Un auteur bruxellois. Philippe Sarde: « Des notes pour l’écran ». #litterature #bruxelles #livres

sarde

Philippe Sarde n’a jamais caché qu’il s’intéressait au cinéma avec un regard de scénariste. Chose qui sous-entend que son approche de la partition passait avant tout par la compréhension du montage. Avec ses notes et des instrumentations le plus souvent sophistiquées, il a toujours cherché à effectuer au mieux son travail en allant au devant des attentes du metteur en scène et en lui fournissant un score approprié. Son nom est apparu sur les écrans à la fin des années soixante, avec le multi récompensé « Les choses de la vie » de Claude Sautet. Remarqué dans la sphère parisienne, il n’a pas fallu trois ans pour que les réalisateurs en vogue sollicitent sa collaboration et le conseillent à leurs confrères. Il est rapidement devenu la coqueluche du cinéma français et aucun long métrage important n’a échappé à sa signature. Fort vite, il s’est fait une spécialité des solistes réputés, des enregistrements à Abbey Road à la tête du London Symphony Orchestra et des scores métissés, qui n’hésitaient jamais à aller à contre-courant des modes et de susciter l’attention des cinéphiles. Il a également entamé un court périple aux Etats-Unis, qui n’a pas rencontré le succès escompté. Ami des stars, il a fréquenté Jean Gabin, Simone Signoret, Alain Delon, Jean-Paul Belmondo, Mireille Darc, Sabine Azéma, Jane Birkin et beaucoup d’autres. En près de trois décennies, il a aligné une filmographie qui rendrait jaloux les musiciens les plus aguerris : « La guerre du feu », « Flic et voyou », « Le choc », « Le guignolo », « Max et les ferrailleurs », « Le chat », « La veuve Couderc », « La grande bouffe », « Le locataire », etc.

A l’heure actuelle, il n’existait aucun ouvrage pour retracer le parcours exceptionnel de cet artiste qui a réellement marqué de son empreinte le septième art. Le critique bruxellois Daniel Bastié s’est attaché à reproduire le parcours de ce compositeur hors normes en se basant sur les vinyles et autres Cd toujours disponibles chez les disquaires et en visionnant plusieurs films réédités en DVD ou mis en ligne sur Youtube. Ancien rédacteur pour les mythiques revues « Soundtrack », « Cinéscope » et « Grand Angle magazine », il a également été puiser dans ses archives personnelles pour suivre la carrière d’un créateur souvent jalousé, parfois conspué, mais toujours prompt à relever le scénario d’un chouia. Plus que tout autre, il avait compris que le rôle de la musique au cinéma était de se mettre au service des images et non de satisfaire un ego ou de booster la vente d’un 33 tours.

« Philippe Sarde – Des notes pour l’écran » – 224 pages – Editions Grand Angle

 

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