Notre éditeur vous parle! Le Roi: pouvoir ou influence ?

EDITO

Migeul D. DESNERCK, uitgever brusselsstar

Grâce royale: équilibre entre sévérité et humanité de la justice. photo: Rolls Mutono

Le Roi: pouvoir ou influence ? photo: Rolls Mutono

Notre Roi a-t-il du pouvoir ?

Les tendances des hommes politiques, ces vingt dernières années ont été de diminuer sans cesse les pouvoirs constitutionnels du Roi.

Le rêve de Bart De Wever, grand vainqueur des dernières élections en Flandres est de supprimer la monarchie constitutionnelle.

Et pourtant, à l’épreuve des faits, la monarchie qui a tant de fois aidé notre pays dans des situations difficiles montre encore ses bienfaits.

Dans le cadre de la Belgique fédérale ou postfédérale comme je l’ai entendu hier dans un colloque, l’expression « le Roi et ses ministres » telle qu’on l’employait au XXè siècle pour les réunions de cabinet , reprend aujourd’hui tout son sens.

Initiative louable de notre Roi dont on disait qu’il était pieds et poings liés par la particratie, l’idée d’emmener une délégation des ministres de l’enseignement et de l’économie des régions et communautés à Berlin. Il joue la un rôle majeur puisqu’il fédère, c’est-à-dire qu’il unit nos différents niveaux de pouvoirs subordonnés pour arriver à des politiques de cohérence entre les régions et surtout aller voir à l’étranger ce qui s’y déroule dans un cadre européen.

Philippe, qui utilise au mieux les pouvoirs constitutionnels du Roi apprivoise ce fédéralisme, dont son oncle et mentor le Roi Baudouin se méfiait tant, pour tirer le meilleur de ce système boiteux et sui generis pour en faire bénéficier tous les belges.

Le Roi nous montre  que malgré des majorités disparates au nord, au centre et au sud du pays, dues notamment a un système électoral que la particratie a sciemment rendu dichotomique et antagoniste, il a la volonté de mettre nos acteurs politiques devant leurs responsabilités pour concourir au bienêtre et à l’efflorescence de notre nation.

Ce n’est pas un président de la république comme en France, englué dans des querelles partisanes et des mesquineries d’appareil qui pourrait, aussi bien que notre Roi, représenter l’espoir des Belges à la concorde et à la vie en paix.

La merveilleuse constitution de 1830, reprise pour son génie novateur par tant de pays au monde continue aujourd’hui, bien qu’elle fut tant modifiée et même parfois émasculée, a faire rayonner l’esprit salvateur et si indispensable de la monarchie constitutionnelle par l’entremise d’un Roi Philippe qui tire aujourd’hui de la Constitution belge le meilleur de ce qu’elle peut donner.

 

MD DESNERCK, éditeur du quotidien brussel-star.com

 

 

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