« Giants of the Earth » à la « Bourse » de Bruxelles.

BRUXELLES

Pour se sortir du froid de l’hiver, après ou avant quelques arrêts devant les chalets des « Plaisirs d’Hiver », n’hésitez pas à gravir les escaliers de la « Bourse », afin de découvrir, jusqu’au 04/01/’15, les « Géants du Monde », une exposition pouvant intéresser tant les adultes, notamment ceux qui ont vu le film « Jurassic Park » (Steven Spielberg/USA/1993/ 127′), que les enfants, qui pourront ainsi effectuer, de manière didactique, un voyage dans le temps et comparer leurs tailles à celles des 30 animaux préhistoriques et contemporains « XXL ».
Si nous sommes accueillis par un sympathique panda, clin d’oeil  à « Pairi Daisa » (www.pairidaiza.eu) et à Elio Di Rupo, ce sont essentiellement des dinosaures et autres mammouths qui nous attendent, en total contraste avec les petites briques « Légo » qui furent exposés, il y a peu, en ce même lieu.
Notre parcours chronologique, part du triceratops, présent aux Etats-Unis (Colorado/Montana/South Dakota/Wyoming) et au Canada (Alberta), il y a 65 à 68 millions d’années, un carnivore aux trois cornes, pesant plus de 6 tonnes et pouvant atteindre une longueur de 9 m. A la même ère des dinosaures, nous découvrons le tyranosaure, présent dans ces mêmes Etats américains, ainsi qu’au New-Mexico et au Texas, un herbivore possédant des dents de +/- 20 cm et des pattes se terminant par deux doigts, pesant plus de 5 tonnes et pouvant atteindre une longueur de 13 m.
Arrivés à l’âge de glace, les forêts ayant disparu, nous découvrons, entre autres, le mammouth impérial (aux défenses recourbées et entrelacées, présent en Amérique du Nord d’il y a 4,9 millions d’années à 9000 avant J.-C., pesant plus de 9 tonnes et pouvant atteindre une longueur de 5 m, victimes d’une extinction de masse à la fin de la dernière ère glaciaire, … mais qui pourrait être cloné dans le futur, selon certains scientifiques), ainsi que le smilodon ou « tigre à dents de sabres » (ses canines supérieures étant longues de +/- 18 cm, son premier fossile ayant été découvert en Argentine – en 1845 -, présent aux Amériques, Nord et Sud, d’il y a 1,9 millions d’années à 8000 avant J.C., pesant environ 300 kgs et pouvant atteindre une longueur d’1,5 m).
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En fin de parcours, nous faisons face à des animaux actuellement toujours présents dans la nature, certains étant, fort malheureusement, en voie de disparition, et, se trouvant représentés, pour la plupart, dans les jardins zoologiques, tel celui d’Antwerpen ( www.zooantwerpen.be ), comme un second panda (seulement +/- 1000 d’entre eux vivent encore en Chine, dans des forêts de montagnes, entre 1800 et 3500 m d’altitude, se nourrissant essentiellement de bambou), un éléphant (digne successeur des mammouths, fort tristement souvent abattu pour son ivoire, vivant en Afrique et en Asie, pouvant peser jusqu’à 7 tonnes), une girafe (africaine, elle peut atteindre, grâce à son cou, une hauteur de près de 6 m, un mâle pouvant peser jusqu’à 1,5 tonne), un rhinocéros (en grec: « nez-corne », issu d’une des cinq espèces – de Bornéo, de l’Est de l’Himalaya, de Sumatra et 2 à 2 cornes, d’Afrique – , possédant une peau aux 5 cm d’épaisseur, pesant environ 3 tonnes et pouvant atteindre une longueur de 4 m), un tigre (de même longueur que le rhinocéros, mais 10 fois plus léger, tout en étant le plus gros des félins, issu d’une des 6 espèces survivantes sur 9 historiquement présentes, telles celle du Bengale ou de Sibérie, en notant que si la femelle peut donner naissance à 7 petits par portée, après 4 mois de gestation, les tigres ne seraient plus, aujourd’hui, que 5000, sur 100000 encore présents au début du 20ème siècle).
 Si, bien sûr, ces « Géants de la Terre » (dont nous venons d’évoquer quelques-unes des espèces présentées, les autres étant à découvrir sur place grâce aux panneaux explicatifs particulièrement bien rédigés) ne se déplacent pas, ils sont, néanmoins, pour le plus grand plaisir des enfants, animés par une robotique de pointe, leur permettant d’ouvrir leurs gueules ou de tourner leur têtes, pour autant que nous passions devant le rayon actionnant leurs mouvements ou leurs … voix! De fait, en nous promenant au sein de cette exposition, nous nous déplaçons dans un univers sonore particulier, si lointain de l’ambiance créée, autrefois, en ce lieu, par les « traders » de la « Bourse » de Bruxelles.
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Et pour vraiment redonner vie aux animaux disparus, un film nous est proposé, nous permettant de mieux voir comment ils vivaient et se déplaçaient dans leur milieu naturel reconstitué pour l’écran. Dans cette même salle, les plus petits peuvent se faire photographier sur la reproduction, à leur échelle, d’un animal préhistorique, ou s’asseoir à une table où ils peuvent exercer leurs talents de dessinateurs en reproduisant, avec l’aide de reliefs incrustés, différents dinosaures, mammouths ou autres animaux préhistoriques.
Ouverture 7 jours/7, de 10h. à 18h. (dernière entrée: 17h.), du dimanche au jeudi, & de 10h. à 20h. (sauf les 24-25/12 & 31/12/’14-01/01/’15 / dernière entrée: 19h.). Prix d’entrée: 12€ (dès 13 ans) & 10€ (de 02 à 12 ans inclus). Billet combiné pour l’expo et la patinoire: 15€ & 12€.
… Maintenant, pourquoi ne pas jumeler notre visite à celle des grottes de »Lascaux » (www.kmkg-mrah.be), partiellement reproduites au « Cinquantenaire », découvrant, ici, outre les fameuses peintures rupestres, des objets divers ayant été utilisés par nos très lointains ancêtres, quatre d’entre eux étant reproduits en grandeur nature, ces éléments humains complétant ainsi notre approche de la préhistoire.
Yves Calbert.

 

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