LA DROITE, UN NOUVEAU PARTI LIBERAL

La Droite, nouveau parti libéral, fondé en juin 2010, réunit des anciennes personnalités MR, cdH et du Parti Populaire. Il devient un réel parti politique en décembre 2012. A l’approche des élections, le mouvement souhaite faire entendre sa voix. Il présente donc pour la première fois des listes aux élections fédérales et régionales.

LaDroite

La Droite affirme son libéralisme haut et fort. Pour Aldo-Michel Moungo, président du parti et tête de liste au fédéral dans le Hainaut, cela signifie « une remise en cause permanente du rôle de l’État dans la vie des citoyens ». Il en profite d’ailleurs pour reprocher au MR de ne plus assumer cette doctrine.

Le programme électoral de La Droite s’articule autour de dix propositions; limiter le personnel politique, stopper l’immigration ( pourtant le président et à peu près 30% des candidats sont eux-même issus de l’immigration ), refuser les revendications religieuses, supprimer les droits de succession, diminuer les dépenses publiques, simplifier le Code des impôts, réformer l’octroi des allocations sociales ainsi que le code de la nationalité, l’enseignement et la fiscalité des entreprises.

Parallèlement, le mouvement a fixé ses priorités dans les domaines de la fiscalité et de l’emploi. Le parti considère que le poids de l’État dans la vie des citoyens est devenu insoutenable. L’ensemble des dépenses publiques en Belgique s’élève à 55% du PIB. Un chiffre alarmant pour La Droite qui propose de le diminuer. Aldo-Michel Moungo est inquiet à l’idée de voir le pays devenir un État socialiste tel que l’avait imaginé Karl Marx au XIXème siècle. « Je pense qu’on peut dire qu’on est déjà dans un État socialiste en Wallonie. Nous voulons sortir de cette trajectoire. » déclare-t-il.

En terme d’emploi, le parti entend revoir la situation des travailleurs détachés. A l’heure actuelle, 400.000 d’entre eux travaillent sur notre territoire. La problématique relevée par La Droite se situe au niveau des impôts et des cotisations sociales. Ces personnes ne les payent pas puisque le statut de travailleur détaché n’offre pas la possibilité d’acquérir un permis de séjour. Elles restent, tout de même, très appréciées des patrons puisqu’elles coûtent 35 à 40% moins chère que la main d’œuvre belge. Le mouvement souhaite donc réformer ces mesures dans le but de pouvoir offrir à la population belge de l’emploi.

En tant que petit parti, il n’est pas aisé de se faire une place dans l’échiquier politique. Les listes présentées par La Droite sont d’ailleurs incomplètes. C’est pourquoi, le parti travaille actuellement sur un groupement de liste et discute avec toutes les formations politiques. Aldo-Michel Moungo a annoncé que trois partis sont déjà partants à l’idée de créer une coalition. Il ne précise cependant pas desquels il s’agit. Mais une chose demeure certaine, l’objectif pour le mouvement est désormais de trouver un terrain d’entente, de préférence assez vite puisque le dépôts des déclarations de groupement officiel aura lieu le jeudi 8 mai.

Solenne Gudin

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