35è « Festival International du Film de Mons », du 06 au 13 Mars

Yolande Moreau dans « La bonne Epouse » (Martin Provost) (c) « Memento Films Distribution »

Au programme du 35è « Festival International du Film de Mons », autrefois connu sous le titre de « Festival du Film d’Amour », créé par Elio Di Rupo, nous proposera, du vendredi 06 mars au vendredi 13 mars, 66 longs-métrages, dont 39 premières belges et 1 première européenne, ainsi que 16 courts-métrages, 32 pays produisant ou coproduisant ces films (Algérie, Allemagne, Argentine, Belgique, Brésil, Canada, Chili, Colombie, Corée du Sud, Espagne, Etats-Unis, Finlande, France, Guatémala, Grèce, Italie, Irlande, Israël, Luxembourg, Maroc, Mexique, Philippines, Pologne, République tchèque, Royaume-Uni, Russie, Soudan, Suisse, Tunisie et Turquie), plus de 100 invités étant attendus…

En Gala d’Ouverture, au « Théâtre Royal », le vendredi 06, à 20h, nous découvrirons « La bonne Epouse » (Martin Provost/Fra.-Bel./2019/109 min./avec Juliette Binoche, Noémie Lvovsky etYolande Moreau).

Martin Provost, le réalisateur de « La bonne Epouse » (c) « Memento Films Distribution »

Synopsis : « Tenir son foyer et se plier au devoir conjugal sans moufter : c’est ce qu’enseigne avec ardeur Paulette Van Der Beck dans son école ménagère. Ses certitudes vacillent quand elle se retrouve veuve et ruinée. Est-ce le retour de son premier amour ou le vent de liberté de mai 68 ? Et si la bonne épouse devenait une femme libre ?… »

Dans cette fiction, Yolande Moreau retrouve son réalisateur, Martin Provost, qui, grâce à son film « Séraphine » (Fra.-Bel./2008/125 min.), lui permit de recevoir son « César de la meilleure Actrice », ce long-métrage remportant 6 autres « César » (« meilleur Film », « meilleur Scénario original » {Marc Abdelnour et Martin Provost},« meilleurs Costumes »  {Madeline Fontaine}, « meilleure photographie » {Laurent Brunet}, « meilleure Musique originale » {Michael Galasso} et « meilleur Décor » {Thierry François}).

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Les 3 protagonistes de « La bonne Epouse » (Martin Provost) (c) « Memento Films Distribution »

Pour « aVoir-aLire », Claudine Levanneur écrit : « En optant pour la malice et la légèreté, Martin Provost, comme il l’a déjà fait avec, entre autres, « Séraphine », puis « Violette », rend un hommage chaleureux aux femmes qui, par leur courage et leur vitalité, parviennent à s’échapper du carcan dans lequel leur appartenance au sexe dit faible les maintient… De situations cocasses en dialogues pétillants, ‘La bonne Epouse’ suit son cheminement de comédie mutine et gentiment désuète, que l’évocation des célébrités du moment (d’Adamo à Anne-Marie Peysson, en passant par Joe Dassin, Ménie Grégoire ou Guy Lux) enrichit d’une tendre nostalgie… Si le trait est grossi à plaisir, c’est pour mieux souligner les paradoxes d’une époque aussi joyeuse que sexiste… »

Pour « Les Grignoux », Nicolas Bruyelle écrit : « Pour vous donner une idée du ton, revenons à l’introduction du film… Premier énoncé : « La bonne épouse est avant tout la compagne de son mari, ce qui suppose oubli de soi, compréhension et bonne humeur ». Pilier deux : « Une véritable maîtresse se doit d’accomplir ses tâches quotidiennes, cuisine, repassage et raccommodage, dans une abnégation totale et sans jamais se plaindre »… Ce monde, que nous dépeint Martin Provost, ne date pas du Moyen-Âge, mais d’hier, d’il y a moins de cinquante ans… ‘La bonne Epouse’ est un projet assez culoté, drôlement bien vu, qui a le mérite de synthétiser un discours socio-politique et un pan de notre histoire récente. Cela fait du bien, surtout quand on constate que le vent mauvais du machisme continue à polluer notre air. La réussite du projet doit aussi énormément aux comédiennes, à l’image du trio BinocheMoreauLvovski, dont les personnages existent derrière leur caricature. Ici, la révolution féminine se construit donc sur des bases comiques, ce qui n’est pas la moindre des qualités de ce film résolument euphorique… »

A noter la projection, au « Théâtre Le Manège » – le dimanche 08, à 16h, pour un public familial, recommandé dès 5 ans, et le lundi 09, à 10h et 13h30, pour les écoles – d’un film réalisé il y a 64 ans, « Le Ballon Rouge » (Albert Lamorisse/Fra./1956/36 min./film lauréat, en 1957, de l’ « Oscar du meilleur scénario original », ainsi qu’en 1956, de la « Palme d’Or du Court-Métrage »  du « Festival de Cannes »  et du« Prix Louis-Delluc »).

Soulignons que trois musiciens-chanteurs accompagnerons, « live », ces trois projections : Stéphane Louvain et Laetitia Shériff, aux guitares, ainsi que François Ripoche, à la batterie… Un bien intéressant ciné-concert pour petits et grands…

« Le Ballon Rouge » (Albert Lamorisse)

Synopsis : « Dans le Paris des années cinquante, un petit garçon libère un ballon accroché à un réverbère. À la surprise des habitants du quartier, suscitant la convoitise des autres enfants, le ballon rouge va le suivre partout dans les rues de Paris… »

Pour « Télérama », Jérémie Couston écrit : « A l’opposé de l’anthropomorphisme puéril de Disney…, les films de Lamorisse sont des contes oniriques… qui misent sur l’intelligence et la sensibilité du jeune public… »

Films retenus pour la Compétition internationale (tous projetés à « Imagix ») :

« A Girl from Mogadishu » (Mary McGuckian)

« A Girl from Mogadishu » (Mary McGuckian/Irl.-Bel.-Maroc/2019/112 min.)-Di. 08-20h30 & Me. 11-14h30

« Felicità » (Bruno Merle/Fra./2019/82 min.)-Je. 12-20h30 & Ve. 13-11h

« Jouliks » (Mariloup Wolfe/Canada/2019/114 min.)-Je. 12 -18h30 & Ve. 13-17h30

« L’Angle mort » (Patrick-Mario Bernard & Pierre Trividic/Fra./2019/104 min.)-Me.11-18h30 & Je. 12-15h

« Lingua Franca » (Isabel Sandoval/USA-Philippines/2019/89 min.)-Ma. 10-21h & Me. 11-21h

« Nocturnal » (Nathalie Biancheri/UK/2019/86 min.)-Me. 11-21h

« Oray » (Mehmet Akif Büyükatalay/All./2019/97 min.)-Ma.10-19h

« Sole » (Carlo Sironi/Ita.-Pol./2019/90 min.)-Lu. 09-18h30

« The August Virgin » (Jonás Trueba/Esp./2019/122 min.)-Sa. 07-17h & Lu. 09-14h30

« Vs » (Ed Lilly/UK/2018/94 min.)-Lu. 09-21h, Ma. 10-14h30 & Je. 12-21h

« Vs » (Ed Lilly)

Notons que le « Festival International du Film de Mons » nous proposera une nouvelle compétition, composée de longs métrages internationaux inédits, aux approches esthétiques et scénaristiques particulièrement originales, radicales et décapantes du thème de l’amour, même si le mot « amour » ne figure plus au sein du libellé du Festival.

Bien sûr, le cinéma belge ne sera pas oublié, avec ses longs métrages inédits, ses avant-premières et sa compétition de courts-métrages, révélatrice de nos futurs talentueux acteurs et réalisateurs.

Les Dardenne : 3 « Magritte du Cinéma », en 2015, pour « Deux Jours, une Nuit » (c) « Reporters »

Soulignant la qualité des projets et des réalisateurs qu’ils soutiennent, un hommage sera rendu aux « Films du Fleuve », la société de production de Jean-Pierre et Luc Dardenne – les lauréats, entre autres, de deux « Palmes d’Or », à Cannes – et de Delphine Tomson, qui confiait, en mai 2019, au quotidien « Le Soir » : « Cela fait 17 ans que je travaille avec les frères, mais dix comme productrice exécutive. Pour Cannes, je gère le côté obscur des choses (logement, transport, logistique, accréditation, …)… »

Boulevard de la mort - un film Grindhouse : Photo Quentin Tarantino, Vanessa Ferlito

Quentin Tarantino et l’actrice Vanessa Ferlito (tournage de « Grindhouse ») (c) D.R.

Autre hommage, celui qui sera rendu au réalisateur américain Quentin Tarantino, lauréat, entre autres, pour « Pulp Fiction », en 1994, de la « Palme d’Or », au « Festival de Cannes », et, en 1995, de l’« Oscar du meilleur Scénario original », remportant ce même « Oscar », en 2013, pour « Django Unchained », l’« Oscar de la meilleure Musique »  étant attribué, en 2016, à son film « Les huit Salopards », sans oublier, en 2020, pour « Once Upon a Time… in Hollywood », l’« Oscar de la meilleure direction artistique » et celui « des meilleurs Décors », un « César d’Honneur », pour l’ensemble de sa carrière, lui ayant été remis, en 2011.

La caricature dans l’écriture cinématographique sera, aussi, évoquée par une conférence, qui sera suivie de la projection de « La Vie de Brian » (Terry Jones/UK/1979/94 min.).

Parfum de printemps, de Férid Boughedir (sortie en France le 20 avril, en Tunisie début mai sous le titre Zizou)

Férid Boughedir, en 2016, lors de la promotion de son film « Parfum de Printemps »

Le cinéma africain ne sera pas oublié, grâce à un entretien avec le cinéaste tunisien Férid Boughedir, qui est, aussi, dans le domaine du Cinéma, auteur, critique, historien, journaliste, professeur, ainsi que membre de différants Jurys (au « Festival de Cannes », en 1991 et en 2009, à la « Berlinale », en 1997, à la « Mostra de Venise, en 1999, ayent été président du Jury, au « Festival panafricain », à Ouagadougou, en 2001.

Plus proche de nous, retour en Wallonie, avec« Wallimage », qui, en 2019, a investi quelques 6,5 millions d’Euros, afin de soutenir 47 projets, et qui, à Mons, nous propose une séance anniversaire, avec le film « Les Gangsters » (Olivier Marchal/Fra.-Bel./2002/90 min./avec Richard Anconina)

En « Gala de Clôture », le vendredi 13, à 20h, au « Théâtre Royal », en présence de l’équipe du film, nous assisterons à la projection de « Jumbo » (Zoé Wittock/Bel.-Fra.-Lux./2020/93 min.).

Gala de Clôture : « Jumbo » (Zoé Wittock)
Synopsis : « Jeanne, une jeune femme timide, travaille comme gardienne de nuit dans un parc d’attraction. Elle vit une relation fusionnelle avec sa mère, l’extravertie Margarette. Alors qu’aucun homme n’arrive à trouver sa place au sein du duo que tout oppose, Jeanne développe d’étranges sentiments amoureux envers Jumbo, l’attraction phare du parc… »
Prix du « Pass Festival » (accès à tous les films) : 35€. Prix du « Pass 4 Séances » : Prix par séance : 7€ (6€, pour les étudiants /5€, par membre d’un groupe/4€ par projection pédagogique/1€50, par « Article 27 »). Prix des Galas d’Ouverture et de Clôture (incluant la réception) : 15€.
Notons encore que dès le mois d’avril, le « Festival international du Film de Mons » entamera une tournée en décentralisation, se rendant à Bruxelles (« Centre culturel italien »), en Wallonie, à Braine-le-Conte (« Centre culturel »), Charleroi (« Quai 10 »), Frameries (« Centre culturel ») et Morlanwelz (Centre culturel « Le Sablon »), ainsi qu’en France, à Maubeuge (« Salle Sthrau »).

Site web : http://www.festivaldemons.be.

Yves Calbert.

 

 

 

 

 

 

 

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