HOW TO BECOME PARISIAN IN ONE HOUR? …OU L’APPRENTISSAGE DU CODE PARISIEN
Mardi soir, le théâtre de la Toison d’or accueillait, dans le cadre de FFACT (Fun Food & Acting) 0livier Giraud, le comédien-humoriste français pour présenter son “one-man-show” intitulé : How to become Parisian in one hour?
La pièce se joue en interactivité avec les spectacteurs. Ainsi, en moins d’une heure, dans un jeu astucieux, l’artiste parvient à connaître la nationalité de chacun. Il interroge la salle prête à participer pour un véritablement bain de défoulement hilarant. Les expatriés étaient en nombre : français, polonais, .australiens, américains, mexicains, anglais etc. Puisque en citant les différents pays, nous avions parcouru la planète, tout en restant assis sur le siège confortable du théâtre. Olivier Giraud tour à tour faisait monter sur scène les spectacteurs pour vivre ou revivre la vie à Paris. En répliquant des situation les plus cocasses : la scène dans le taxi où le taximan désagréable compare son ipad à la nationalité de sa passagère ou encore la scène dans le métro où les Parisiens ne sourient jamais. Par une imitation proche de la réalité, les facéties des étrangers face aux Parisiens. Il parvient à dépeindre le portrait du Parisien désagréable et être également dans “ la peau du Touriste étranger”.Tout cela concocté dans un burlesque enchaînement adroit pour inviter le public à se joindre à son show. Une magie s’opére où l’artiste reste étonné du comportement du public et l’envie de s’amuser tout simplement. Car chaque représentation reste différente puisqu’il se situe dans le public.
Quel est son secret, son jeu dans l’art de la scène?
Nous avons voulu savoir pourquoi autant de personnes s’étaient déplacées? Nous avons interrogé le créateur de cette pièce pour vous.
L’INTERVIEW EXCLUSIVE D’OLIVIER GIRAUD
Brussels-star.com : Qu’est-ce qui vous a poussé à passer le cap du monde de l’hotellerie à la scène?
Olivier Giraud: Depuis mon enfance, j’ai toujours su que je serai comédien et je réussirai à faire rire. Je voulais avoir cette vie d’artiste dont mes parents ne voulaient pas à cette époque. Je me suis formé en tant que cuisinier et dès que j’ai pu, je me suis expatrié. Je voulais découvrir le monde.
Brussels-star.com: La scène cela représente quoi pour vous? Y-at-il un lien avec le monde de l’hotellerie?
Olivier Giraud: Oui car je suis toujours en relation avec le public et j’attache beaucoup d’importance à cela. Mon “one-man show” est basé sur l’interactivité, comme je le faisais dans mon dernier métier. Le métier de cuisinier était un moyen de voyager de connaître les autres, je ne l’aimais pas. Mon expatriation en Floride m’a fait grandir et fait naître mon spectacle. Si j’étais resté en France, jamais je n’aurais pu construire et réaliser mon spectacle.
Brussels-star.com : Cela fait combien de temps que vous jouez ce spectacle?
Olivier Giraud : Eh bien, cela fait déjà cinq ans que je joue à Paris, Londres et maintenant ici à Bruxelles. Plus de 860 représentations!! La Belgique est très accueillante et je pense que c’est le point magique pour un artiste étranger! Le pays est multiculturel et revêt d’un goût pour la nouveauté! La Belgique est le pays de la créativité de la vision de la Culture. Si je pouvais y être tous les jours, j’y serais, croyez-moi!
Brussels-star.com : Votre premier spectacle s’est déroulé à Paris. Les salles de théâtre vous ont-elles bien accueilli?
Olivier Giraud: Non, cela n’a pas été facile pour moi. J’ai dû me battre. Personne ne croyait à l’idée d’une formule en anglais. La France reste un pays où l’on favorise la langue française. Je venais avec un projet pour des anglophones!. Donc, ce n’étais pas facile. Pourtant, un petit théâtre m’a fait confiance et là tout s’est déclenché. Ma femme et moi sommes devenus producteurs de ce spectacle et qui continue de faire “un carton”.
Brussels-star.com : Quel est le point que vous mettez en avant pour attirer autant d’expatriés et de français?
Olivier Giraud : Oui à Paris, les Français viennent et sont curieux car la mentalité commence à changer par cette création et d’autres. Si vous l’avez remarqué, le spectacle commence avec la Marseillaise et je fais “chanter le public”. A l’étranger, les français sont un peu plus discrets, en France, il chante et récite l’hymne national. Cela dure plus longtemps. Mon secret: j’improvise chaque soir en fonction de mon public. Je m’intéresse à eux. Je veux leur faire plaisir.
Brussels-star.com : En Belgique, bon nombre d’artistes belges parlent couramment l’anglais. Si vous pouvez leur donner un conseil, quel serait-il?
Olivier Giraud : Je dirais qu’il faut foncer et y aller! Ne pas parler de soi-même car ce n’est pas bon. Je dirais qu’il faut soigner son écriture. Comme moi, je fais rire tous les 4 secondes. il faut savoir gérer l’espace scénique par un jeu. Il faut se dire que tout cela peut se faire sans école. Cela vient au fil du temps, au fil des spectacles. On s’améliore, c’est sûr. Le public nous aide!
“How to become Parisian in one hour” reste à découvrir pour tout ceux qui n’ont pas pu y assister mardi soir à Bruxelles. Ce formidable spectacle nous baigne dans un décodage culturel du Parisien où chaque touriste étranger pourra mieux le comprendre et l’aimer dans
HAFIDA BENYACOUB



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