreux musulmans se contentent de dire que l’Etat islamique n’est pas musulman mais ils font fausse route, ne luttent pas contre la radicalisation de la bonne manière », ajoutant : « Les versets prônant la violence qu’utilise l’Etat islamique existent bel et bien dans le Coran, il ne faut pas le nier. Mais il faut être pédagogue et expliquer dans quel contexte ceux-ci ont été écrits ». Il ose également déclarer « Un imam modéré, cela n’existe pas » et « Il n’est absolument pas écrit dans le Coran qu’il faut mettre le voile » !

Certes ! Il est vrai que la transparence de ce choix était quelque peu soumise à caution mais, quand on sait que, déjà en 2004, Isabelle Simonis, présidente socialiste du Parlement de la Communauté française, a dû démissionner suite à un écrit avouant franchement vouloir – à l’occasion de la Journée internationale de lutte contre le racisme et avec les fonds de l’institution francophone – « attirer le vote des étrangers vers le P.S. en général et sa fédération liégeoise en particulier », on ne s’émeut plus trop de ces petites magouilles… d’autant que les billets gratuits d’entrée pour la pièce « Djihad »  (classée « d’utilité publique » – vue par 40.000 élèves) ne pouvaient déjà, au mois de mai, être obtenues qu’en envoyant un mail au seul cabinet ministériel de ce même Rudi Vervoort.

Oui, mais voilà ! Devant l’avalanche d’insultes et de menaces de mort que Saïdi a reçues alors de sa communauté, ajouté au tollé politique accusant le ministre-Président de « clientélisme », il jette l’éponge. C’est alors que l’on découvre qui étaient ses deux associés (baptisés « Producteurs du contenu scientifique ») dans le projet : Michaël Privot et Rachid Benzine, (qui se proposent déjà de continuer sans lui). Et là, en bon journaliste intègre (Je sais, il n’en reste plus beaucoup en Belgique !), on saute sur sa plume trempée dans du vinaigre !

Le premier est connu comme la pointe de l’iceberg des Frères Musulmans en Belgique, Frères Musulmans dont la devise résume bien leur idéologie (« Dieu est notre but, le Prophète notre chef, le Coran notre constitution, le djihad notre voie, le martyr notre plus grande espérance ») et dont le logo consiste en deux sabres croisés sous le Coran, accompagnés du début de la sourate 8, verset 60 (Le butin) : « Tenez prêt contre eux (les incroyants) ce que vous pouvez de forces et de chevaux pour effrayer l’ennemi de Dieu et votre ennemi et d’autres que vous ne connaissez pas mais que Dieu connaît. Ce que vous dépensez dans le sentier de Dieu vous sera rendu et vous ne serez pas lésés. »… En arabe, le mot « effrayer » a la même racine que le mot « terroriste ».

Ne vous étonnez pas du look BCBG de Michaël Privot (qui a avoué sans complexe, dans une carte blanche duSoir intitulée « Frères musulmans : l’heure du coming out! », son affiliation à cette fratrie de bêtes immondes) : dans le courant des années 1990, les Frères ont été priés, en interne, de se raser la barbe pour ne pas être pris pour des « barbus ». Ils cultivent à merveille l’art de se couler dans le paysage, de s’adapter au « contexte ». Le mot « contexte » est d’ailleurs un de leurs éléments de langage, avec « islamophobie », «citoyenneté » et maintenant « co-inclusion ». De nombreux pays ont classé cette organisation comme « terroriste » et le président tchèque Miloš Zeman a indiqué que, d’après des confidences d’hommes d’état arabes, le torrent migratoire déferlant vers l’Europe était organisée par l’organisation islamiste des Frères Musulmans. Des rapports du comité (belge) de contrôle des services de renseignement (comité R) soulignaient déjà, en 2001 et 2002, leur danger, et le rapport de 2007 relevait un autre aspect de leur stratégie : « Susciter ou entretenir les tensions ». Pour en revenir à Privot, honest Iago, « il est actuellement directeur de l’ENAR – European Network About Racism c’est-à-dire le Réseau Européen Contre le Racisme. C’est en tant que responsable de l’ENAR qu’il publie régulièrement des travaux sur l’islamophobie. Son but inavoué est de faire passer toute critique de l’islam pour de l’islamophobie ou du racisme. Remarquons qu’étant donné son affiliation aux Frères Musulmans, il y a clairement un conflit d’intérêt à défendre toutes les formes de racisme lorsqu’on est à ce point engagé dans l’islam. Je me demande s’il traite les dossiers d’antisémitisme commis par…des musulmans. »

En ce qui concerne Rachid Benzine, il semblait cependant (en dehors de quelques articles violement anti-israéliens publiés dans Oumma.com – l’ancien organe des Frères Musulmans en France dont la Commission nationale française consultative des droits de l’homme dénonçait, quant à elle, dans son rapport de 2004, les «multiples débordements à caractère raciste » et les « nombreux contenus odieux, négationnistes et antisémites ») être un ichmaélite « modéré ». Pourtant, un média bruxellois généralement bien informé et lié à la communauté musulmane n’hésite pas à écrire : « Recalé et sans débouché au Maroc et à la recherche d’un job rémunéré, Rachid Benzine s’est jeté dans les bras des Frères Musulmans d’Europe ».

Mais quel était exactement le projet, tel que Ismaël Saïdi l’avait présenté ? « Il ne s’agit pas de déradicaliser, mais bien de tenter d’empêcher la radicalisation. Le projet vise donc à s’attaquer au problème au début et non à la fin, où c’est peut-être déjà trop tard. Je suis persuadé que c’est là qu’on doit agir et aujourd’hui il n’existe pas vraiment d’outils pour le faire. Rachid Benzine n’est d’ailleurs pas un expert en anti-radicalisme, mais bien un spécialiste pour expliquer le Coran. L’idée est simple : il s’agira à chaque fois de prendre une thématique associée à l’islam et d’expliquer par A + B ce qui est vraiment écrit dans le Coran à ce sujet. »

Donc, « pour lutter contre la radicalisation », on « explique le Coran »… et, quand on voit que Privot est « producteur du contenu scientifique », on se doute de ce que cela va donner !

Prenons, comme exemple, le voile islamique : « Il n’est absolument pas écrit dans le Coran qu’il faut mettre le voile » (dixit Ismaël Saïdi)  mais… « La récente décision du ministre Lacroix de vouloir interdire les signes religieux dans la fonction publique est une proposition qui cible dans les faits la religion musulmane et plus particulièrement les femmes (…) ces législations discriminatoires sont inspirées par l’islamophobie » (dixit Michaël Privot)

Le départ des djihadistes vers la Syrie ? C’est aussi la faute de « l’islamophobie », selon Privot, quand il remarque que « des législations discriminatoires sont inspirées par l’islamophobie », ajoutant ensuite, comme un lien de cause à effet, « On est le plus gros fournisseur de jeunes qui partent en Syrie au niveau européen en termes de proportions. Il ne faut pas compartimenter les problèmes. Il y a un mal-être profond. Depuis les années 90, la visibilité de l’islamité réelle ou supposée est de moins en moins acceptée dans les administrations, les écoles, mais aussi auprès des employeurs privés. »

En fait, au lieu de calmer le jeu, les « capsules » du projet, à destination des jeunes musulmans, ne feront que les radicaliser encore plus, ainsi que les cours (prévus également) donnés par Benzine « à un groupe de leaders faiseurs d’opinion (musulmans) ». Comme indiqué plus haut, le but inavoué de Privot et des Frères Musulmans est bien de faire passer toute critique de l’islam pour de l’islamophobie ou du racisme, ce qui ne fait que confirmer la bonne analyse du  rapport remis en 2007 au comité R : « Susciter ou entretenir les tensions ». Car, en mettant tout sur le compte de « l’islamophobie », on ne fait que créer un faux sentiment d’injustice dans la population musulmane et, en expliquant le « Pourquoi ? » de certaines coutumes exogènes ou idées religieuses radicales, sans les combattre, on renforce ainsi ceux qui les pratiquent.

Je ne sais si Rudi Vervoort et les partis politiques qui le soutiennent dans ce projet sont conscients que ces 275.000 euros vont encourager le terrorisme au lieu de l’éradiquer.

S’ils n’en sont pas conscients, on peut leur reprocher leur manque coupable d’information. S’ils en sont conscients, par contre, c’est de la haute trahison !

Yéh’ezkel Ben Avraham

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