« Waterloo, the Day after » à Namur #namur #waterloo #culture #wallonie #napoleon

Au départ de l’esplanade, au sommet de la Citadelle de Namur, les vendredis, samedis et dimanches, jusqu’au 26 juillet inclus, à 22h., à l’occasion du bicentenaire de la « Bataille de Waterloo », le « Comité Animation Citadelle » nous convie à revivre, aux côtés du Maréchal Grouchy, sur les traces de la « Grande Armée » en retraite!

waterloo namur 1

Ce spectacle-ballade, original et dynamique, débute par des paroles de Victor Hugo (1802-1885), suivi de l’illustration, dans un tunnel (la voûte de Thian), des « Cent Jours », jusqu’à l’accueil triomphal de Napoléon (1769-1821), à Paris. Ces 30 planches de 24 m2 étant dues au talent de Tanguy Flameng, dessinateur, peintre, décorateur, scénographe, designer, ayant suivi des études artistiques à Tournai (« St.-Luc ») et à Bruxelles (Ecole de Recherche graphique » &  « Institut Van Der Kelen »).

En parcourant ce tunnel-bande dessinée, les lecteurs-promeneurs, que nous sommes, apprennent ou se remémorent ce que fut l’exil de Napoléon sur l’Ile d’Elbe, jusqu’à son retour triomphal à Paris, après une marche forcée, à la tête de 1.100 hommes, de 331 km en 7 jours, prononçant cette célèbre phrase: « S’il est parmi vous un soldat qui veut tuer son Empereur, me voici »!

Napoleon Paris

Poursuivant notre ballade nocturne, nous revivons la « Bataille » de 1815, grâce à la projection extérieure, sur grand écran, d’un impressionnant extrait de « Waterloo », film russo-italien (134′), réalisé, en 1970, par Sergueï Bondartchouk (lauréat, en 1971, du Prix David di Donatello du « meilleur film » et de 2 « awards » de la « British Academy Film », pour la « meilleure direction artistique » et les « meilleurs costumes »).

De l’autre côté du chemin, ainsi qu’un peu plus bas, divers panneaux didactiques nous sont présentés, de même qu’un petit bivouac napoléonien, avec un comédien de la « Compagnie de la Licorne » (créée en 1989 et déjà présente à Namur pour le spectacle « Vauban à l’Assaut de la Citadelle », ainsi que pour les « Médiévales »), qui nous apprend comment recharger son fusil.

Bivouac

Grâce à une technologie à la pointe du progrès, le Marquis Emmanuel de Grouchy (1766-1847) nous apparaît à 2 reprises, nous disant, notamment: « J’ai respecté les ordres, je ne suis pas responsable du désastre de Waterloo », ses propos étant en opposition à ce qu’écrivit un grand écrivain français: « Moi Victor Hugo,  je tiens Grouchy comme responsable de la défaite de Waterloo »…

Et c’est justement sur l’opposition de ces deux points de vue que ce spectacle-promenade se base, les visiteurs étant invités, en fin de parcours, à voter pour Napoléon 1er ou pour le Maréchal Grouchy, ce dernier ayant été chargé par l’Empereur, le 17 juin 1815, de poursuivre les Prussiens, défaits à Ligny. Hors le 18 juin, c’est la défaite de Napoléon, à Waterloo, … et l’armée prussienne de se retourner contre les soldats français, commandés par Grouchy.

Comme le dit l’Echevin namurois de la Citadelle, Arnaud Gavroy, historien de formation: « Les derniers combats victorieux des soldats français napoléoniens ont eu lieu à Namur, les 19 et 20 juin, sous la conduite du Maréchal Grouchy, qu’il convient de réhabiliter,  lui qui, loin d’être un Judas, sauva son armée de 34.000 hommes, grâce à une des plus brillantes retraites militaires de l’histoire. Voilà ce qui nous a amenés à monter cette ballade-spectacle, dont l’écriture et la mise-en-scène ont été confiées à Jacques Neefs » (déjà présent à la Citadelle pour « Sambre », de Bernard Yslaire, et « Dom Juan », de Molière, ainsi qu’à Bruxelles, entre autres aux Théâtres « du Parc » et « des Martyrs », ndlr).

Quittant Namur, Grouchy fait mettre le feu à la Porte de La Plante et emporte la clef, aujourd’hui conservée dans un musée de Nancy, de la Porte de Bruxelles. Afin d’échapper aux Prussiens, il suit la Vallée de la Meuse pour regagner la France, par Givet, répartissant ses troupes sur deux itinéraires parallèles, ce qui nous est fort bien expliqué sur un ultime panneau.

Arrivés à « Terra Nova », un « Video Mapping » réalisé par le studio namurois « B71 », est projeté sur toute la longueur du mur de cette ancienne caserne, construite par les Néerlandais, en 1825, pour loger 1.200 hommes, avant d’accueillir l’Armée belge jusqu’en 1978, date à laquelle elle fut cédée à la Ville de Namur. Nous apprenons ainsi tout le devenir de cette Citadelle que Léoplod II (1865-1909) fit doter d’un stade des jeux (où l’on organisa même d’authentiques corridas), d’un « Théâtre de Verdure », d’un « Grand Hôtel », d’un funiculaire, d’un tramway (dont deux tunnels servent aujourd’hui de caves pour les vins « Grafé Lecocq »), … C’était là une 1ère ouverture au tourisme, … précédant les deux conflits mondiaux, qui remirent en avant son rôle de place forte … Retour, ensuite, aux loisirs, avec la construction de l’ancien téléphérique, … tout cela étant évoqué par cette projection particulièrement bien réussie, retraçant 200 ans de l’histoire de la Citadelle, … après la bataille de Waterloo! A nous de revivre, ainsi, « Waterloo, the Day after », un spectacle-promenade estival à ne pas manquer!

Prix d’entrée: 10€ (7€: 6 à 17 ans inclus & + 65 ans / 0€ – 6 ans)

 

 

 Yves Calbert.

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