CECILE DE FRANCE INTERPRETE GAINSBOURG
Cécile de France chante Serge Gainsbourg, dans « Anna »
Actrice de cinéma désormais reconnue autant en France qu’en Belgique, mais aussi par des réalisateurs américains, Cécile de France preste actuellement « live », comme l’on dit outre-Atlantique, sur la scène du « Théâtre Royal », chez elle, à Namur.
Sur l’écran, interprétant le rôle de « Sœur Sourire », s’accompagnant à la guitare, elle avait déjà poussé la chansonnette. Aujourd’hui, elle remet cela, dans un genre fort différent, sur des paroles de Serge Gainsbourg, dans « Anna », titre du septième album de ce chanteur trop tôt disparu.
Imprégné de la « pop » anglaise, de son côté psychédélique et rock, Gainsbourg signe ainsi une partition de 16 titres, sur un thème loufoque et tragique, tout à la fois. Dès 1967, sous le même titre, un téléfilm, monument culturel des « sixties », produit par l’ « ORTF » met en scène Anna Karina, Jean-Claude Brialy et Serge Gainsbourg lui-même. Quant à la présente adaptation, elle est mise en scène par Emmanuel Daumas, d’après le scénario du téléfilm éponyme de Pierre Koralnik, racontant l’histoire d’un jeune publicitaire tombant amoureux d’une femme qu’il découvre sur une photographie et qu’il veut absoument retrouver.
« Une création entre concert et performance, brouillant les pistes de la narration », comme l’écrit si bien Emmanuel Daumas, dans le programme offert aux spectateurs. « En 2013, la conscience d’être englobé dans un monde virtuel est encore omniprésente. Il faut travailler avec des projections vidéo de dessins, d’images, de films d’animation. Des incrustations, des reflets, des miroirs sans tains et, en même temps, d’immenses dessins réels qui peuvent, en « live », figurer des décors. Profiter que l’histoire se déroule dans une boîte de publicités, pour donner l’impression que tout se fabrique sur le moment, la musique comme les images. Une histoire d’amour chassé-croisé, au sein d’un groupe d’acteurs musiciens et plasticiens, qui s’amusent à représenter une Anna contemporaine, en direct pour nous« , poursuit-il!
Et là, Cécile de France interprétant notamment, avec brio, « Sous le Soleil exactement », offre tout son talent à ce « portrait d’une joie mélancolique, adulée de la nouvelle vague », bien entourée par un batteur, des guitaristes, …, et deux femmes, aux tenues assez excentriques, mettant leurs poitrines en valeur, qui « s’amusent, fument, font les choristes, pausent pour des prises de vue en direct. Tous dansent sans en avoir tellement l’air ». Quelle énergie, quelle qualité de sons! A voir, assurément! Un bien beau succès, célébré par de nombreux rappels!
Les représentations se poursuivent, chaque soir, à 20h.30, jusquà ce samedi 30 novembre. Notons qu’une rencontre du public avec la troupe est prévue après la représentation de ce jeudi 28 novembre. Prix des places : 18, 24, 28 et 32€. Pour tout renseignement complémentaire, rendez-vous sur le site http://www.theatredenamur.be/.
A noter, du 03 au 06 décembre, à 19h.45, dans la sale du « Grand Manège », « After the Walls (Utopia) », prix de la critique 2013 du meilleur « seul en scène », avec Vincent Lécuyer, sur une mise en scène d’Anne-Cécile Vandalem, une explosion utopiste pour résoudre tous les défis de notre temps!
Yves Calbert.
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