DERNIERs jours d’Expositions, a Binche, Bruxelles et Namur

Le temps passe et certaines expositions arrivent en fin de parcours. Plus que quelques jours pour en profiter, à Binche, Bruxelles et Namur.

* Jusqu’au samedi 24 avril :

*** « Mobilis »à la « Galerie du Beffroi », à Namur :

Suite à un appel à projets lancé en septembre 202024 artistes namurois présentent leurs oeuvres, réalisées sur la thématique de l’exploration de l’espace et la notion de mouvement, n’oubliant pas que le mouvement c’est la vie, la rencontre et l’échange. Accueillis en ce lieu par des nuages créés, en couvertures de survie, par Xavier Mossoux, qui écrit : « Cette oeuvre à la fois poétique et politique, souhaite mettre en lumière la problématique de l’accueil des réfugiés qui, tentent de traverser les frontières, en quête d’une sécurité et d’un avenir meilleur. » Voilà qui lance fort bien cette exposition de collagesinstallationspeinturesphotographiessculptures et autres créations, retenues par les commissaires, Jean-Luc Martindirecteur de l’ « Académie des Beau-Arts » de Namur et Bernard Boigelotartiste exposant, lui-même, jusqu’au dimanche 23 maiau « BPS 22 », à Charleroi.

« Signatures du Temps » © François Xavier Defosse

* Jusqu’au dimanche 25 avril :

*** « It never ends – Part 2 », au « Kanal-Centre Pompidou », à Bruxelles :

Ue carte blanche offerte au plasticien John MArmlederGenève/1948) nous permet d’explorer son univers et celui de ceux et celles qu’il aime. Cet « autoportrait collectif «  réaffirme la dimension éthique et esthétique d’un travail ouvert et qui n’a eu de cesse de penser l’art à l’aune des notions de collaboration, d’amitié et d’hospitalité.

Invité à investir les six étages du « showroom » de l’ancien garage « Citroën », cet artiste suisse nous propose, en dialogue avec une série de grandes installations qu’il a pensées pour le lieu, une constellation d’expositions, de performances, de concerts et de rencontres, nous sont présentées en fonction de l’actuelle situation sanitaire.

© Veerle Vercauteren
Jérôme Michez présentant son histoire contée aux enfants de 4 à 6ans © Photo : Veerle Vercauteren

Parmi les artistes proposés par John MArmleder, notons le Néerlandais Nick SteurNijmegen/1982), réalisateur d’une installation en gravats d’une puissante fragilité. Notons que le dimanche 25 avril, à 11h, les parents seront invités à laisser leurs enfants, âgés de 4 à 6 ans, profiter d’une histoire contée, « Le Monde sans-Envers-et-sans-Endroit », pensée par le jeune auteur bruxellois Jérôme Michez et illustrée par les œuvres qui se dévoileront au fur et à mesure de cette déambulation.

En clôture de ce dernier week-end, ce même dimanche 25 avril, à 19h, nous assisterons à la performance « Keep Calm and Carillon », donnée par un Bruxellois d’adoption, l’Américain« Charlemage Palestine » (Charles MartinNew York/1947), décrit, par les organisateurs, comme étant l’ « une des figures les plus singulières de notre temps ».

Pour le programme détaillé du jeudi 22 au dimanche 25 avril, rendez-vous sur le site web : https://kanal.brussels/fr/calendar.

* Jusqu’au dimanche 02 mai :

*** « Abelam, tournés vers les Etoiles », au « Musée international du Carnaval et du Masque » (« MÜM »),  à  Binche :

Présentée pour la première fois en Belgique, nous découvrons l’exceptionnelle collection de masques à igname, de type facial, et de masques baba, à beaumes, prêtés au « MÜM », par le galeriste canadien Marc Assayag, ces  masques étant uniquement fabriqués par des hommesà partir des fibres de fougères lianes et réalisés en vannerie « spiralée », une technique répandue dans toute la Mélanésie.

Dans la vie du peuple Abelamau Nord de la Papouasie-Nouvelle-Guinée, notons l’importance des ignames, exclusivement cultivées, à l’écart du village, par les hommes, dans des jardins secrets, chargés, selon les Abelam, d’une puissance magique. Pendant les six mois nécessaires à cette culture, le cultivateur doit respecter une série de tabous, portant sur les rapports sociaux et sexuels, ainsi que sur l’alimentationLa récolte venuechaque village  organise une « cérémonie d’alignement des ignames », avec les hommes porteurs de masques à ignameQuant aux masques babails appartiennent à l’histoire, n’étant plus portés, les « cérémonies d’initiation »  n’étant plus organisées.

Un masque en fibres végétales du peuple « Abelam » © « MÜM »

Le « MÜM » – ayant fait preuve de créativité dans la réalisation de sa scénographie – nous permet, notamment, de faire tourner un masque de bas en haut, sans le toucher, ou, dans une seconde salle, de voir d’autres masques, via des jeux de miroirs, à nos pieds ou en l’air, le tout nous invitant à porter un nouveau regard sur ces pratiques masquées... ! Illusion d’optiqueombre et lumière, une expérience visuelle innovanteludique et interracive… A voir, assurément !

Profitons de notre visite d’ « Abelam », pour découvrir la nouvelle superbe présentation des salles du « Centre d’Interprétation du Carnaval de Binche », ainsi que la collection permanente « Masques aux 5 Coins du Monde ».

En attendant la réouverture des terrasses de l’ « HoReCa », des salles de cinémas et d’autres lieux de Culture, profitons de ce dernier week-end d’avril ou de ce premier week-end de mai, pour visiter l’une ou l’autre de ces expositions prêtes à refermer leurs portes.

Yves Calbert.







 














 

 

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