Stan et les Papous
« Stan et les Papous » c’est l’histoire d’une (re)naissance…
C’est l’histoire de Stan, taximan à Bruxelles. Ça fait des jours qu’il ne dort plus. Toujours sur le quai, à attendre « le train de Morphée ».
Peut-être à cause des clients, qui n’arrêtent pas de déverser leurs « miettes » dans sa voiture.
Ou des proverbes de son père, qui est dans un home, et qu’il ne voit qu’une fois par an, « comme à la Toussaint/sauf que là il est vivant ».
Ou de son collègue Francis, avec « son sale petit sourire bien rangé dans les coins/ et ses mains toutes jaunes de Bastos sans filtre ».
Ou des vingt barres de chocolat par jour, qui lui rappellent « Mademoiselle Jeanne », la droguiste de la Rue de l’Impériale.
Ou peut-être de cette femme qui est entrée dans son taxi, vingt ans après, cette femme si belle, avec son sourire si calme et qui lui a révélé un secret qui allait bouleverser sa vie…
15 ans après « Le Prince de la pluie », René Bizac retrouve Saïd Bahaïd
« Stan et les Papous » c’est le voyage initiatique d’un homme de 45 ans, une épopée entre la « Place du jeu de balle » et les « arbres jusqu’au ciel », une plongée en apnée dans la mer intérieure… Ça rit, ça chante, ça danse, ça nage, ça pulse, ça râle, ça éructe, ça vole…
« Stan et les Papous », ce sont les retrouvailles de René Bizac et Saïd Bahaïd. Une complicité, née il y a quinze ans, au moment de la création du « Prince de la pluie », qui avait enthousiasmé le public et la presse (« Un petit miracle, un petit bijou », avait écrit L. Ancion). Une envie de goûter, à nouveau, à la magie du conte, de l’évocation par la force du « jeu », de la multiplication des personnages et des espaces…
René Bizac a écrit ce texte bouleversant il y a déjà dix ans. Il offre aujourd’hui ce rôle dense à un de ses comédiens fétiches, Saïd Bahaïd, qui y endosse une foultitude de personnages. Avec cette nouvelle création, René Bizac revient vers le public avec ses thématiques viscérales : la paternité et la transmission, l’identité familiale et pluriculturelle et bien entendu, la quête.
La transmission d’un père à un fils passe par le nom, le savoir, l’histoire, le vécu, l’expérience. En d’autres mots, elle questionne, à son tour, le concept d’identité… L’identité de Stan, bruxellois assumé d’origine marocaine, véritable zinneke, invite ainsi à aborder la question, délicate, du métissage, et du pluriculturel…
Mais aussi la solitude et les relations virtuelles. Stan exerce un métier dit « de contact ». Comme taximan, il croise, jour après jour, clients et collègues. Pourtant, Stan est seul. Seul dans les villes de l’an 2000, dans des villes ultra-connectées, seul comme des milliers d’autres personnes.
Ecriture & Mise en scène : René BIZAC
Création le 10 décembre 2014 à l’Espace Senghor, à Bruxelles.
Six représentations les 10, 11, 12 et les 17, 18 et 19 décembre- 20h30

Vous devez être connecté pour poster un commentaire.