Comment vivre avec le renard à Bruxelles ? #Bruxelles #environnement #chasse #zoologie

REGION

On observe depuis quelques années un important phénomène migratoire de renards vers le centre des capitales européennes. Concrètement, quels risquent posent ces animaux, dont la population ne cesse de croître? Quel comportement adopter?

renard en ville

Le renard, scientifiquement appelé vulpes vulpes, est un mammifère qui s’adapte rapidement et aisément aux milieux naturels les plus divers. Le goupil est qualifié en tant que prédateur omnivore: son alimentation variée passe des rongeurs et d’insectes jusqu’aux fruits. C’est également un animal charognard : de fait, il consomme des cadavres d’animaux. Les grandes villes attirent ces boules de poils roux qui trouvent aisément de quoi se nourrir. Il n’est donc pas étonnant de voir leur taux de reproduction monter.

Selon des sources issues de milieux naturalistes, il y aurait entre 2500 et 3000 renards qui se seraient installés à Bruxelles, dont quelques dizaines dans le Pentagone ! On assiste à cette conquête urbaine depuis un peu moins d’une trentaine d’années. Au début, c’était le sud de la capitale qui était occupé. Depuis peu, le nord l’est tout autant. Les communes d’Auderghem, d’Uccle, de Woluwé-Saint-Pierre et de Watermael-Boitsfort sont les plus touchées par le phénomène.

renard

Dès lors, comment se comporter face à ce sympathique animal (qui n’en reste pas moins sauvage) ?

Les riverains pourraient être inquiétés par le fait que le renard est agressif, nuisible ou porteur de maladies. Heureusement, il n’en est rien. Premièrement, un renard qui ne se sent pas agressé peut facilement se rapprocher des humains sans présenter de comportements vifs vis-à-vis de ces derniers ou de leurs animaux de compagnie. Deuxièmement, le renard est généralement peu nuisible. Il n’y a presque pas d’attaques de poulaillers. Par contre, les sacs poubelles éventrés et les terriers mal situés (dans le jardin ou sous un abri, par exemple) constituent les éternels problèmes récurrents. Troisièmement,  le renard bruxellois est en bonne santé. Il n’y a pas eu de cas de rage récemment recensés sur ce dernier.

Néanmoins, il convient de garder une distance par-rapport à ce mammifère indigène. Si vous voulez éviter les visites du rusé renard, il convient de respecter les règles qui suivent.
D’une part, il ne faut surtout pas les nourrir, même si cela reste légal en-dehors des espaces publics verts. Il est conseillé de sortir les sacs poubelles le plus tard possible, ainsi que de ne pas laisser les gamelles des animaux de compagnie dehors. Un renard entretenu perd sa faculté à chasser et se reproduit plus rapidement. D’autre part, il est vivement déconseillé de le toucher ou de s’approcher trop près de lui. A Bruxelles, la chasse et le piégeage sont interdits : c’est un animal protégé par l’ordonnance du 1er mars 2012. On ne peut donc ni le tuer, ni le capturer, ni le déplacer. Ce n’est pas le cas en Flandre ou en Wallonie, où la chasse est autorisée.

Rappelons que le goupil est souvent victime de la circulation. Levez le pied!

Anastasiya Tretyak

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