Kraainem: l’échevin contesté déshabillé
KRAAINEM
L’affaire des propos prétendument antisémites qu’aurait tenu l’échevin van de Plas continue de plus belle.
L’échevin van de Plas, après avoir été en extrême urgence exclu ce dimanche du cdH par le président de la commission de déontologie du parti, l’avocat liégeois Dominique Drion, devait passer ce soir sous les fourches caudines de son collège échevinal.
Comme le collège n’a pas le pouvoir de le démettre de ses fonctions, la bourgmestre a décidé de le déshabiller de ses compétences. Il sera donc échevin sans portefeuille.
Comme nous le signalions plus tôt dans la journée, l’échevin se dit marqué par ce qu’il considère comme une chasse à l’homme démesurée. Il invoque des propos qu’il aurait repris non pas hier mais il y a un an. Il évoque sa bonne foi en signalant que lors de conférences il a même fait venir des résistants. Un débat contradictoire aurait pu et dû faire la lumière sur cette affaire délicate. Cependant, il n’en a pas été ainsi.
Notre journal, qui bien sûr ne peut couvrir des propos réprimés par la loi s’inquiète néanmoins de la célérité extrême, tant dans son parti, qu’au conseil communal de Kraainem, adoptée pour prendre des décisions qui lèsent l’avenir politique de cet homme. Dans toute instance démocratique, le respect des droits de la défense, dans le cadre d’un débat contradictoire, est un principe sacré. On peut se demander dans quelle mesure des décisions prises à chaud, sans que l’intéressé n’ait pu être entendu avec un avocat, sont bien conformes aux principes généraux du droit. On peut aussi légitimement s’interroger sur les raisons d’une telle rapidité à prendre à l’encontre de cet homme des décisions définitives alors que tout débat gagne à être serein et effectué dans des conditions qui sont conformes à nos règles de droit les plus élémentaires
MD DESNERCK
éditeur brussels-star.com

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