« Rouge Bleu, Parole à la Matière », aux « Abattoirs de Bomel », à Namur, jusqu’au 06 Mars

Le bakhnoug, textile traditionnel berbère, associé à l’art contemporain aux Abattoirs de Bomel
Femme berbère © « Centre culturel de Namur »
© « Centre culturel de Namur »

La culture Berbère est mise a l’honneur aux « Abattoirs de Bomel » – le « Centre culturel de Namur » -, où une importante exposition se déroule, jusqu’au dimanche 06 mars, autour du « Bakhnoug », un textile traditionnel berbère.

Le « Bakhnoug », un textile traditionnel berbère © Murielle Lecocq

Au départ, le « Bakhnoug » et les motifs tissés sont blancs, les teintures faisant apparaitre les motifs au fil des bains de couleurs. Toute une histoire prend vie, une histoire particulière et unique pour chaque femme, une histoire de vie.

Un « Bakhnoug » teint au code hors du langage © Photo : Murielle Lecocq

La richesse des symboles abstraits, ainsi que la couleur du « Bakhnoug », teint aux diverses étapes de la vie d’une femme, construisent un univers symbolique singulier, un code hors du langage.

L’univers symbolique singulier du « Bakhnoug » © Photo : Murielle Lecocq

Dans ce quartier namurois de Bomel, dans la grande salle de ce « Centre culturel », des « Bakhnougs » – tous faisant partie de la collection privée d’Hélène van Spaendonck – sont exposés en regard avec des oeuvres de deux artistes liégeois, le peintre Pol Piérart et le scénographe Jean-Luc Petit.

Pol Piérart et Jean-Luc Petit © Photo : Murielle Lecocq

Face à l’univers de symboles, dépourvu de mots du « Bakhnoug », le geste des peintures de Pol Piérart s’imprègne, lui, du vocabulaire et du sens perdu de celui-ci, un langage particulier qui corrige, efface, transforme, sous un geste multiple de couches de peinture.

« Obéir – Obtenir » © Pol Piérart © Photo : Murielle Lecocq
© Pol Piérart © Photo : Murielle Lecocq

Pol Piérart dévalise des mots déshérités, orphelins, perdus dans la masse monocorde des ressassements, signant toujours ses toiles au dos …

© Pol Piérart © Photo : Murielle Lecocq
Seule toile signée coté face © Pol Piérart © Photo : Murielle Lecocq

… A l’exception d’une seule, sur laquelle la signature est apparente, coté face, selon le choix de la commissaire de l’exposition qui a voulu accrocher l’œuvre à l’envers pour mettre en évidence le fait que Pol Piérart peint au sol, dévoilant le côté granuleux, dû au contact du sol et des coups de pinceaux, et faire ainsi le lien avec la scénographie de Jean-Luc Petit.

Un « Bakhnoug » & une Installation de © Pol Piérart © Photo : Murielle Lecocq

Ce dernier installe et empile des pierres provenant d’une carrière de la région, celle de Gore, à Sclayn, ces blocs de calcaire de Meuse datant de plus de 340 millions d’années.

Pierre fossilisée © Jean-Luc Petit © Photo : Murielle Lecocq

Découpée et façonnée par la main de l’homme, chacune de ces pierres offre ses trésors à nos yeux, notre regard se portant sur les aspects les plus fossilisés de celles-ci.

Pierre fossilisée © Jean-Luc Petit © Photo : Murielle Lecocq

Un jeu double se construit : une référence aux formations géologiques portant des fossiles incrustés d’autres cycles de vie disparus et un lien au lieu, les carrières voisines.

Pierre fossilisée © Jean-Luc Petit © Photo : Murielle Lecocq
Coupe d’une Pierre fossilisée © Jean-Luc Petit © Photo : Murielle Lecocq

Près de l’une des installations, nous pouvons lire la phrase écrite par Josef, à l’attention d’Anni Albers :« L’Art n’est pas un objet mais une expérience. Pour le percevoir il suffit d’ouvrir les yeux.  Ainsi l’Art est partout. »

Pierre fossilisée © Jean-Luc Petit © Photo : Murielle Lecocq
« Bakhnougs » & Pierre fossilisée © Jean-Luc Petit © Photo : Murielle Lecocq

Si les motifs des fossiles ne sont pas sans rappeler ceux de certains « Bakhnougs », l’accrochage, quant à lui, nous plonge dans un univers graphique, cette exposition constituant une véritable rencontre entre l’art, la vie et le travail manuel.

Toile © Pol Piérart & Installation © Jean-Luc Petit © Photo : Murielle Lecocq

Assurément, une exposition à découvrir sans tarder

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« Abattoirs de Bomel » © « Centre culturel de Bomel »

Ouverture : jusqu’au dimanche 06 mars, du mardi au dimanche, de 14h à 18h. Entrée libre. Adresse : Traverse des Muses, 18 (accès via la rue Asty Moulin, face à l’arrière de la gare ferroviaire de Namur). Obligations sanitaires : port d’un masque buccal (dès 6 ans). Contacts : 081/25.04.03 ou info@centrecultureldenamur.be. Site web : http://www.centrecultureldenamur.be.

Murielle Lecocq.

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