« FAIS DODO, T’AURAS DU LOLO ! »
« No future » ou « La fuite monotone et sans hâte du temps », comme disait plus poétiquement Ferrat pour décrire ces trains qui, à chaque tour de roue, rapprochaient les victimes un peu plus de la mort. Tels les occupants des wagons plombés d’alors, les Belges d’aujourd’hui n’ont plus d’espoir, plus la force de se révolter. Bercés par les cahots réguliers du véhicule qui les mène, ils tombent peu à peu dans un état proche du sommeil. Leur esprit, en léthargie, devient donc plus réceptif au chant des sirènes et ne réalise pas que celui-ci émane d’un enchantement néfaste qui les dirige, encore plus sûrement, vers les enfers.
Ces voix maléfiques, je les entends aujourd’hui dans le paysage politique de notre pays. Elles ont un nom : Laurent Louis, « Lolo » pour les intimes ! « Debout les Belges » éructe-t-il, ne relayant en fait qu’un appel trompeur venant des muezzins de Téhéran. Oh ! Sa voix est bien rodée, malgré un petit accent exotique qui pourrait le trahir, et sa technique éprouvée dans l’agit-prop des mouvements révolutionnaires. Partant de vérités minimes, il en fait le sucre dont il enrobera son cyanure.
Prenons, par exemple, ses « révélations » sur l’Affaire Dutroux. Le dossier de l’Instruction et les photos de l’autopsie ayant abouti sur son bureau par l’intermédiaire d’un autre élu (par Albert Mahieu, n’étant plus actuellement en vie) qui – Ceci est un scoop dont nous devons vous cacher la source… non recoupée mais assez fiable car proche de l’enquête ! – les auraient lui-même reçus d’un ancien avocat (Daniel Kahn, décédé lui aussi) du monstre. Il aurait découvert (Ce que semble confirmer le fait qu’il est poursuivi pour « divulgation du secret de l’Instruction » !) que les gamines ne seraient pas « mortes de faim » (ainsi que nous l’ont alors présenté les médias subventionnés) mais qu’elles seraient passées de vie à trépas dans d’intenses tortures sexuelles… de façon telle que Michèle Martin, étant physiquement une femme, n’aurait pu y avoir contribué seule. Or, à ce moment-là, l’Infâme était en prison !
La Loi me l’interdisant, je n’en dirai pas plus… sinon qu’un Maître du Barreau m’a appris un jour qu’une des premières choses enseignées dans les facultés est que « le Droit consiste à maintenir l’ordre établi et non à faire régner la Justice », ce qui explique le principe immoral de la « Raison d’Etat » qui bâillonne Thémis, l’oblige à abattre « accidentellement » son glaive pour décapiter quelque imprudent ou force ce dernier à s’en saisir pour « se suicider » !
Mais revenons au politichien en question ! Ayant ainsi découvert un trou de souris, il y pénètre en force et s’efforce de le métamorphoser en « Caverne d’Ali Baba et des 40 violeurs ». Quarante ! Que dis-je ? C’est des centaines de noms qu’il désigne à l’opprobre du bon peuple, forçant contre leur volonté ses correspondants à regarder ses « preuves » jusqu’à l’écoeurement, ses collaborateurs parlementaires à travailler dessus, distribuant celles-ci lors de conférences de presse et à tout un chacun par le biais d’Internet. Il catégorise comme « pédophiles », ou « complices » de ceux-ci, ceux qui résistent à son harcèlement. Son esprit malade renverse la charge de preuves, estimant que ceux qui ne l’attaquent pas en justice « prouvent par là leur culpabilité », et si par extraordinaire des diffamés parviennent à prouver la fausseté de ses accusations, « c’est qu’il y a complot » où il mêle indistinctement juges, policiers, élus de la Nation, francs-maçons, « pouvoirs occultes » imaginaires et même famille royale. Tout qui ne lui lèche pas les bottes fait farine au moulin de sa haine, manne qu’il jette en pâture aux gogos prêts à tout avaler et à voter pour lui.
Cet individu est méprisable et dangereux ! Ce n’est pas un « clown » mais c’est un prédateur s’étant affublé, pour mieux commettre ses forfaits, d’un costume de bouffon… Et la « bosse » qu’il exhibe à tous vents pour inspirer la pitié n’est que puissant explosif qui éclatera un jour à la face de ceux qui la caressent. Quand, ce mardi 13 mai, il déclare à une chaîne allemande que la Russie « est un exemple de démocratie au cœur de l’Europe », quand il déverse à la Chambre des élucubrations dignes de la propagande du 3ème Reich, quand il puisse chez les Ayatollahs iraniens son modèle de « convivialité sociétale », il laisse entrevoir le vrai visage de ce que deviendrait notre pays si, par malheur, il arrivait au Pouvoir : un système hybride mélangeant le nazislamisme à l’autoritarisme à la Poutine !
Les « Libertés de presse et d’expression » dans lesquelles il se drape sont, à la démocratie, ce que la parure de Mère-grand était au Loup du Petit Chaperon Rouge : un moyen pour mieux nous occire. Ce 25 mai, souvenez-vous-en et, à ses jappements hargneux de « Debout les Belges », répondez par un « Couché Lolo ! » afin de le renvoyer à la niche d’où il n’aurait jamais dû sortir !

Une petite précision s’impose sur le dossier Dutroux. Laurent Louis repose sa thèse sur une date incertaine du décès des victimes. En effet, dans un premier jet, Dutroux a confirmé qu’elles étaient encore vivantes quand il est sorti de prison. C’est bien après, lorsque la thèse des réseaux est sortie, qu’il a modifié sa déclaration initiale, comprenant qu’en affirmant que les victimes étaient mortes avant qu’il ne sorte de prison sa responsabilité était moindre. Pour le surplus, Laurent Louis affirme qu’il a reçu le dossier de feu Albert Mahieu. Ce faisant, il fait parler les morts, comme il fait parler une certaine Aimée Ingeveld qui elle aussi est décédée. C’est facile, ils ne peuvent pas confirmer ou infirmer.
Il semblerait que le dossier (en fait, 3 cassettes principales) a été remis par Albert Mahieu a de nombreuses personnes, entre autre devant témoin dans l’établissement qui s’appelait « Fourquet » à l’époque et était situé place Flagey, Quand à la mort des deux fillettes, il faudra quand même que l’on nous explique pourquoi la cause exacte de leur mort a été masquée!