« Hugo Pratt – Géographies imaginaires », à Liège (« Le Cadran ») , prolongée jusqu’au 05 Juillet

« Wheeling » (aquarelle & encre de chine/Hugo Pratt) © « Cong S.A. »
– Citations d’ Hugo Pratt :
« Mon rêve, c’est de dessiner un jour quelque chose avec une ligne et, avec cette ligne, de tout raconter. »
« Ce que je prétends réaliser dans mes histoires, c’est créer des images, qui sont comme des signes et qui invitent alors à plus de curiosité … Une petite curiosité qui ouvre les portes d’un monde inconnu. »
« La poésie est synthétique et procède par images. Lorsque je lis, ces images je les vois, je les sens épidermiquement. Derrière la poésie se cache une profondeur que je capte quasi instantanément. »
« Pour moi, mes voyages ont été l’occasion d’aller dans un endroit qui existait déjà dans mon imagination » (« Le Désir d’être inutile »/1991).
« J’ai trouvé mon île au trésor. Je l’ai trouvée dans mon monde intérieur, dans mes rencontres, dans mon travail. Passer ma vie avec un monde imaginaire a été mon île au trésor » (« Le Désir d’être inutile »/1991).

Statue de Corto Maltese, à l’extérieur de l’exposition © « Cong S.A. »
– Citations d’autres artistes :
« Pratt dit qu’il arrivera à raconter une histoire entière d’un geste, d’un clin d’oeil imperceptible & je le crois » (Maurillo « Milo » Manara, collègue dessinateur italien/°Luson/1945).
« La plupart des hommes vivent leurs rêves bien plus intensément que leur existence réelle » (Hermann Karl Hesse, peintre, poète & romancier allemano-suisse/1877-1962).

Entrée de l’exposition, rue de Bruxelles, à Liège © « Cong S.A. »
– Critiques de la presse concernant l’exposition :
« Un rendez-vous magistral avec Hugo Pratt« (Jean Bernard, pour « La Libre »).
« Une expo événement fait voyager le génie de son trait et de ses fables d’aquarelles » (Daniel Couvreur, pour « Le Soir »).

Hugo Pratt, à Vedrana de Budrio (1995) © « Cong S.A. »
Pour toutes celles et tous ceux qui aiment la bande dessinée et/ou les aquarelles, une exposition, créée à l’occasion du 30e anniversaire de la disparition de ce grand nom du 9e art – signée « Cong S.A. », une société créée en Suisse, en octobre 1983, par Hugo Pratt (Ugo Eugenio Prat/1927-1995) « himself » – qui s’impose, fort heureusement prolongée, à Liège, jusqu’au dimanche 05 juillet : « Hugo Pratt – Géographies imaginaires », à découvrir au sein d’une nouveau site dédié aux expos : « Le Cadran », situé au N° de la rue de Bruxelles.
« Corto Maltese »/ »La Jeunesse » (Hugo Pratt) © © « Cong S.A. »/1985

« Corto Maltese » (Hugo Pratt) © « Cong S.A. »
Proposée à Sienne, en 2025, au « Palazzo delle Papesse », par les mêmes commissaires, Patrick Amsellem & Patrizia Zanotti, cette exposition nous est proposée en plusieurs sections, l’une d’elle – une projection, à 360°, de « slides » – prenant place au sein de ce qui fut l’accueillante regrettée salle d’attente de la Gare ferroviaire « Liège-Palais », devenue « Liège-Saint-Lambert ».

Croquis préparatoires (aquarelle & encre de chine/Hugo Pratt) © « Cong S.A. »
Un escalier nous permet d’y accéder (cette « rotonde » n’étant, malheureusement, pas accessible aux PMR), précédé de vitrines & entouré de murs, attirant nos regards sur des pièces muséales ethnographiques, qui furent dessinées par Hugo Pratt, boucliers, masques et autres étant portés par nombre d’autochtones rencontrés par « Corto Maltese ».

Scénographie : Masques ethnographiques, en bois & fibres, longeant l’escalier © « Cong S.A. »

Scénographie : 2 Masques ethnograophiques, en bois & fibres © « Cong S.A. »

Aquarelle & encre de chine (Hugo Pratt) © « Cong S.A. »
Si, bien sûr, la section la plus importante est celle consacrée à l’accrochage de planches originales, de croquis et d’aquarelles des aventures de « Corto Maltese », nous pouvons découvrir – outre une boutique très richement achalandée, un espace de lecture & un bar – un grand écran, nous dévoilant, en salle obscure, le premier long métrage d’animation de son oeuvre,« Corto Maltese, la Cour secrète des Arcanes » (Pascal Morelli/France/2002/ 92’/avec les voix de Richard Berry & Marie Trintignant), alors qu’une projection de différents reportages télévisés, dont plusieurs entretiens avec Hugo Pratt nous est proposée dans un autre espace.
« Corto Maltese, la Cour secrète des Arcanes » (P. Morelli, d’après H. Pratt) © Ph. : « AlloCiné »
Critiques de la presse concernant « Corto Maltese, la Cour secrète des Arcanes » :
– par Bertrand Loutte, pour « Les Inrockuptibles » : « Digne adaptation de la BD d’Hugo Pratt, entre les westerns de Sergio Leone et le cinéma asiatique. »
– par Marie-Noëlle Tranchant, pour « Le Figaroscope » : « Il y a ce riche imaginaire historique, qui réveille les tumultes lointains des empires déchus et des révolutions montantes. C’est épatant. »
– par Alain Grasset, pour « Le Parisien » : « Pascal Morelli en a fait un très beau spectacle, nourri de grands espaces. Une réussite.«

Livrée d’Hugo Pratt pour une « Formule 1 » de l’écurie « Ligier » © Ph. : « Alamy »
A noter, sur le chemin menant à l’escalier, la présentation de sérigraphies originales & de deux petites voitures, à l’échelle 1/43e, nous révélant la livrée d’une « Formule 1 » de l’écurie « Ligier », du pilote britannique Martin Brundle (°King’s Lynn/1959), qui lui fut commandée par un fabricant de tabac, « Gitanes », cher au chanteur-compositeur français Serge Gainsbourg (1928 -1991) qui, dans sa chanson « Dieu, Fumeur de Havanes » fit chanter, par sa partenaire, Catherine Deneuve (°Paris/1943), « Tu n’es qu’un fumeur de Gitanes » … Au volant de cette voiture, le triple champion du monde brésilien Ayrton Senna (Ayrton Senna da Silva/1960-1994) remporta, en 1993, ses deux derniers « Grands Prix », en Australie & au Japon … Mais quelles sont les personnes qui savent que c’est Hugo Pratt qui réalisa cette livrée ?
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« Tango » (l’une des 12 sérigraphies/Hugo Pratt) © « Cong S.A. »
Egalement, douze autres sérigraphies originales nous sont proposées, accrochées dès l’entrée, dans le couloir nous menant à l’accueil. A noter, aussi, la présence, proche du bar, d’un buste en bronze composite d’ Hugo Pratt.
« La Maison dorée de Samarkand » (Hugo Pratt) © « Cong S.A. »/1980
Pour Hugo Pratt, en BD, tout commença à Venise, en 1945, avec « L’As de Pique », sur un scénario de l’écrivain & journaliste italien Alberto Ongaro (1925-2018), plusieurs vitrines, à l’entrée de la section consacrée aux originaux, exposant différents magazines illustrés par Hugo Pratt, tels « Sergent Kirk », où « Corto Maltese » est apparu, pour la 1ère fois, en 1967, ou encore, en France, dès 1969, « Piff Gadget », sans oublier, édités en Argentine, « Ernie Pike », « Hora Cero » & « Misterix ».

Anciens magazines BD présentés sous vitres © « Cong S.A. »
Signalons que les Editions « Glénat » ont édités, en 1979 & 1984, 4 albums, dont une intégrale, des « Chroniques de Guerre » du magazine, des années ’50, « Ernie Pike » – la BD titre ayant été créée par Hugo Pratt, avec son scénariste argentin Hector Germán Oesterheld (1919-1977), le personnage fictif d’Ernie Pike étant inspiré par l’écrivain & reporter de guerre américain Ernie Pile (Ernest Ernie Taylor Pyle/1900-1945), lauréat, en 1944, du « Prix Pulitzer » – alors qu’en livres de poche, les Editions « J’ai lu », ont édité un volume, en 1988, les aventures de « Corto Maltese » étant éditées par « Casterman », ces dernières étant disponibles dans la boutique de l’exposition, de même que différents livres et qu’un superbe catalogue d’ « Hugo Pratt – Géographies imaginaires » (« Editions Sillabe, Opera Laboratory & Cong »/broché/2025/208 pages).

Catalogue « Hugo Pratt – Géographies imaginaires » © « Ed. Sillabe, Opera Laboratory & Cong »
Grâce à un immense agrandissement mural d’une case mythique du 1er album de « Corto Maltese » : « La Ballade de la Mer Salée » (Hugo Pratt/Ed. « Casterman »/1975/168 p.), l’original de la planche incluant cette case, y étant incérée, six autres planches originales, à l’encre de chine, avec textes en italien, ainsi qu’une aquarelle (1989) étant accrochées sur un mur voisin, face à des affiches de longs-métrages, qui inspirèrent Hugo Pratt, tels « Les Révoltés du Bounty » (Frank Loloyd/Etats-Unis/1935/132’/avec Clark Gable), « Le Réveil de la Sorcière rouge » (Edward Ludwig/Etats-Unis/1948/106’/avec John Wayne) & « Le Roi des Îles » (Byron Haskin/Etats-Unis/1954/ 91’/avec Burt Lancaster, … dont le physique inspira Hugo Pratt, pour dessiner « Corto Maltese »).

Face à des affiches de films l’ayant inspiré, un agrandissement & une page originale du 1er album de « Corto Maltese » : « La Ballade de la Mer Salée » © « Cong S.A. »
Notons d’ailleurs que c’est en découvrant les premières images du film « Les Révoltés du Bounty », lui ayant dévoilé un homme livré à l’océan, ligoté les bras en croix, sur un radeau, qu’il imagina « Corto Maltese » dérivant sur l’océan Pacifique, ses mains liées sur un radeau, dans son album « La Ballade de la Mer Salée ».

Une case de « La Ballade de la Mer Salée » © « Cong S.A. »
Si des films marquèrent Hugo Pratt, il fut, aussi, particulièrement intéressé par différentes lectures d’auteurs américains, tels Jack London (1876-1916), avec « L’Appel de la Forêt » (1903), et James Fenimore Cooper (1789-1851), avec « Le dernier des Mohicans » (1826).
Changhaï Li Aventureuses © « Cong S.A. »

Croquis de quelques-unes des héroïnes d’Hugo Pratt © « Cong S.A. »
Un autre héros de BD est, également, un grand voyageur, « Tintin », pour ne pas le citer, créé, en 1929, par « Hergé » (Georges Remi/1907-1983). Notons deux différences essentielles entre l’auteur belge & Hugo Pratt, l’intérêt de ce dernier pour une pléade de jolies femmes, de toutes races, à fortes personnalités, autonomes, bienveillantes, dangereuses, déesses, de rêves (qui s’évanouissent au matin), fatales, fées, héroïques, incorruptibles, perfides, perverses, princesses, révolutionnaires, séduisantes, … – ayant d’ailleurs écrit : « Dans mes BD, les femmes sont parfois plus importantes que ‘Corto’ » – s’opposant au seul personnage féminin d’ « Hergé », « Bianca Castafiore », en soulignant que Georges Remi, certes fort bien documenté, ne voyagea pas avant d’envoyer « Tintin » sur différents continents, tout à l’opposé de l’auteur italien, qui trouva son inspiration en voyageant de par le monde … Et, réfléchissons, que risquerait d’être « Corto Maltese » sans la présence des femmes, que nous venons d’évoquer, … un héros inquiet & insaisissable, sans plus ...

« Esther – Portfolio Farewell Ladies » © « Cong S.A. »
Notons une troisième différence : « Hergé » s’opposa à que son « Tintin » soit repris par d’autres auteurs, après son décès, alors que « Corto Maltese » continue à vivre ses aventures, sous la conduite de trois duos d’auteurs : Rubén Pellejero & Anne-Marie Ruiz, Martin Quenehen & Bastien Vives, ainsi que Francesco Boille & Giulio Giorello, Hugo Pratt ayant écrit, dans le livre « De l’autre Côté de Corto » (Ed. « Casterman »/1990). : « Je ne suis pas choqué à l’idée que quelqu’un puisse un jour reprendre ‘Corto Maltese’ » déclara Hugo Pratt, dans ce livre d’entretiens avec l’auteur français Dominique Petitfaux (°Rethel/1948).

Hugo Pratt & Georges Remi © Photo (hors expo) : Luc Prime

En voyage, avec « Corto Maltese » (Hugo Pratt) © « Cong S.A. »
Avec « Corto Maltese », nous découvrons, au gré de ses voyages, de l’Ethiopie à la Sibérie, en passant par plusieurs îles du Pacifique, nous allons à la rencontre de populations amérindiennes, boudhistes, bush africans, chinoises, créoles, éthiopiennes, européennes, haïtiennes, hindouistes, indonésiennes, papouasiennes, sibériennes, …
Concernant le Pacifique, pour

Corto Maltese au sein d’une foule bigarrée © « Cong S.A. »
Comme écrit sur le site web de « Cong S.A. » : « Corto est suffisamment sceptique et désenchanté pour ne pas se faire d’illusions sur la nature humaine, mais il est toujours prêt à croire ou à se battre au nom de l’affirmation de l’indépendance et de la liberté … Entrer dans l’exposition, c’est ’embarquer’. Le visiteur devient voyageur, à l’image du héros de Pratt, parcourant continents et imaginaires … Hugo Pratt avait la capacité de mélanger réalité et fiction, d’un fil ininterrompu de paroles et d’images , accompagnés par la force de son trait, de ne pas permettre de reconnaître la limite entre l’imagination et les faits historiques réels et documentés. Et derrière chaque planche se trouve un parcours créatif, inspiré par le monde dans lequel il a vécu et celui qu’il a imaginé, par des personnages littéraires ou par les rencontres d’une nuit ou d’une vie. »

Une salle de planches originales & d’aquarelles (Hugo Pratt) © « Cong S.A. »
Si dans « Le Désir d’être inutile » (Ed. « Robert Laffont »/2022/), Hugo Pratt déclare « J’ai treize façons de raconter ma vie et je ne sais pas s’il y en a une de vraie, ou même si l’une est plus vraie que l’autre », signalons que, né à Rimini, il vécut à Venise, jusqu’à ses dix ans, avant de gagner l’Abyssinie, l’actuelle Ethiopie, alors colonisée par l’Italie, où son père, militaire ce carrière, était caserné. Ce dernier y étant décédé, en captivité, en 1942, Hugo Pratt fut rapatrié, par la « Croix Rouge », avec sa mère, alors que l’Italie était devenue fasciste, sous la présidence de Benito Mussolini (1883-1945), des miliaires nazis de ce dernier, le soupçonnant d’être un espion, l’ayant arrêté, à Venice, en 1944. Enrôlé de force au sein de la police maritime du « Reich », il parvint à s’enfuir, après 18 jours, pour devenir, jusqu’en 1946, interprète pour les Alliés, aussi bien qu’organisateur de spectacles.

© « Cong S.A. »
En 1949, Hugo Pratt s’installa à Buenos Aires, où, ayant découvert les « comics » américains, il se mit à dessiner l’ « As de Pique », sur un scénario du journaliste & écrivain vénitien Alberto Longaro (1925-2018) & les aventures du « Sergent Kirk », avant de travailler à Londres et de regagner l’Amérique latine, au Brésil, étant de retour en Italie, en 1962.

Croquis de préparation aux planches de « Corto Maltese » (H. Pratt) © « Cong S.A. »
Quelques planches de sa BD « Odyssée » sont valorisées, au centre de l’avant dernière salle, par une scénographie particulière. A leur sujet lisons ce qui figure en page 26 du catalogue : « Pour Pratt l’ ‘Odyssée’ d’Homère (VIIIe siècle avant notre ère/ndlr) incarne l’épopée ultime ; le véritable commencement, le sceau fondamental du roman d’aventures, car ‘tous les aventuriers sont, en quelque sorte, des enfants d’Homère’. Avec Ulysse, ‘Corto Maltese’ partage la curiosité, l’agitation incessante et l’attrait du voyage. »

L’une de ses toutes premières BD (Hugo Pratt) © « Cong S.A. »
Et de poursuivre concernant ses aquarelles dont la présentation constitue l’un des principales richesses de la présente exposition : « L’utilisation de l’aquarelle élargit l’imagination, la rend poétique et tend vers l’onirisme. »

« Corto Maltese » à Venise (Hugo Pratt) © « Cong S.A. »
Lauréat, en 1976, du « Prix de la meilleure Oeuvre réaliste étrangère », pour « La Balade de la Mer salée », au 3e « Festival international de la Bande Dessinée », à Angoulême, Hugo Pratt avait dessiné, en 1974, l’affiche de la première édition de ce réputé Festival, … qui le récompensera, aussi, en 1981, du « Prix des Lectrices de ‘Elle’ « ; en 1987, exceptionnellement, avec un scénariste italien Milo Manara (°Luson/1945), de l’ « Alfred du meilleur Album étranger« , pour « Un Eté indien » (Ed. « Casterman »/1987) ; & en 1988, le « Grand Prix spécial du 15e Anniversaire ».

L’appel du large © « Cong S.A. »
Notons, encore, qu’il obtint, à Paris, en 1988, le « Grand Prix national des Arts graphiques », qui lui fut remis par Jack Lang, alors Ministre de la Culture ; ainsi qu’à Bruxelles, deux « Prix Saint-Michel du meilleur Scénario « , en 1974, pour « Les Scorpions du Désert » (Ed. « Casterman »/1977), et, en 1977, pour « Songe d’un Matin d’Hiver » (Ed. « Casterman »/2008).

Exemple de la mise en couleurs (Hugo Pratt) © « Cong S.A. »

« Corto Maltese » à Rhodes (gouache/Hugo Pratt) © « Cong S.A. »
Au début ou en fin de notre parcours, n’oublions pas de consulter, près de l’accueil, la ligne du temps d’ Hugo Pratt, où est évoquée une autre de ses BD, créée en 1959, « Anne de la Jungle » – mettant en scène Anne Livingtone, la fille de l’explorateur & pasteur britannique David Livingstone (1813-1873) -, publiée par deux magazines argentins successifs, « Supertotem », puis « Frontera Extra », plusieurs photos de ce dessinateur, scénariste & aquarelliste italien illustrant cette intéressante frise chronologique.

« Anne de la Jungle » (Hugo Pratt/page non exposée) © Ed. « Casterman »/1978
Constituant un clin d’oeil au pilote d’avion français, auteur du roman à succès « Le Petit Prince » (1943), Antoine de Saint Exupéry (1900-1944) – à qui Hugo Pratt dédia son album de « Corto Maltese » : « Saint Exupéry, le dernier Vol » (Ed. « Casterman »/2010/82 p.) -, différentes planches et une aquarelle étant exposées à la fin de l’exposition, … un « dernier Vol » pour les dernières planches de cette inoubliable expo, plus intéressante que celles qui furent organisées, autrefois, à la « Fondation Folon », à La Hulpe, et au « Musée Hergé« , à Louvain-la-Neuve.

Croquis, planches originales & aquarelle pour la couverture du « Dernier Vol » © « Cong S.A. »

Planche originale du « Dernier Vol », avec « Le Petit Prince » © « Cong S.A. »

La même page du « Dernier Vol », en album (Hugo Pratt) © Ed. « Casterman »/2010

« Adieu Saint-Ex » (Hugo Pratt) © « Cong S.A. »
Entrer dans l’exposition, au « Cadran », c’est « embarquer ». Chacun d’entre nous devient une voyageuse ou un voyageur, parcourant tous les continents, à l’image du héros et des imaginaires d’ Hugo Pratt.

Un voyageur parmi d’autres : le caricaturiste belge Pierre Kroll admirant les planches de « Corto Maltese » (Hugo Pratt) © « Cong S.A. »
Ouverture : jusqu’au dimanche 05 juillet, tous les jours de 10h à 18h. Prix d’entrée : 18€ (16€, dès 65 ans & pour les personnes à mobilité réduite / 14€50 (par membre d’un groupe de 15 à 20 personnes/réservations obligatoires) / 11€, de 6 à 18 ans / 0€, pour les moins de 6 ans / 50€, pour 2 adultes & 2 enfants). Accès en transports publics : en trains, entrée sise au-dessus de la Gare Saint-Lambert ; en trams, Station Saint-Lambert, à 300 m de l’exposition. Parking : le « Saint-Lambert », à 120 mètres de l’entrée. Catalogue : 29€. Réservations en ligne : https://feverup.com/m/627637. Contacts : 0485/19.14.22 & info@lecadran.be. Site web : https://lecadran-expo.be/.
« Corto Maltese » : un travail tout en finesse, à l’encre de chine © « Cong S.A. »
*** Conférence :
Vendredi 26 Juin, à 20h : « Hugo Pratt, trente Ans après… : Initiatives et Perspectives », par Patrizia Zanotti.
*** Fresque murale géante, à Bruxelles :
L’un des quatre tableaux de la fresque géante, dédiée à Hugo Pratt, à Bruxelles
Soulignons l’existence, longeant le canal, sur des façades de bâtiments de la Ville de Bruxelles, sis sur le quai des Péniches, de la 40e fresque murale géante de 800 m2, d’une longueur de 80 m, dédiée à Hugo Pratt, créée, en quatre tableaux, par l’asbl « Art mural », à l’occasion de l’année de la BD. Inaugurée en octobre 2009, l’ultime tableau, à droite, copie, en agrandissement géant, la dernière case d’une des planches de quatre albums des aventures de « Corto Maltese », à savoir « Les Ethiopiques » (1978/102 planches), « Corto Maltese en Sibérie » (1979/110 pl.), « Les Celtiques » (1980/120 pl.) & « La Maison dorée de Samarkand » (1986/139 pl.), toutes éditées par « Casterman ».
Yves Calbert.




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