Un chien par piqué des Verts ! #humour

Piet Bull - 2

LA CHRONIQUE DE PIET BULL !

C’est aujourd’hui jour faste : ma maîtresse a invité à dîner un député Ecolo, croisé sur un marché lors des dernières élections ! L’élu est végétarien (C’est sans doute pourquoi mon maître le qualifie de « pas steak »… mais je me demande pourquoi il ajoute : « Vert à l’extérieur, rouge à l’intérieur et, opposé aux OGM, amenant par là beaucoup de pépins » ?!) et la préparation du menu sera donc simple, conforme aux goûts de la grosse légume. Ainsi, à sa demande, le repas ne se composera que de beaucoup de salades et de caviar mais – Attention ! – pas de n’importe quel caviar car, sans doute pour faire honneur à ses très nombreux électeurs issus de milieux islamistes, il le souhaite « hallal louche ».

Dehors, c’est l’hiver et il neige ! Avec une demi-heure de retard, voilà le quidam qui arrive. Compassé mais très présent, cheveux hirsutes coiffés en coup de vent, moustache rebelle et en bataille, jeans qu’enserre au mollet – comme « oubliée » – une pince à vélo, il s’excuse de son retard en prétextant une « crevaison vélocipédique ». (Bien essayé mais j’ai entendu claquer le coffre de sa voiture, d’où il vient de sortir sa bicyclette* !) Moi, je ne le sens pas, ce soixante-huitard attardé ou, plutôt, dès le premier abord, le patchouli dont il s’est aspergé pour camoufler des relents de haschisch me monte à la truffe. Je m’apprête à me réfugier dans mon coin mais on me rappelle pour me présenter, comme compagnon de jeux, le toutou qu’il a amené avec lui. Horreur ! Je ne l’avais pas vu l’animal. Engoncé dans un manteau de fourrure (« synthétique » se sent obligé de préciser son maître) avec petite capuche, bottillons aux pattes (« Pour éviter de se brûler au gros sel répandu par des inconscients sur les trottoirs ») qui lui rendent très gauche sa démarche, « Loulou » – c’est sous ce sobriquet que son maître le nomme ! – tient plus de la gracilité du chien de salon (« salon de toilettage », bien sûr !) que de la robustesse et la virilité des loups, nos lointains ancêtres naturels. C’est ce que l’on appelle un « Cabot beau » (« Cas bobo » ? Je ne suis pas sûr de l’orthographe !) Cependant, je ne suis pas de ceux qui ne se fient qu’aux apparences et, pendant que nos propriétaires discutent, j’essaye de lier connaissance avec lui dès qu’on lui a retiré ses oripeaux.

Quel ennui ! « Tel maître, tel chien ! » dit le proverbe… et vouloir discuter sereinement le bout de gras avec un chien proche des « Amis de la terre » se révèle de la plus haute gageure. Il vous parlera d’abord des régimes alimentaires – « qui sont trop riches chez nous » – pour en venir à celui instauré par un humain dénommé Hugo Chavez qui serait « le régime le plus adapté » pour remédier à une vie de chien. Car « les classes défavorisées » il en est très proche, dit-il, lui qui fait partie d’un groupement appelé le MOC (Mouvement Ouvrier des Canidés**). En effet – bien que n’ayant, pour sa part, jamais tiré une charrette, jamais creusé des gravats pour un sauvetage, jamais guidé un aveugle – grâce à son diplôme de l’école de haut-dressage de l’UCL (Universalité des Cabots ès Logorrhée**) il s’affirme apte à les diriger de main de maître dans leurs missions. Il embraie sur les « besoins de la planète » mais, si vous tentez une ouverture sur les besoins locaux et naturels, il vous expliquera que « les gros doivent fertiliser les potagers tandis que les petits sont exclusivement réservés aux vespachiennes »… et il ne rigole pas avec les malappris qui confondent le caniveau avec celles-ci ! A ce propos, il ne tarit pas de remarques incisives concernant le laisser-aller de la brigade canine, contre laquelle il semble avoir une dent et qui – selon lui – n’est pas assez sévère concernant la collecte sélectives des déchets. Pour tenter de dévier la conversation, je lui parle alors de nos pauvres congénères de la campagne qui, par ce temps froid, sont obligés de rester dehors dans leur niche… mais, sans qu’il n’arrête un seul instant sa pensée sur le sort de ces malheureux, j’ai bientôt droit à un exposé sur les biotopes, « niches écologiques qui sont un milieu déterminé offrant à une biocénose des conditions d’habitat relativement stables ».

Impossible de discuter avec ce pédant : « les Verts, c’est satanique » nous avait prévenus un humain du nom de Salman Rushdie. Je cherche un échappatoire et lui demande de m’excuser car « Je ne me sens pas dans mon assiette ». Qu’ai-je dit ?! Ne voilà-t-il pas qu’il m’annonce que mon bœuf en daube est peut-être du cheval et que je dois m’estimer heureux si je n’y flaire pas du chien ! Assommé par son verbiage, je ne l’écoute plus que d’une oreille, ses mots se mêlent dans ma tête et je perçois, comme au travers d’un brouillard, que j’ai peut-être mangé de la biche (il parle de « gaz à effet de cerf ») ou du lapin (il explique « le développement du râble »).

Je me mets à rêver au temps jadis où l’écologie se bornait à l’harmonie de l’être vivant avec son milieu naturel, un monde simple d’où étaient exclues les grandes théories planétaires savantes et les idées fumeuses. C’est ce que je voudrais expliquer à Loulou, cette nécessité de se cantonner à des choses élémentaires ne touchant que notre immédiate proximité… mais, tout à son fanatisme doctrinal, il ne me laisse pas placer un seul petit jappement ! Heureusement, son maître s’en va et me libère.

Chien errant ou de compagnie, chien à la laisse ou sans collier, si dans le quasi-désert électoral tu vois une caravane écologique passer, n’aboie pas et ne te joins pas à elle car « l’écot » qu’ils réclameraient pour leur folle « logique » ne ferait que te dénaturer !

Piet BULL

* Anecdote véridique ! Un ami a surpris une parlementaire Ecolo sortir un vélo de son véhicule, stationné dans un parking sis à 200 mètres du palais du Peuple, pour s’y rendre « écologiquement » et frimer ainsi en face des journalistes qui y faisaient le pied de grue.

** Toutes similitudes ou ressemblances de sigles avec le « Mouvement Ouvrier Chrétien » ou « l’Université Catholique de Louvain » ne seraient que pures coïncidences !

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