« Namur en Mai, Festival des Arts furieux », 15 & 16 Mai #arts #namur #wallonie
Oyez, oyez, bonnes gens, « Namur en Mai » renaît de ses cendres, les artistes, compagnies et théâtres de Namur et des environs ayant souhaité reprendre en mains leur destin et l’avenir de cet important Festival de rues, au plus grand bonheur des Namurois et des élus de la Ville, ces derniers ayant, dans un 1er temps, annoncé que cet événement ne serait pas organisé cette année, suite aux déboires financiers et à la dissolution de l’ asbl qui l’ organisait depuis 1995.
Bon anniversaire, donc, à « Namur en Mai », qui fêtera, ainsi, sa 20ème édition, ces 15 et 16 mai 2015! Troubadours et bonimenteurs nous attendent donc, nombreux, le temps d’ un vendredi et d’un samedi, et ce, grâce à « Isolat », un collectif engagé d’ artistes namurois, et au subside octroyé par la Ville de Namur, qui a dû, entre-temps, éponger l’ ardoise laissée par les anciens organisateurs, à la plus grande tristesse du fondateur, à qui il convient, néanmoins, de rendre hommage, Jean-Félix Tirtiaux, en colère contre son fils Nicolas, qui n’ a pu gérer en « bon père de famille » les finances de l’ asbl dont il avait hérité.
« Namur en Mai » est mort, vive « Namur en Mai »! Place donc à la fête, à ces artistes venant nous surprendre à chaque coin de rues et ruelles! …
Et comme l’ écrivent les nouveaux organisateurs: « La ligne artistique de « Namur en Mai » doit être la rencontre avec le public, et ceci bien loin d’une démarche purement commerciale. De fait, nous voulons faire passer le message que ce genre d’ événement peut exister dans le respect des artistes, du public, de la diversité, des règles de bonne gouvernance et des deniers publics ».
Pour deux jours seulement, économies obligent, nous retrouveront, notamment, le « Magic Land Theater », indéniablement associé aux premières éditions du festival et heureux de se positionner en partenaire des organisateurs, qui nous invitent à ce qu’ il nomment, « juste une fois », disent-ils, le « Festival des Arts furieux ».
Ils continuent en ces termes: « Pas de plan sur la comète, on veut juste assurer le relais et permettre aux artistes de s’exprimer dans les rues namuroises, aux publics d’en profiter sans discontinuer. Parce que ce sont eux aussi qui ont fait « Namur en Mai » depuis 20 ans: les artistes et leur complice, le public. Furieux? Oui, que 2015 ait pu nous priver d’une scène essentielle. Furieux qu’on nous retire notre raison de travailler, de vivre: la scène, notre scène, la rue. Furieux, parce que nous avions une furieuse envie de le faire… Aussi, nous, artistes, compagnies et théâtres de Namur et alentours avons décidé de prendre en main notre cadre de travail et l’avenir du Festival »…
« Notre démarche s’inscrit dans un mouvement collectif basé sur la concertation, la transparence, la mise en réseau et le déploiement du secteur artistique namurois, le partage des ressources et des expériences et une énergie positive d’échange, de partage et de fête… Les artistes et les compagnies du collectif se présenteront, tous ensemble, dans une parade explosive, le samedi 16 mai (11h), sorte de tour de chauffe avant de monter sur scène et premier pas vers une complicité avec les Namurois et les visiteurs d’un jour ou de toujours. La vingtième aura donc bien lieu et se sont les artistes qui la feront, dans l’esprit des débuts colorés et animés, dans l’esprit d’un festival de théâtre en rues, d’envahir l’espace public de façon éphémère, ludique et collective, de rendre la Culture aux Namurois ».
Parmi les compagnies théâtrales invitées, citons: Les Compagnies des « Bonimenteurs », « buissonnière », » Coeur de Terre », « Le Théâtre des Zygomars », « Un Fils de trop », « des nouveaux Disparus », « Hypothésarts », les Théâtres « Jardin Passion » et des « Zygomars », sans oublier
les « Baladins du Miroir » et le « Magic Land Theatre ».
t Avec ce dernier, nous sommes en pleine communion avec le bi-centenaire de la « Bataille de Waterloo », puisque le spectacle présenté à Namur est intitulé « 1815, la dernière Bataille » (16-05/14h./dès 8 ans/120′). Mais, au fait, Waterloo est-elle, à ce point, une « morne plaine »??? … Voici ce qu’ en écrit cette Cie. théâtrale: « Pas pour tout le monde. Même s’il a tenté d’oublier Joséphine dans les bras de Marie-Louise d’Autriche, Napoléon n’a jamais pu rayer de sa mémoire celle qui lui a tout appris de l’amour. En ce mois de juin 1815, il lui donne rendez-vous pour un petit weekend en amoureux au camping de Waterloo. Il a tout préparé pour la re-séduire, jusqu’ à une fausse bataille, organisée à grands frais, ou l’ennemi doit tirer à blanc »…
Et le « Magic Land Theater » de continuer, soucieux de saisir une chance (la dernière?) de rétablir la vérité historique: « Quelles ont été les véritables raisons de la défaite? Qui étaient les amants et les espions cachés dans les caisses à munitions? Quel rôle a joué Bart De Wavre dans cette histoire? Et qui était ce Victor Hugo, le responsable de com’ de l’ armée française à qui l’ Empereur, comprenant l’ ampleur du désastre, demanda comme une ultime supplique: « Essaye de me pondre un truc pas trop lourd » ». Site: www.magicland-theatre.com.
Quant aux « Baladins du Miroir », ils nous proposent: « Le Chant de la Source » (15 & 16-05/20h./dès 8 ans/105′). Voici ce qu’ ils nous en disent: « Sous (notre) chapiteau pas de spectacle sans chansons! Ce serait comme un arbre sans oiseaux, une fête sans amis, un soleil sans matins, un fromage sans le vin, un voyage sans auberges! Partant de ce puits sans fond que constitue l’œuvre du français Henri Gougaud, grand collecteur des traditions bulgare, corse, égyptienne, indienne, égyptienne, russe ou turque… (Notre spectacle) remonte donc aux origines du besoin de raconter le monde pour mieux l’appréhender et le comprendre. Onze comédiens-chanteurs-danseurs incarnent une ribambelle de personnages, pour offrir aux spectateurs un choix de contes. Ayant traversé les mers, les continents, les guerres, les épidémies, les révolutions et les siècles, ces contes sont arrivés jusqu’ à nous par la seule force de la parole humaine ». Site: www.lesbaladinsdumiroir.be.
… Et si pour ces 2 spectacles, nous devons bourse délier, n’ oublions pas que de nombreux artistes de rues animeront gratuitement places, ruelles et rues du centre de Namur, pour le plus grand plaisir des petits et des grands. Laissons leur la parole: « En tant qu’artistes, que Namurois, Wallons, de la « Fédération Wallonie Bruxelles », Belges, …, nous sommes très attachés à ce Festival. Loin de nous apitoyer sur les derniers événements qui ont secoué le festival, fin 2014, nous voulons faire passer le message que ce genre d’ événement peut exister dans le respect des artistes, de la diversité, du public, des règles de bonne gouvernance et (« last but not least », ndlr) des deniers publics. (Aussi), il nous semble naturel de laisser les artistes reprendre possession de la rue. C’est eux qui ont fait vivre « Namur en Mai », on ne peut leur retirer ce terrain d’expression spécifique ».
Dans le cadre de « Namur en Mai », une rencontre particulière est également prévue le 16 mai, à 16h., à la « Galerie du Beffroi », avec Stéphane Halleux (°Chênée/1972), un artiste hors du temps, concepteur du personnage titre, avec qui il remporta, à Hollywood, avec les réalisateurs du film « Mr. Hublot » (Fr.-Lux./2013/11′), Laurent Wiltz et Alexandre Espigare, l’ « Oscar du meilleur court Métrage » 2014! A l’ occasion de son exposition (ouverte jusqu’ au 26 mai, du mardi au samedi, de 11h. à 18h., le dimanche, de 12h. à 18h.), Stéphane Halleux ne pouvait que s’ acoquiner avec ce « Festival des Arts furieux », une occasion de découvrir, après Sao Paulo, San Diego, Oxford, Berlin, Paris, …, son petit monde décalé et plein d’ humour, peuplé de personnages hors du temps et de machines rétro-futuristes (www.facebook.com/galeriedubeffroinamur).
Venons donc nombreux à Namur, ces 15 et 16 mai, afin de vivre intensément deux journées de détente en famille, oubliant pour quelques heure la « crise » et les tracas de la vie de tous les jours. Avec les artistes et le collectif « Isolat », réjouissons-nous, à une époque où la Culture est malmenée du côté fédéral, de la décision prise par la Ville de Namur, avec l’ appui de la Province et de la Wallonie, de perpétuer l’ organisation de « Namur en Mai » plutôt que de faire l’ impasse d’ une (ou plusieurs) année(s)! Aux 20 ans de « Namur en Mai » … et longue vie à ce sympathique Festival .
Pour connaître tous les détails de la programmation, les âges recommandés, la durée de chaque spectacle, les lieux de leur organisation et leurs situations géographiques, sans oublier les prix d’entrées des représentations payantes, consultez: www.isolat.org.
… Et n’ oublions pas que jusqu’ au 30 août, Namur c’est, aussi, « Rops/Fabre Facing Time », tant à la « Maison de la Culture de la Province de Namur que dans toutes les salles du « Musée Félicien Rops », les statues de Jan Fabre se retrouvant tant à la Citadelle que dans les rue et sur les places du Centre-Ville (www.ropsfabre.be) , … en concurrence, ces 15 et 16 mai, avec les clowns, danseurs, équilibristes, jongleurs, … de « Namur en Mai, Festival des Arts furieux »! … Une raison de plus, ce 3ème week-end de mai, de visiter la capitale wallonne!
Yves Calbert.

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