LA FEVIA ANALYSE 2013 POUR ALLER DE L’AVANT EN 2014
La fédération belge de l’industrie alimentaire ( FEVIA ) a présenté, ce mercredi, son rapport sur le développement économique de 2013 et ses perspectives pour 2014.
En 2013, le secteur de l’industrie alimentaire a connu une faible croissance de 1,5%. Timide certes, mais qui lui a quand même permis de s’imposer comme le secteur industriel le plus important en Belgique. Il s’est distingué en termes de chiffre d’affaires, d’exportations et d’emploi. Les résultats ne sont, cependant, pas à la hauteur des objectifs de croissance ambitieux que s’était donné la fédération.
Centrée sur trois points forts qui sont la qualité, l’innovation et la diversité, l’industrie alimentaire est un secteur au potentiel de croissance important. En 2013, la FEVIA a travaillé sur la qualité de ses produits. L’amélioration de la qualité nutritionnelle en était un axe central. En terme d’innovation de produits et de processus, la Belgique se distingue légèrement de ses voisins. La fédération s’en réjouit mais ne relâche pas ses efforts pour autant. Concernant le troisième point fort, la diversité, Bernard Deryckere, le président de la FEVIA, est fier de montrer que l’exportation était répartie presque également entre les groupes de produits. En effet, la Belgique a exporté de manière plus ou moins équilibrée les viandes, les produits laitiers, les boissons, le cacao et les préparations à base de cacao et les légumes. On observe aussi une grande mixité dans les catégories de produits.
En 2014, c’est l’heure des choix. Mais pour poursuivre sa croissance, la FEVIA demande que des mesures strictes soient prises dans trois domaines; la compétitivité en termes de coûts, le marché du travail et l’innovation. C’est pourquoi l’organisme fait appel aux pouvoirs fédéraux et régionaux. Chris Moris, le directeur général de la FEVIA, affirme : » Ne pas grandir c’est reculer et nous espérons que le fédéral et le régional nous soutiendra ».
D’autre part, le secteur de l’industrie alimentaire reste en demande d’emploi constante. Bernard Deryckere estime que 10.000 nouveaux emplois sont nécessaires chaque année dans le domaine. La fédération aspire donc à créer de l’emploi en Belgique. Mais comme le répète le président : « Il faut des mesures structurelles pour se diriger vers un marché de travail dynamique pour les belges ».
2013 fut donc pour Bernard Deryckere « une bonne année mais pas assez bonne pour mettre dans les annales ». Le président reste tout de même optimiste pour 2014 et espère que des mesures de soutien urgentes seront prises de la part des différents gouvernements.
Solenne Gudin
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