Rentrée académique à l’Université de Namur. #namur #wallonie #education

En présence de nombreuses personnalités, dont des recteurs de Lille et de Calcuta, ce mardi 29 septembre, le recteur de l’Université de Namur, Yves Poullet, tenait à souligner que le tout nouveau amphithéâtre Vauban, au sein duquel se déroulait la cérémonie académique de la rentrée universitaire, est la preuve, selon ses mots, de « la foi en l’avenir » que l’on se doit d’entretenir, pour qui vive la culture, dans une excellente acoustique, et qu’étudiants, chercheurs et professeurs puissent y débattre sur notre société.
Université
Se réjouissant de constater que l’ Université de Namur comptait 550 étudiants de plus que pour l’année académique écoulée, Yves Poullet rappela que c’est en 1970 que le recteur de l’époque, Jacques Denis, ouvrait la Faculté d’Informatique, un support devant amener une plus grande libération de l’esprit. Aujourd’hui, 45 ans plus tard, le numérique, à l’Université de Namur, compte 200 chercheurs, 1.800 informaticiens formés, neuf programmes de master, cinq centres de recherche et trois spin-offs.
De manière fort originale, avec l’appui du laboratoire de la « Langue des Signes francophone de Belgique » (« LSFB »), trois jeunes démontrent que le numérique a révolutionné la vie des personnes atteintes de surdité. Ainsi, désormais, grâce aux « smartphones », les téléphones portables possèdent un écran qui permet à ces personnes de communiquer entre elles à distance. Pour eux, ils s’agit d’une réelle révolution… Et Yves Poullet de se prêter, quelques instants, au langage des signes, à l’invitation des trois jeunes qui lui donnent la réplique, illustrant l’importance que l’Université de Namur accorde à cet important moyen de communication, s’ajoutant aux 25 langues parlées recensées sur le campus namurois.
Université Yves Poullet
Eric Winnen, consultant en communication, connaissant des problèmes avec son micro, souligne que, néanmoins, … la technique n’est pas tout, avant de céder la parole à Annick Sartenaer, Présidente de l’ « Assemblée Générale » (« AG »), mettant en garde que l’être humain ne finisse par dépendre des machines, évoquant les dromes de combats et les cyber attaques. Certes l’apport est indiscutable sur le plan de l’assistance médicale, mais que penser des robots aide-ménages, qui pourraient prendre la place d’infirmières auprès de personnes âgées, voire de voitures sans conducteurs. « Vous imaginez, quel confort, un monde sans femme au volant », dit-elle avec une pointe d’humour bien accueillie. 
« En attendant, il convient d’éduquer au numérique dès le plus jeune âge et jusque, y compris à l’Université, sans oublier ni les adultes, ni les seniors, ces derniers ne devant pas rester en marge de notre société. Mais que penser d’un coeur mécanique que l’on placerait dans un corps humain? Qui déciderait de l’arrêter? Quand? … Chacun devrait pouvoir se sentir responsable de l’autre. Le bonheur n’est-il pas de pouvoir se sentir capable de repousser ses limites »?
Pour François-Xavier Nolmans, président de l’ « Assemblée Générale des Etudiants « (« AGE) », « le numérique assure la facilitation au quotidien et se doit d’être, plus que jamais, intégré à l’Université, celle-ci visant l’excellence à taille humaine. Le numérique doit accompagner l’étudiant, l’assistant dans son blocus, offrant de belles promesses d’avenir aux jeunes, aidant à l’émergence de nouveaux talents ».
Le recteur, Yves Poullet, souligne l’évolution de la notion du temps, le fait que la technologie est désormais présente partout, même dans notre corps, mais peut-être trop envahissante par rapport à notre vie privée. Et de conclure: « Il convient de s’ouvrir à d’autres cultures, le dialogue à distance étant facilité par « Skype », quant à l’enseignant, il doit évoluer, toute la transmission du savoir ne reposant plus exclusivement sur lui ».
Après quelques questions posées à Yves Poullet par Maxime Prévot, ministre wallon et bourgmestre en titre de Namur, concernant le projet de Namur «smart city», de Pierre Rion, président du « Conseil du numérique », sur le « iMinds wallon », et du Père Franck Janin, sur la question des valeurs jésuites de l’Université de Namur, au sein d’un monde numérique, la parole est  donnée à Paul Magnette, ministre-président du Gouvernement wallon et bourgmestre en titre de Charleroi, se disant « heureux de retrouver l’atmosphère universitaire, en prenant la parole dans ce superbe auditoire ».
Université Magnette
S’étant étonné, dernièrement, conséquence du développement de l’informatisation, de voir moins de livres dans les bibliothèques, il poursuit:  « Nous devons saisir l’opportunité qui nous offre cette révolution numérique, colonne vertébrale (sic) du Plan Marshall, qui doit, entre autres, permettre aux Universités de travailler davantage en connexion avec le milieu industriel… La Wallonie ne doit jamais oublier qu’elle a été une terre extrêmement fertile d’innovations… Réjouissons-nous de pouvoir compter sur une telle densité d’Universités et de centres de recherches au sein de notre région, ce qui est pratiquement unique en Europe… Non, la Wallonie ne s’assied pas sur ses lauriers »!
Yves Calbert..
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