INTERVIEW EXCLUSIVE DE BRUNO GOLLNISCH MEP: SA REACTION A LA TUERIE DU MUSEE JUIF

Gollnisch

 

Le député français au parlement  européen Bruno Gollnisch a rencontré notre journaliste Philippe MICHIELS pour une interview exclusive. Nous vous livrons la partie de cette interview  relative à la tuerie du musée juif ce samedi  alors que ce parlementaire européen chevronné revient à Bruxelles dans un groupe de 25 députés eurocritiques, élus dimanche. Il en sera probablement le chef de délégation.

PM: Philippe MICHIELS

BG: Bruno GOLLNISCH

PM: Monsieur le député européen, êtes-vous au courant de l’attentat de ce samedi?

BG: Oui nous sommes au courant.

PM: Quel sentiment ces actes vous inspirent ?

BG: Un sentiment de condamnation absolue de ces crimes odieux. Tant quand ils  visent des juifs que d’autres personnes. La souffrance des victimes et de leurs familles doit être respectée. Ce sont des crimes abominables.

PM: Pourrait-ce être le fait d’islamistes, de jihadistes?

BG: Je n’en sais rien. Je n’ai aucun élément. Les principaux responsables de l’enquête, le  Procureur du Roi ainsi que la police sont extrêmement prudents. Ne tirons pas de conclusion.

PM: Voyez-vous des similitudes avec l’ affaire Merah (ndlr: qui a eu lieu à Toulouse il y a 2 ans où un tireur fou s’en était pris à des enfants juifs et à des militaires)

BG: Je ne saurai le dire vraiment. Il y en Europe des réseaux que l’on a laissé s’installer et qui sont prêts à des actes comme la guerre sainte. Pour parler de mon pays, la responsabilité du gouvernement français est très lourde. Il y a 15 jours nous avons arrêté des jeunes gens, pour la plupart d’origine immigrée et qui ont la citoyenneté française ou la double nationalité (ce qui pose des problèmes d’allégeance)et qui ont participé à la guerre en Syrie aux cotés des djihadistes. Ils ont été arrêtés.

La position du gouvernement français est  parfaitement incohérente. Notre gouvernement n’a cessé de dire que le grand responsable, c’est le gouvernement syrien actuel. Nous étions à deux doigts de participer à des actions militaires contre le gouvernement de Bachar El Assad. En quelque sorte, nous avons donné un feu vert moral à ces jeunes gens (…) Ils ont pu  prendre ce que disaient des gens comme Monsieur Fabius ou Monsieur Hollande au pied de la lettre et ainsi exprimer leur foi religieuse extrémiste en s’engageant là-bas. Pour nous les responsables ne sont pas les jeunes d’origine immigrée mais les responsables français.

 

Propos recueillis par Philippe MICHIELS

 

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