Festival international des Brigittines
Du 15 au 30 août, les « Brigittines » accueillent leur « Festival International » et ses « langages novateurs, univers insolites, formes singulières et originales s’ouvrant à l’imaginaire , (opérant) une traversée orientée des formes scéniques contemporaines » (Patrick Bonté). Son thème, cette année : « Pilotes et pirates en eaux troubles », qui nous permettra « de mettre le cap sur l’irreprésentable et de naviguer sur des mers immatérielles pour en ramener des objets d’une valeur non monnayable dans notre bienveillante société consumériste » (PatrickBonté).
Extraits de la présentation, écrite par Patrick Bonté, directeur général et artistique : « Le Festival rassemble des spectacles qui s’articulent autour d’une idée ou qui se présentent comme des objets de pensée, d’invention ou de partage fantasmatique. Il peut créer, selon sa perception, des liens entre des spectacles très différents dans les styles, mais qui abordent des sujets assez proches. Au fil des années, la danse a acquis une importance de plus en plus grande au sein du Festival, très certainement parce que les formes y sont plus libres et davantage créatives. …
Dans (ce) domaine de la création, une chose est sûre: face aux vagues du banal et du réel qui submergent nos scènes et nos écrans, la seule action pertinente est de promouvoir les pouvoirs de l’invention et de protéger les territoires de l’imaginaire ainsi que les artistes qui font profession d’illimitation dans leur recherche de beauté, de conséquence dans leurs actes, et d’instinct dans les forces qu’ils mettent en œuvre. Ces gens-là sont nos guides assermentés, des pilotes qui nous ouvrent des voies, et ce sont les mêmes qui piratent les idées reçues, qui sabrent le premier degré et partent à l’abordage de l’inédit ».
Avec le spectacle de clôture, « Histoire de l’Imposture » (Belgique/60’/Salle « Chapelle »), les 29 et 30 août, à 20h.30, donné par sa « Compagnie Mossoux-Bonté », Patrick Bonté « évoque le sentiment de ne pas être entier dans ses intentions et ses désirs, de faire semblant de vivre, et finalement d’être un imposteur… Comment s’échapper de la problématique ? Comment jaillir hors du faux et de l’ambigu ? Peut-être en se laissant posséder et emporter par la sauvagerie d’une énergie qui libère les personnages de ce qui n’est qu’une comédie humaine : hors d’eux, de leurs doutes et de leurs petites impostures sans histoire. « Tout navigue sous de faux pavillons », disait Kafka, et les «personnages» du spectacle sont les premiers à en témoigner… Et à ironiser sur la parfaite adaptation à l’artifice des postures sociales, des jeux de rôles, des normes conformistes qui nous façonnent et nous coulent dans des personnalités d’emprunt. Le temps ne fait rien à l’affaire et toute l’histoire est recyclable dans notre monde des apparences et des vérités formatées ». Site : www.mossoux-bonte.be.
Concept et mise en scène : Patrick Bonté
Chorégraphie : Nicole Mossoux, Patrick Bonté
Interprétation : Sébastien Jacobs, Leslie Mannès, Frauke Mariën, Maxence Rey, Marco Torrice.
Chorégraphie : Nicole Mossoux, Patrick Bonté
Interprétation : Sébastien Jacobs, Leslie Mannès, Frauke Mariën, Maxence Rey, Marco Torrice.
Musique : Thomas Turine
Parmi les 17 autres spectacles, plusieurs en « Premières » belges, notons ceux venus
– d’Autriche : « Majical » (Anne Juren & Annie Dorsen/50′) et « Look-Look » (Anne Juren & Krôôt Juurah/30′), en un seul spectacle, le 19 août,
– de France : « Le Temps l’emportera » (Lotus Eddé Khouri/30′), les 22 et 23 août,
– d’Israël : « Never the Less » (Dafi Altabeb & son « Dafi Dance Group »/20′), les 25 et 26 août,
– d’Israël et d’Italie : « Gut Gift » (Yasmeen Godder & Francesca Foscarini/30′), le 23 août,
– du Portugal : « Guintche » (Marlène Monteiro Freitas/50′), les 17 et 18 août, ainsi que « Sincopa » (45′) et « Idiolecto » (35′), de et avec Tania Carvalho, chorégraphe, danseuse, musicienne et chanteuse, ayant développé l’ « idiolecte », un style mélangeant les musiques classique, pop et rock, en un seul spectacle, les 21 et 22 août,
– de Suisse : « Le Récital des Postures » (50’/salle « Mezzo »), de et avec Yasmine Hugonnet, les 26 et 27 août, à 19h.00, où nous assistons au récital « d’un corps, dont la soliste exécute les postures selon une partition de notes suspendues dans le silence, méditatives. Autant de poses tenues alors que le mouvement circule dans l’imaginaire du spectateur… Le corps expose ses simples mystères avec une fertile puissance d’évocation. Le caractère très graphique de l’ensemble, le travail sur la silhouette, l’humour de Yasmine Hugonnet font écho à la matérialité de la présence : muscles déliés, tête effacée dans le sol, renversements, chevelure multi-fonctions… Epinglé dans la blancheur de la scène, le corps s’affirme et se fait oublier, jusqu’à ce que la voix lui vienne et nous parle de l’intérieur de la peau ».
Un Festival qui s’impose à tous ceux qui apprécient la chorégraphie. Pour trouver son programme complet, les horaires et synopsis, ainsi que les prix des abonnements à 6 ou 12 représentations, consultez : www.brigittines.be. Possibilité de restauration sur place. … Et pour ceux qui aiment « faire la fête », le 30 août, à 22h.30, après la dernière représentation, soirée musicale animée par trois Bruxellois, « Joy as a Toy », suivis du D.J. Set « Les Moustaches de l’Espace ».Prix par représentation, parfois constituée de deux spectacles : 14€ (12€ en prévente / – 26 ans, 65 ans & +, cartes « FNAC » : 12 et 10€, en prévente : 10 & 08€ / étudiants en arts de la scène : 05€ / art. 27 : 01€25).
Yves Calbert.

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