EUROPE, INTERNATIONAL, monde, opinion

Serbie-Kosovo: « la discorde »

 

Serbian authorities stop train bound for Kosovo at border

Dragan Blagojevic, OPINION

Serbie-Kosovo : Bruxelles « extrément inquiété » par le train de la discorde-« La discorde » entre le premier ministre et le president avant  les élections en Serbie.

BRUXELLES-L’épisode apparemment « explosive » du train Serbe peint en parole «Le Kosovo, c’est la Serbie », arrêté avant qu’il entre au Nord du Kosovo, peuplé par les Serbes, par les forces de police spéciale sous la commande des authorités de Pristina, a provoque « une inquiétude extreme » de la Haute Représentante de l’Union Européenne Federica Mogherini, ainsi que le mécontement des gouvernments de l’UE, d’après les sources de la Commission Européenne. Mme Mogherini a déclaré qu’elle était « très reconnaissante au premier ministre serbe » Aleksandar Vucic qui a arreté le train avant qu’il traverse la frontière avec Kosovo, où étaient positionées les unités de la police spéciales de Pristina. Mme Mogherini et l’UE ont fait d’ énormes efforts pour normaliser les relations entre Belgrade et Pristina à travers le dialogue directe qui inclue les premiers ministres des deux côtés. C’est pourquoi le conflit et les accusations virulentes de Pristina contre Belgrade et vice-versa avec les menaces de conflitcs armés, ont été vues comme une menace pour la paix dans les Balcans et possible coup dur pour le dialogue Belgrade-Pristina. Ce « train de la discorde », comme l’ont qualifié plusieurs commentataires, a été, cependant, stopé à la frontière(la ligne administrative, comme ont dit à Belgrade qui ne reconnait pas l’indépendance autoproclamée à Pristina), a été pa si « explosive » comme on a pu croire à première vue. C’est, d’ailleurs, le premier ministre serbe Aleksandar Vucic qui a ordonné l’arrêt du train « à la ligne administrative » avec Kosovo et en a immédiatement informé Federica Mogherini.

Le président du Kosovo Hashim Thaci a parlé de la propagande serbe et y a vu une « provocation délibérée » qui entrerait dans « un vieux scénario de sécession d’une partie du Kosovo », celle où vivent les quelque 100.000 Serbes.

Mais premier ministre serbe Vucic a souligné qu’il a stoppé le train pour « éviter un conflit » et a accusé Pristina  d’avoir voulu « provoquer un conflit de large envergure ».

C’est, cependant, le président serbe Tomislav Nikolic qui a menacé d’envoyer l’armée serbe au nord du Kosovo « si les Serbes sont tués la-bàs… » C’était, donc, assez hypothétique et, d’ailleurs le comandant des forces de l’OTAN à Kosovo(KFOR) a fermément souligner que « les seule forces armées qui peuvent être engagées à Kosovo sont celles de l’OTAN ». Il voulait dire que si Belgrade envoie des troupes à Kosovo c’est la guerre avec l’OTAN. Mais Belgrade n’a la moindre idée de faire une chose pareille.

Les analystes à Belgrade et dans la région y voit un « episode malheureux » de la campagne pour les élections présidentielles en Serbie. Le président Nikolic voudrait bien être candidat  pour un nouveau mandat, mais son parti SNS, qui est aussi celui de Vucic, le voit comme un candidat pas assez populaire et il paraît que l’episode du train était conçue en fonction de présenter Nikolic comme homme d’état qui est prêt à défendre à tout prix les Serbes à Kosovo.

Car « le train coloré » de fabrication russe  était préparé, d’après le journal belgradois « Politika », par les gens prôches à Nikolic et pratiquement à l’insue de Vucic, vue comm plutôt pro-occidental, qui hésite à donner l’appui à Nikolic, qui aimerait très prôches relations de la Serbie avec Moscou, comme candidat du SNS pour les élections présidentielles.

Le président du Kosovo est d’avis que l’épisode du train montre que la Serbie jouit du soutien  de la Russie pour mettre en œuvre un projet de « Grande Serbie », mais il n’a pas donner des preuves pour une telle affirmation, sauf si l’on ne voit pas ça dans le fait que le train est vraiment de fabrication russe.

D’après le journal slovène « Delo », «la rhétorique guerrière entendue entre le Kosovo et la Serbie n’était que du théâtre. Bien qu’il s’agisse d’un ‘conflit gelé’, il est peu probable que l’on assiste à des violences entre les deux Etats. Or l’incident du train a aussi montré que la paix en Europe est le résultat de compromis douloureux ».

C’est vrai, mais  « la normalisation des relations entre Belgrade et Pristina », tellement voulue par l’UE et Mme Mogherini et de nouveau tombée en panne.

Dragan Blagojevic – expert des pays des Balkans

Photo: illustration

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