Projections événementielles de « Benni », à Namur (09 Mars) et Mons (17 Mars)

affiche du film System crasher

Ce lundi 09 mars, à 20h, au « Caméo », à Namur, projection événementielle de « Benni » (« System Crasher »/ Nora Fingscheidt/All./2019/125 min.), précédant une rencontre sur le thème d’ « Enfants en souffrance, comment leur venir en aide ? », avec Josée Pelzer, pédopsychiatre, directrice clinique de « SOS Enfants Namur ».

De même, le mardi 17, à 20h, au « PLaza Art », à Mons, avec une projection qui sera suivie d’un débat, dans le cadre de « L’Année de l’Allemagne », un événement organisé par l’ « Université de Mons ».

Synopsis : « Benni a neuf ans. Négligée par sa mère, elle est enfermée depuis sa petite enfance dans une violence qu’elle n’arrive plus à contenir. Prise en charge par les services sociaux, elle n’aspire pourtant qu’à être protégée et retrouver l’amour maternel qui lui manque tant. De foyer en foyer, son assistante sociale et Micha, un éducateur, tenteront tout pour calmer ses blessures et l’aider à trouver une place dans le monde… »
<span>Benni</span> Un film qui touche au cœur

Helena Zengel, dans le rôle-titre de « Benni » (Nora Fingscheidt)

Pour « Le Soir », Gaëlle Moury écrit : « Un film qui touche au Coeur... (A noter que le titre original,) ‘System Crasher’ (étant) un terme utilisé pour qualifier des enfants incontrôlables, qui se trouvent dans une impasse. Trop jeunes pour être placés en institutions psychiatriques, ils sont aussi trop violents pour rester en famille d’accueil. Face à eux, le système de protection de l’enfance se retrouve complètement dépourvu… »

« … Malgré un sujet complexe, qui pourrait laisser craindre un énieme film social, ‘Benni’ ne tombe jamais dans la démonstration ou dans la thèse. Au contraire, il garde une vraie subtilité et même une certaine douceur, qui en font un objet de cinéma à part entière, loin des clichés… »

Pour « Les Grignoux », Catherine Lemaire écrit : « Grâce à une mise en scène exceptionnellement nerveuse et dynamique et à des images éclairées de touches de rose, Nora Fingscheidt propose une première œuvre aussi percutante sur la forme que sur le fond… »

« … Voilà un film qui va vous serrer le cœur plus d’une fois, l’une de ces histoires dont on ne ressort pas tout à fait indemne, d’une justesse incroyable, qui ne cherche jamais à juger ses personnages, mais à montrer l’inextricabilité de certaines situations. Il s’en faudrait parfois de tellement peu pour que Benni sorte de cette spirale de violence infernale. La moindre progression nous rend optimistes : un défoulement dans la nature, une confidence murmurée, un moment de complicité. Mais le traumatisme de Benni est enraciné profondément en elle et ce dont elle aurait besoin le plus, ce serait d’amour familial, de beaucoup, beaucoup d’amour… Vous n’oublierez pas de sitôt cette enfant exaspérante et attachante à la fois, ni ce film-choc qui va vous retourner. Un coup de poing autant qu’un coup de cœur… »

« Benni » (Nora Fingscheidt)

« … Benni, la blondeur angélique et les yeux céruléens, est une fille sauvage de neuf ans… (Ayant) écumé les écoles de la ville,… sa mère célibataire, (devant) s’occuper de son frère et de sa soeur, plus jeunes, (étant) incapable de composer avec elle,… les services sociaux décident qu’elle n’ira plus à l’école qu’accompagnée par un éducateur aguerri. (Cette enfant) est une boule de rage qui envoie tout péter sur son passage, l’école, les éducateurs, les familles d’accueil. (Elle) est imprévisible. Ou plutôt, on sait qu’il suffit d’une étincelle pour qu’elle perde les pédales. Mais ça vient sans crier gare, toujours par surprise. Quand Benni voit rouge, elle fonce sur son ou ses adversaires, peu importe le nombre, qu’il s’agisse d’enfants ou d’adultes. Benni les roue de coups, et tant mieux si elle en prend aussi dans la bagarre… »

« … Un tel comportement ne vient pas de nulle part : elle a été maltraitée pendant sa prime enfance et a grandi depuis loin de sa mère, passant de foyer en foyer. Pourtant, Benni ne souhaite qu’une seule chose : retourner vivre chez elle. Elle s’accroche à cette idée comme à une bouée de sauvetage, comme un possible futur à sa vie si mal commencée. Mais sa mère n’est pas fiable, et les quelques avancées que Benni fait sont vite contrebalancées par de douloureux retours en arrière quand une visite maternelle tombe à l’eau… »

« Benni » (Nora Fingscheidt)
« …Toutes celles et tous ceux qui s’occupent de l’enfant ne savent plus trop quoi faire pour l’aider à grandir. Même s’ils veulent éviter une lourde médication, c’est malheureusement ce qui semble se profiler pour elle… Son nouvel éducateur, Micha, celui qui l’amène bon an mal an à l’école, propose une nouvelle méthode. Pourquoi pas, après tout ? Peut-être est-ce enfin une voie vers l’apaisement ?… Leur relation devient de plus en plus intense et, après avoir passé quelques semaines ensemble dans la forêt, un tournant majeur semble se dessiner à l’horizon… »

Soulignons que cet excellent film, déjà primé à deux reprises, en 2019 (« Prix Alfred Bauer », à la « Berlinale », et « Prix de la meilleure Musique » {pour John Gürtler}, aux « European Films Awards », à Berlin), restera au programme du « Caméo », en séances ordinaires, jusqu’au mardi 14 avril. A Liège, il sera à l’affiche du « Sauvenière », jusqu’au mardi 07 avril, et du « Curchill », jusqu’au mardi 14 avril.

Pour plus de détails, consultez le site web : http://www.grignoux.be.

Notons encore qu’à Bruxelles, « Benni » est actuellement programmé à l’ « Aventure » et au« Vendôme ».

Yves Calbert.

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