« Hommage à Raymond Leblanc », au « Musée Hergé » #louvain-la-neuve #bd

LOUVAIN-LA-NEUVE

Leblanc 1

A l’occasion du 100ème anniversaire de la naissance de Raymond Leblanc (1915-2008), fondateur  du « Journal Tintin », des « Editions du Lombard », du « Timbre Tintin », de « Belvision » et de « Publiart », une exposition lui est consacrée, au « Musée Hergé », à Louvain-la-Neuve, et ce jusqu’au 31 juillet.

Comme il naquit le 22 mai 1915, le vernissage de cet « Hommage à Raymond Leblanc » eut lieu le 22 mai 2015, alors que Georges Remy (« Hergé ») naquit, lui, le … 22 mai (mais oui) 1907!!! …

En date du 26 septembre 1946 débute la grande aventure de « Tintin, le Journal des Jeunes, de 7 à 77 ans », sous la conduite d’un duo de choc, Raymond Leblanc et Hergé, ce dernier – créateur du personnage de « Tintin », le 10 janvier 1929, dans le N° 11 du « Petit Vingtième » -, ayant accepté que le nom de son héros soit donné à ce nouvel hebdomadaire publié tous les jeudis.

Avec Hergé et le N°1 du  "Journal Tintin"

Avec Hergé et le N°1 du
« Journal Tintin »

Résistant actif durant la seconde guerre mondiale, c’est Raymond Leblanc qui contacte Hergé, ce dernier étant interdit de publication, les aventures de « Tintin » ayant continué à être publié dans « Le Soir », alors que ce quotidien était contrôlé par les nazis. Il lui confie la direction artistique de « Journal Tintin », qui connaîtra, dès 1948, une édition française, confiée à « Dargaud ».

En 1950, apparaît le « Timbre Tintin » (présent en France, dès 1953, sous le nom de « Chèque Tintin »), présent sur nombre de produits alimentaires et autres. « Cela a fait mousser le nom de « Tintin » dans des proportions invraisemblables… une propagande par la base, … arrivant, invariablement, vers le Journal, vers les albums » (des « Editions du Lombard », ndlr), écrit-il. Ces points (ou chèques) permettaient aux enfants d’acquérir des chromos sur l’histoire et la géographie du monde, … à une époque où internet n’existait pas encore, les aidant à se cultiver grâce à « Tintin ».

Leblanc 20 Points Tintin

Génie du « marketing », Raymond Leblanc crée, en 1954, l’agence de publicité « Publiart », utilisant des personnages de bande dessinée pour promouvoir différents types de produits. Il en confie la direction à Guy Dessicy, fidèle collaborateur d’Hergé, qui devint l’un des des initiateurs du « CBBD », devenu, cette année, le « Musée de la BD ».

En 1958, le bureau des « Ed. du Lombard » et du « Journal Tintin » prend place près de la Gare du Midi, l’immeuble étant surmonté des têtes pivotantes de « Tintin » et « Milou », aujourd’hui classées comme « monument historique ». Encore une initiative de cet homme de conviction, qui, comme on l’apprend en visitant l’exposition, de passage en Allemagne, avait vu un sigle géant de « Mercédès » tournant au-dessus d’un immeuble…

Mais, comme nous le dit sa fille, sa plus grande satisfaction fut d’être le premier à créer un studio européen de dessins animés: « Belvision », avec qui il réalisa, la seule aventure de « Tintin » qui ne fut pas pensée, ni dessinée, par Hergé, « Tintin et le Lac aux Requins » (scénario de « Greg »/1972/73′). Avant cela, il avait réalisé, toujours en longs métrages, « Tintin et le Temple du Soleil » (d’après Hergé/musique de François Rauber/chansons de Jacques Brel/1969/77′). Mais, comme en témoignent, au sein de l’expo, nombre d’affiches et pochettes de disques vinyles, « Belvision » ne se limita pas à « Tintin », Raymond Leblanc mettant aussi en images animées différentes autres bandes dessinées, publiées par « Dargaud » et, même, par « Dupuis », pourtant principal rival de « Lombard », à l’époque, comme une aventure de « Johan et Pirlouit », ainsi que d’autres d’ « Astérix » et de « Lucky Luke ». Des courts métrages de « Clifton », « Cubitus », « Oumpah-Pah » et « Spaghetti » furent également réalisés par « Belvision », sans oublier, dès 1959, différentes aventures de « Tintin » destinées à la télévision.

Leblanc 10 Lac Requins

Concernant « Belvision », ne manquons pas de découvrir une partie du matériel qui servit à réaliser les films que nous venons d’évoquer, en visitant le « Moof Museum », situé dans le centre de Bruxelles (cfr. http://www.moofmuseum.be).

Parcourant l’exposition, au « Musée Hergé », nous notons, au plafond, plusieurs dizaines de couvertures du « Jounal Tintin », alors que nous pouvons pénétrer à l’intérieur d’une fidèle reconstitution du bureau et du mobilier de Raymond Leblanc, avec des duplicatas de lettres adressées à Hergé, ainsi que d’autres écrites par ce dernier à son attention. Et surtout, ne manquons pas de regarder les extraits de documents d’époque projetés en boucle sur son téléviseur.

Notons la création de la « Fondation Raymond Leblanc », en 2006, à l’occasion du 60ème anniversaire des « Ed. du Lombard » et de la publication du 1er numéro du « Journal Tintin », aujourd’hui disparu. Pour perpétuer son souvenir, elle organise, chaque année le « Prix Raymond Leblanc », le plus important concours mondial annuel offert à l’attention des jeunes dessinateurs de bandes dessinées, dont le prochain lauréat sera récompensé en  septembre 2015. Renseignements sur: www.fondationrleblanc.be

Recevant, en 2003, lors du 30e « Festival d’Angoulême, le 1er « Alph-Art d’Honneur » attribué à un éditeur, cet acteur incontournable de l’histoire du neuvième art, avait pour formule: « c’est d’abord l’énergie des hommes qui fait la performance des entreprises ».

Ouverture du mardi au vendredi, de 10h.30 à 17h.30, les samedis et dimanches, de 10h. à 18h. Prix d’entrée: 2€, pour l’exposition temporaire, et, incluant la visite du musée: 9€50 (7€: étudiants, seniors & familles nombreuses/5€: 7 à 14 ans et étudiants de l’ « U.C.L.), ces prix combinés incluant l’audio-guide (versions pour enfants et pour adultes). Site: http://www.museeherge.com.

Prochaine exposition temporaire: « Hugo Pratt, Rencontres et Passages », du 02 octobre 2015 au 06 janvier 2016.

Concernant « Tintin » dans le Brabant Wallon, signalons l’organisation, fin septembre, à 21h. d’un événement lyrique à ne pas manquer, en 1ère mondiale, au « Château de La Hulpe »: « Les Bijoux de la Castafiore », sur des airs de Gounod, Mozart, Offenbach, Puccini, Rossini, Verdi, Wagner, …, mis en scène, sur un livret de François de Carpentries, à l’occasion du 20ème anniversaire de l’asbl « Opéra pour tous ». Site, avec extraits musicaux: http://www.070.be. Nous y reviendrons en temps voulu!

Yves Calbert.

 

 

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