L’hommage à Véronique Cornet au parlement Wallonie-Bruxelles #bruxelles #mrbe #politique

BRUXELLES

Cornet

parlementpcfAu parlement de la fédération Wallonie-Bruxelles (comme au parlement wallon à Namur), un hommage vibrant a été rendu à Véronique Cornet qui nous a quittés mardi matin.

Nous reprenons ici le discours du président de l’assemblée qui siège à Bruxelles, M. Philippe Courard (PS):

Mesdames, Messieurs les Ministres,

Chers Collègues,

Nous avons appris avec émoi ce matin le décès d’une collègue, d’une militante et d’une femme de combat.

Le décès de Véronique Cornet nous laisse un sentiment de tristesse profonde et un vide immense se fait autour de nous.

Notre collègue a toujours été animée d’une foi, d’une passion inébranlable pour la politique. Pour elle, ce n’était pas un métier, ce n’était pas une obligation, non ! Pour Véronique, il s’agissait simplement d’un engagement, d’un partage, d’une expérience de vie qui la façonnait chaque jour.

Dès son plus jeune âge, Véronique Cornet a été sensibilisée à la chose publique et à l’intérêt général. Petite fille et fille des bourgmestres successifs de Montigny-le-Tilleul,  elle avait à cœur de faire vivre cette filiation qu’elle portait fièrement.  Depuis 2001, notre collègue était Bourgmestre de Montigny-le-Tilleul, commune qu’elle chérissait et qu’elle protégeait non pas pour elle-même mais pour l’inscrire au cœur d’une réelle modernité avec des hommes et des femmes de talent. Son action était collective et tournée vers l’avenir.

Ayant suivi des études en droit, elle devint, en 1997, députée fédérale et, au lendemain des élections régionales de 1999, elle fit son entrée au Parlement wallon et au sein de notre Parlement.

Très vite, elle montre son souci de défendre les citoyens, les jeunes, les petits-enfants en intervenant avec vigueur dans ses matières de prédilection que sont l’enfance, la santé, l’aide à la jeunesse ou les matières sociales. Par après, en 2009, elle démontrera une fois encore ses multiples talents au sein de la commission de l’enseignement supérieur et de la recherche.

A titre plus personnel, j’ai pu apprécier les nombreuses qualités de Véronique Cornet lors de l’exercice de mon mandat de ministre wallon de l’emploi et de la formation en 2003-2004. A cette époque, elle était présidente de la Commission du Développement technologique, de la Recherche, de l’Emploi et de la Formation

Celles et ceux qui ont eu la chance de la côtoyer se souviendront toujours de sa rigueur et de sa parfaite maîtrise des dossiers mais ils se souviendront d’abord d’une femme de cœur, ouverte et à l’écoute de ses collègues et des soucis des uns et des autres.

Notre très estimée collègue nous a quittés ce matin  et nous nous inclinons avec une vive émotion. Pour nous, son courage, sa dignité dans la lutte contre la maladie démontrent, s’il le fallait encore, sa force de caractère et sa volonté de mener des combats difficiles.

J’ose faire le vœu que sa mémoire restera présente parmi nous et qu’elle nous aidera à mener les justes combats dans l’intérêt de chaque homme et femme, jeune ou moins de jeune de notre Fédération Wallonie-Bruxelles.

Permettez-moi de citer Abraham Lincoln, « Ce qui compte, ce ne sont pas les années qu’il y a eu dans la vie.
C’est la vie qu’il y a eu dans les années ».

Au nom du Parlement, j’exprime nos très sincères condoléances à ses enfants, sa famille et ses proches.

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