La « Mélodie du Bonheur » au Château du Karreveld. #molenbeek #culture

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Avec l’été, revient ce fidèle Festival Bruxellons, dans le cadre verdoyant du Château du Karreveld (Molenbeek St Jean). Pour la première fois, le festival accueille une création spéciale, « la Mélodie du bonheur ».

Nombreux sommes nous à avoir vu le film interprété par Julie Andrews dans le rôle principal de Maria. Comme pour toutes les histoires rediffusées à la télévision chaque année, les répliques écrites initialement dans les années soixante sont cultes, les mélodies aussi. Mais cela faisait longtemps que cette romance n’avait pas été adaptée en français d’une part, et sur scène d’autre part.

Mélodie du bonheur CarmélitesLe festival Bruxellons qui s’installe chaque été au Château du Karreveld (sur la commune de Molenbeek Saint-Jean) portait l’ambition depuis longtemps de créer cette pièce musicale dans une nouvelle traduction française. C’est chose faite depuis le début du mois de juillet. Nous avons assisté à l’une des premières représentations de « La mélodie du bonheur » dans la cour du Château. La pureté des voix, notamment celles des sept enfants de la famille Van Trapp, ou l’interprétation de la Mère abbesse, emplissait l’espace de cette cour… pour le plus grand bonheur des spectateurs qui ont accordé une triple ovation finale à la pièce. Même les aléas techniques, une panne d’électricité pendant quelques minutes, n’a pas altéré la qualité des chants et la concentration des comédiens, aussi jeunes soient-ils.

« La mélodie du bonheur » telle qu’elle est jouée au Karreveld déroule une double intrigue: d’une part, l’itinéraire tant spirituel qu’amoureux de Maria, la jeune héroïne qui sort du couvent pour devenir gouvernante des enfants de la famille Van Trapp; d’autre part, le contexte historique des années trente en Autriche qui traduit la montée du nazisme et la nécessité de se positionner par rapport à ce courant radical. La mise en scène illustre fortement l’emprise du parti national-socialiste sur la vie quotidienne d’une famille huppée de l’époque. Les spectateurs du premier rang se souviendront longtemps du tissu des uniformes et du bruit des bottes auxquels ils ont été confrontés. L’équipe artistique qui a monté cette pièce a voulu délibérément souligner « l’aspect politique de l’œuvre qui tend un miroir à notre situation actuelle« .

Si « la Mélodie du bonheur » est le spectacle le plus médiatisé du festival Bruxellons, d’autres spectacles joués jusqu’au mois de septembre méritent aussi le détour. La programmation complète se trouve sur le site http://www.bruxellons.be

A.-F. de Beaudrap

Photos: 7Avril Productions

source: infocatho.be

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