Cinéma en plein Air, Face à la Citadelle, au « Delta », à Namur

« Green Book : Sur les Routes du Sud » (Peter Farelly) © « Metropolitan Film Export »

C’est sur la terrasse du « Delta », face à la Citadelle, que le Service de la Culture de la Province de Namur nous accueillera cet été, pour assister, à 22h, le vendredi, à la projection de sept films de qualité, réalisés entre 1939 et 2018, proposés au prix accessible de 3€ par personne et par séance. En cas de pluie, la grande salle sera accessible, avec les distanciations sanitaires préconisées.

La terrasse du « Delta », avant la crise sanitaire, avec vue sur la Citadelle © Province de Namur

Au programme au cours de l’été 2020 :

*** 03 juillet : « Le Magicien d’Oz » (« The Wizard of Oz »/Victor Fleming {1889-1949}/USA/1939/101′)

Synopsis : « Dorothy, jeune orpheline, vit chez son oncle et sa tante. Tout irait pour le mieux si l’institutrice ne détestait pas son chien. C’est alors que Dorothy fait un rêve où elle se trouve transportée au royaume magique des Munchkins à la recherche de son chien. Pour le retrouver, Dorothy doit s’emparer des chaussures rouges de la mauvaise fée et aller voir le magicien d’Oz dans son palais d’Emeraude… »

"Le Magicien d'Oz" (The Wizard of Oz) réalisé par Victor Fleming © Warner Bros.

« Le Magicien d’Oz » (« The Wizard of Oz »/Victor Fleming) © « Warner Bros »

Critiques de la presse :

– par Louis Marcorelles, pour « Le Monde » : « Le film crée avant la lettre la comédie musicale moderne, avec un entrain et un brio qui seront rarement dépassés… »

– par Flavien Bellevue, pour « Ecran large » : « Parmi les plus grands films qu’Hollywood ait produits au cours du siècle précédent, « Le Magicien d’Oz » tient une place bien particulière, celle d’un film éternel… »

– par Michel Perez, pour « Combat » : « On ne peut prétendre connaître vraiment la civilisation américaine du Xxe siècle si l’on n’a jamais entendu parler de ce conte merveilleusement bariolé… » 

*** 10 juillet : « Eldorado » (Bouli Lanners/2008/Fra.-Bel./85’/avec Bouli Lanners/film lauréat, en 2008, des Prix « Europa » , « FIPRESCI de la Critique internationale » et « Regards Jeunes », à la « Quinzaine des Réalisateurs » du « Festival de Cannes », ainsi que du« Prix André Cavens » de l’ « Union de la Critique du Cinéma »

Synopsis : « Yvan, dealer de voitures vintage, la quarantaine colérique, surprend le jeune Elie en train de le cambrioler. Il se prend d’une étrange affection pour lui et accepte de le ramener chez ses parents au volant de sa vieille Chevrolet. Commence alors le curieux voyage de deux bras cassés à travers à un pays magnifique, mais tout aussi déjanté… »

Eldorado-Bouli-Lanners

« Eldorado » (Bouli Lanners/à gauche, ci-dessus) © « Cinevox »

Critiques de la presse :

– parIsabelle Regnier, pour « Le Monde » : « Un road-movie d’un nouveau type : absurde, tragique, cocasse et sentimental, [et] donne envie d’aimer son auteur. »

– par Jean-Baptiste Morain, pour « Inrockuptibles » : « Un road-movie belge métamorphose le plat pays en Far West et combine habilement burlesque, sens épique, pessimisme de fond et humour surréalisant. »

– par Françoise Delbecq, pour « Elle » : « Bouli Lanners sait instiller par touches délicates une jolie dose de poésie. Eldorado, c’est un petit paradis… »

A noter : Bouli Lanners, comme acteur, a remporté 2 « Magritte », ceux, en 2013, « de meilleur Acteur dans un second Rôle », pour « De Rouille et d’Os » (Jacques Audiard/Fra.-Bel./2012/122′) et, en 2020,« de meilleur Acteur », pour « C’est ça l’Amour » (Claire Burger/Fra./2018/98′). Comme réalisateur, son film « Les Géants » (Bel./2011/85′) a reçu, en 2012, 5 « Magritte », et, en 2011 le « Grand-Prix «  du « Festival International du Film de Dieppe », ainsi que le« Art Cinéma Award » de la« Confédération Internationale des Cinémas d’Art et d’Essai ». De son côté, « Les Premiers, les Derniers » (Fra.-Bel./2016/97′), en 2017, a également remporté 5 « Magritte », et en 2016, le « Prix Label Europa Cinémas du meilleur film européen », ainsi que le « Swann d’Or du meilleur Réalisateur » du« Festival du Film de Cabourg ».

*** 17 juillet : « Green Book : Sur les Routes du Sud » (Peter Farelly/Canada/2018/130’/film lauréat, en 2019, de 3 « Oscar », « du meilleur Film », « du meilleur Scénario original » et« du meilleur Acteur dans un second Rôle » ; de 2 « Golden Globes », « du meilleur Scénario » et « du meilleur Acteur dans un second Rôle », ainsi que le « BAFTAdu meilleur Acteur dans un second Rôle » {pour Mahershala Ali}).

Synopsis : « En 1962, alors que règne la ségrégation, Tony Lip, un videur italo-américain du Bronx, est engagé pour conduire et protéger le Dr Don Shirley, un pianiste noir de renommée mondiale, lors d’une tournée de concerts. Durant leur périple de Manhattan jusqu’au Sud profond, ils s’appuient sur le ‘Green Book’ pour dénicher les établissements accueillant les personnes de couleur, où l’on ne refusera pas de servir Shirley et où il ne sera ni humilié ni maltraité. Ensemble, ils vont devoir dépasser leurs préjugés, oublier ce qu’ils considéraient comme des différences insurmontables, pour découvrir leur humanité commune…

Cinéma en plein air, Face à la Citadelle, au «Delta», à Namur

« Green Book : Sur les Routes du Sud » (Peter Farelly) © « Metropolitan Film Export »

Critiques de la presse :

– par Camille Nevers, pour « Libération » : « Un film édifiant au sens de ce que le conte moral a de meilleur, bons sentiments compris si difficiles à rendre sans béatitude bête. » 

– par Vincent Malausa, pour « Les Cahiers du Cinéma » : « Ce récit d’amitié si simple et si touchant, cette Americana rêvée des marges et des communautés amies, un bruissement de douceur et de mélancolie. »

par la Rédaction des « Dernières Nouvelles d’Alsace » : « Peter Farrelly conduit un scénario construit comme un petit bijou d’engrenage à fantaisie et à émotions dans une Amérique sudiste où les gens de couleur sont exclus des hôtels, des restaurants, des lieux de divertissement, réservés aux seuls blancs. »

– par Barbara Théate, pour « Le Journal du Dimanche » : « Adaptée d’une histoire vraie, cette touchante chronique sur la tolérance résonne extrêmement fort et nous embarque dans un road-movie grave et drôle, porté par un formidable duo d’acteurs. »

– par François Forestier, pour « Le Nouvel Observateur » : « Dans ce road trip ponctué de bagarres, d’humiliations, de découvertes – et de musique –, Viggo Mortensen et Mahershala Ali composent des personnages inoubliables. Formidable. »

*** 31 jullet : « Little Miss Sunshine » (Jonathan Dayton & Valérie Faris/USA/2006/102’/film lauréat, en 2007, de 2 « Oscar », « du meilleur Scénario » et « du meilleur Acteur dans un second Rôle », du « César du meilleur Film étranger », de 2 « BAFTA », « du meilleur Scénario original » et« du meilleur Acteur dans un second Rôle », ainsi qu’en 2006, du« Grand-Prix du Festival du Cinéma américain de Deauville »).

Synopsis : « L’histoire des Hoover. Le père, Richard, tente désespérément de vendre son ‘Parcours vers le succès en 9 étapes’. La mère, Sheryl, tente de dissimuler les travers de son frère. Les enfants ne sont pas non plus dépourvus de rêves improbables… » Little Miss Sunshine

« Little Miss Sunshine » (Jonathan Dayton & Valérie Faris) © « Twentieth Century Fox » 

Critiques de la presse :

– par Emmanuèle Frois, pour « Figaroscope » : « Tour à tour acide, tendre, cruelle, rocambolesque, c’est une traversée très cahotique d’une Amérique toujours en quête de réussite mais définitivement paumée, en perte de repères à l’image de ses anti-héros. »

– par Renaud Baronian, pour « Le Parisien » : « Incroyable petit film qui nous fait passer par toutes les émotions, avec des fous rires assurés toutes les trois minutes. »

– par Dominique Widemann, pour « L’Humanité » : « Un voyage initiatique dont l’amour suscitera l’apothéose. Entre le sucre de la tendresse et le plus pur vitriol. »

– par Louis Guichard, pour « Télérama » : « Une échappée drolatique, une thérapie de groupe impromptue, sauvage et ambulante. »

– par Olivier Bonnard, pour « TéléCinéObs » : « La cruauté des situations n’empêche pas une tendresse vraie pour les personnages. On recommande. »

*** 07 août : « Central do Brasil » (Walter Salles/Brésil-Fra./2018/113’/film lauréat, en 2019, du « Golden Globe du meilleur Film en Langue étrangère », du « BAFTA du meilleur Film non anglophone », ainsi qu’en 2018 de l’« Ours d’Or du meilleur Film » et de l’« Ours d’argent de la meilleure Actrice », à la« Berlinale »).

Synopsis : « Le destin de deux êtres, une femme aigrie et sensible, ainsi qu’en enfant charmeur et rusé, que l’on suit dans un voyage sans concession dans un Brésil défavorisé… »

« Central do Brasil » (Walter Salles) © « Les Films du Camelia »

A noter : Walter Salles a remporté, en 2009, le « Prix Robert-Bresson »  à la « Mostra de Venise », pour « son œuvre significative par sa sincérité et son intensité en faveur de la recherche du sens spirituel de notre vie. »

*** « The Darjeeling Limited » (Wes Anderson/USA/2007/104′)

Synopsis :« Trois frères, fâchés depuis la mort de leur père, se retrouvent pour un voyage en train à travers l’Inde afin de renouer les liens d’autrefois. Pourtant, la ‘quête spirituelle’ de Francis, Peter et Jack va vite dérailler. Ilsse  retrouvent seuls, perdus au milieu du désert avec onze valises, une imprimante, une machine à plastifier et beaucoup de comptes à régler avec la vie… »

A bord du Darjeeling Limited : Photo Wes Anderson

« The Darjeeling Limited » (Wes Anderson) © « Twentieth Century Fox » / Photo :  Wes Anderson

Critiques de la presse :

– par Romain Le Vern, pour « a.Voir-a.Lire.com » : « Wes Anderson orchestre un sommet de mélancolie à fendre le coeur. Le meilleur du cinéma indépendant US… »

– par Florence Ben Sadoun, pour « Elle » : « Si Wes Anderson insuffle une énergie époustouflante au rythme de cette quête spirituelle, il ne lâche jamais le lien de fraternité qui réunit les trois personnages principaux. Un film décalé pour mieux nous faire planer. »

– par Alain Grasset, pour « Le Parisien » : « Les dialogues font mouche, percutants à souhait. Loufoque, ponctué de nombreuses scènes burlesques, Etre à bord du ‘Darjeeling Limited’ nous procure un réel plaisir. »
– par Jérôme Vermelin, pour « Métro » : « Le film le plus ensoleillé de Wes Anderson. On y retrouve son sens du détail qui tue, son goût pour les couleurs chatoyantes et la symétrie. »

– par Emmanuèle Frois, pour « Figaroscope » : « Wes Anderson a un style unique pour conter des histoires de famille ou de fratries. Il signe ici une ouvre originale, à la fantaisie décalée, à la mélancolie assumée et à l’esthétique raffinée. »

A noter : Wes Anderson a remporté, en 2018, l’ « Ours d’Argent du meilleur Réalisateur », à la « Berlinale », pour « L’Ile aux Chiens » (USA/2018/101′) ; en 2014, le « Grand-Prix du Jury », à la « Berlinale », et, en 2015, le « BAFTA du meilleur Scénario », pour « The Grand Buapest Hotel » (USA-All./2014/100′) ; ainsi que, en 2010, le « Cristal du meilleur Long-Métrage » et le « Prix du Public », au« Festival international du Film d’Animation d’Annecy », pour « Fantastic Mr Fox » (USA-UK/2009/88′).

*** 21 août : « L’Echappée belle » (Paolo Virzi/Ita.-Fra./2018/113′)

Synopsis : « Les années ont passé, mais l’amour qui unit Ella et John Spencer est resté intact. Un matin, déterminés à échapper à l’hospitalisation qui les guette, ils prennent la route à bord de leur vieux camping-car et mettent le cap sur Key West. Ils découvrent alors une Amérique qu’ils ne reconnaissent plus… et se remémorent des souvenirs communs, mêlés de passion et d’émotions… »

L'Echappée belle : Photo Helen Mirren

Helen Mirren, dans « L’Echappée belle » (Paolo Virzi) © « Concorde Filmverleih GmbH »

Critiques de la presse :

– par Jean Serroy, pour « Le Dauphiné libéré » : « Un road movie en forme de dernier voyage, où le poids plutôt lourd des thèmes – la vieillesse et la mort – se trouve joliment allégé par le ton d’une réalisation pleine de fantaisie, et d’une interprétation haut de gamme, qui évite les écueils de la sensiblerie et du cabotinage. »

– par Claire Picard, pour « Télé Loisirs » : « Un road movie drôle, subtil et tendre, porté par l’interprétation à la fois déchirante et fougueuse de deux immenses acteurs. »

– par Lola Sciamma, pour « Voici » : « Une escapade attachante, solaire et crépusculaire, avec en toile de fond le portrait d’une Amérique pré-Trump en pleine déliquescence. »

– par Catherine Balle, pour « Le Parisien » :« Subtilement interprétés par Helen Mirren et Donald Sutherland, ces deux-là sont vieux, imparfaits, chauves et incontinents. Mais leur ‘Echappée belle’, pleine d’humour, de légèreté, de justesse et d’amour nous touche profondément. »

– par Thomas Sotinel, pour « Le Monde » : « Plus encore que la géographie des étapes (les sites historiques du Sud, la côte géorgienne, les ‘keys’ de Floride), ce sont les stations sentimentales de ce trajet que l’on devine, à peine la clé de contact tournée pour la première fois. »

A noter : Paolo Virzi a remporté de très nombreux Prix en Italie, étant primé à 7 reprises aux « David di Donatello », l’équivalent italien des « Magritte » et des« César », ou encore 8 « Rubans d’Argent », décernés par le « Syndicat national des Journalistes cinématographiques italiens », sans oublier, en 1997, le « Grand-Pix du Jury », à la « Mostra de Venise », pour « Ovosodo » (Ita./1997/103′).

« Le Delta », en bord de Sambre © Province de Namur

A nous, simples spectateurs ou cinéphiles avertis de nous offrir, seuls, en couples, en famille ou avec des ami.e.s, d’agréables « échapées belles » nocturnes, sur l’accueillante terrasse du « Delta »., au confluent de la Meuse et de la Sambre.

Yves Calbert.

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